Six principes pour une expression libre et démocratique sur la question israélo-palestinienne

Le 12 février se tenait à Paris un colloque sur « a-t-on le droit de contester la politique israélienne ? » à l’initiative de l’AFPS avec de multiples partenaires.

A été adopté un texte ci-joint  qui reçu de nombreuses signatures dont : Maurice Butin, JP Chagnollaud, Claude Leostic, Sandrine Mansour….. et beaucoup d’autres

lundi 12 février 2018
pourquoi les six principes ?
Alors que la question israélo-palestinienne reste centrale pour l’avenir de la paix au Moyen-Orient et suscite un écho légitime dans la population en France, la liberté de débattre démocratiquement de la situation reste mise à mal par de multiples pressions, amalgames, tentatives d’intimidation, et dans certains cas par des pressions organisées par l’État d’Israël lui-même (comme la publication d’une liste d’organisations « indésirables »). La sortie de deux livres sur ce sujet au cours du seul mois de janvier témoigne de l’actualité de la question. C’est dans ce contexte que nous, intellectuels, militants associatifs, élus… lançons,l’initiative : « Six principes pour une expression libre et démocratique sur la question israélo-palestinienne [spip.php?article2] ». Cette initiative n’est pas portée par une organisation, mais par ses premiers signataires eux-mêmes. Elle a été lancée par ses premiers signataires le 12 février en conclusion du colloque organisé le 12 février au Palais du Luxembourg, sur le thème « Israël-Palestine : a-t-on le droit de contester la politique israélienne ». Après son lancement, le texte est ouvert publiquement, à la signature d’autres personnalités et à l’ensemble de nos concitoyens.

Six principes pour une expression libre et démocratique sur la question israélo-palestinienne Pour les acteurs du débat public, médiatique et politique en France

Pourquoi cette initiative ?

Les six principes

1. Le droit de s’exprimer Nous affirmons, pour nous-mêmes et nos concitoyens, le droit de nous exprimer sur la question israélo-palestinienne en France, et récusons d’avance toute pression, amalgame, intimidation qui chercherait à nous en empêcher.

2. La condamnation du racisme sous toutes ses formes Dans ce débat comme dans tous les autres, nous condamnons les discours stigmatisant des personnes ou groupes de personnes sur la base d’une origine ou d’une religion : cela vaut pour l’antisémitisme, le racisme anti-arabe, la judéophobie ou l’islamophobie.

3. Le refus des amalgames Les analyses et points de vue que nous exprimons sur la politique de l’Etat d’Israël, sur les idéologies qui l’accompagnent et sur les enjeux qui en dépendent, font partie du libre débat démocratique. L’assimilation de certains de ces points de vue à des formes d’antisémitisme est un amalgame dangereux, diffamant, qui mine les fondements de la lutte contre l’antisémitisme et les autres formes de racisme en France. Il est de la responsabilité de tout acteur du débat public, médiatique ou politique de ne pas reproduire, promouvoir ou diffuser des amalgames et de la confusion dans ces domaines, au risque de désinformer l’opinion et d’attiser la peur, la haine et la violence.

4. La résistance aux pressions et aux intimidations Aucune personne, ni aucun groupe public, n’est légitime pour s’opposer à la liberté d’expression, ou la délégitimer, en revendiquant des intérêts communautaires. Il en est de même des pressions qui pourraient être menées par des Etats tiers dans le débat français. Les limites à la liberté d’expression sont définies par la loi et encadrées par l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’Homme qui protège cette liberté.

5. La défense des moyens pacifiques d’agir Nous pouvons avoir des avis différents sur la pertinence de l’appel au boycott citoyen, au désinvestissement des entreprises ou aux sanctions mises en œuvre par les États, et cela fait partie du libre débat démocratique. Mais nous nous rejoignons pour estimer que le droit d’appeler à ces moyens d’action doit être protégé, en tant que composante de la liberté d’expression et en tant que moyens pacifiques d’agir vis-à-vis de la politique d’un État.

6. Le développement d’un débat libre et démocratique C’est sur ces bases que nous souhaitons que le débat sur la question israélo-palestinienne se développe en France. Dans une vigilance absolue vis-à-vis de toute dérive à caractère raciste. Un débat que nous souhaitons voir se libérer des réflexes communautaires. Un débat qui pourra être vigoureux, comme tout débat démocratique sur une question importante, mais qui devra être exempt de toute pression, intimidation, amalgame ou attaque personnelle. En tant que signataires de ces principes, nous y veillerons.

 

Premiers signataires : Verveine ANGELI (Porte-parole de Solidaires), Gérard ASCHIERI (Syndicaliste), Jean-Christophe ATTIAS (Directeur d’études à l’Ecole pratique des hautes études – Sorbonne), Clémentine AUTAIN (Députée de la Seine-Saint-Denis), Bertrand BADIE (Professeur des universités à Sciences po Paris), Pierre BARBANCEY (Grand reporter), Esther BENBASSA (Sénatrice EELV de Paris, professeur d’université), Pascal BONIFACE (Géopolitologue), Rony BRAUMAN (Médecin, professeur et essayiste), Michel BROUÉ (Mathématicien, université Paris Diderot), François BURGAT (Politiste), Me Maurice BUTTIN (Président du  » Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche-Orident » – CVPR-PO), Pierre CARTIER (directeur de recherche émérite au CNRS, IHES, Bures-surYvette), Monique CERISIER BEN-GUIGA (Sénatrice honoraire), Jean-Paul CHAGNOLLAUD (Professeur émérite des Universités), Eric COQUEREL (Député de la Seine-Saint-Denis), Nathalie COSTE (Enseignante), Sylvain CYPEL (Journaliste), Sonia DAYAN-HERZBRUN (Historienne et philosophe), Géraud DE LA PRADELLE (pProfesseur de droit émérite – Université Paris-Nanterre), Nicolas DOT-POUILLARD (Chercheur en sciences politiques), Jean-Michel DREVON (Secrétaire général de l’institut de recherche de la FSU), Pascal DURAND (Député européen), Ivar EKELAND (Ancien président de l’Université Paris Dauphine), Xavier EMMANUELLI (Président-fondateur du SAMU social international), Jean-Baptiste EYRAUD (Droit au Logement), Patrick FARBIAZ (Sortir du colonialisme), Olivier GEBUHRER (Maître de conférences honoraire en mathématiques), Christian GERIN (Producteur TV), François GÈZE (Éditeur), Jérôme GLEIZES (Universitaire et conseiller de Paris), Alain GRESH (Journaliste), Serge GROSSVAK (Cofondateur de l’Union des Juifs@Re.nouveau), Bertrand HEILBRONN (Président de l’Association France Palestine Solidarité), Christiane HESSEL (), Pierre KHALFA (Membre de la fondation Copernic), Camille LAINÉ (Secrétaire générale du Mouvement des Jeunes Communistes (MJCF)), Lilâ LE BAS (Présidente de l’Union Nationale des Étudiants de France (UNEF)), Olivier LE COUR GRANDMAISON (Universitaire), Patrick LE HYARIC (Directeur de L’Humanité, député européen, membre de la délégation du Parlement européen pour les relations avec la Palestine), Renée LE MIGNOT (Coprésidente du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples – MRAP), Pascal LEDERER (Co-animateur de Une Autre Voix Juive), Jean-Claude LEFORT (Député honoraire), Claude LÉOSTIC (Présidente de la Plateforme française des ONG pour la Palestine), Jean-Marc LÉVY -LEBLOND (Professeur émérite de l’université de Nice), Gilles MANCERON (Historien, collectif « Trop c’est trop »), Sandrine MANSOUR (Historienne), Edouard MARTIN (Député européen), Perrine OLFF-RASTEGAR (Porte-parole du Collectif Judéo Arabe et Citoyen pour la Palestine CJACP), Raphaëlle PRIMET (Conseillère de Paris), Bernard RAVENEL (Historien), Gilbert ROGER (Président du groupe d’amitié France-Palestine du Sénat), Frédérique ROLET (Secrétaire générale et porte-parole du SNES-FSU), Shlomo SAND (Historien, professeur émérite a l’université de Tel Aviv), Francois SAUTEREY (Syndicaliste enseignant Snes-Fsu), Danièle SIMONNET (Conseillère de Paris), Pierre STAMBUL (CoPrésident de l’Union Juive Française pour la Paix), Dominique VIDAL (Journaliste et historien), Louis WEBER (Syndicaliste, éditeur), Francis WURTZ (Député européen honoraire)

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Quelques notes

Volontaires catholiques en Palestine, ils témoignent:

Au printemps 2016, Corinne et Laurent Mérer passent trois mois dans les Territoires occupés à l’appel des églises chrétiennes de Palestine. Cet ancien amiral et son épouse ne sont pas particulièrement sensibilisés à la question israélo-palestinienne. Ils vont partager au jour le jour la vie des chrétiens et musulmans

Qu’est-ce qui vous a le plus marqués ? Choqués ? Révoltés ?

L’aveuglement, la haine…On croyait la colonisation abandonnée aux oubliettes de l’histoire, elle est en Palestine une réalité vivante et active, un cancer qui développe quotidiennement ses métastases. Les rares colons avec qui nous avons pu échanger – la plupart des autres étaient davantage dans l’invective et le crachat – sont dans une démarche messianique : « Dieu nous a donné cette terre, les Palestiniens n’ont rien à y faire, ils doivent partir, sinon nous les jetterons à la mer »

Extrait de leur livre :

…..L’histoire de Susiya, dans les collines du sud d’Hébron, a déjà fait couler beaucoup d’encre, mais les problèmes demeurent. L’ancien village a été rasé en 1986 et ses habitants expulsés au motif qu’ils ne pouvaient habiter sur un site de fouilles archéologiques. Trois familles de colons se sont pourtant installées peu après sur les lieux. Les familles palestiniennes quant à elles se sont transportées à quelques centaines de mètres sur des terres leur appartenant depuis l’époque ottomane et le nouveau village comprend aujourd’hui trois groupes de tentes ou de maisonnettes de tôles et bâches, environ 400 personnes, plus d’un millier de bêtes dans les enclos. Mais il a fait l’objet d’un ordre de démolition depuis qu’une association de colons a porté plainte devant la cour israélienne, réclamant la destruction de tous les « avant-postes palestiniens de la zone ». La plainte a été reçue. Le village a perdu plus de 60% de ses terres agricoles et de ses pâturages puisque la majeure partie se trouve en « zone tampon » décrétée par les autorités depuis l’installation de la grosse colonie agricole, zone interdite d’accès aux Palestiniens « pour raison de sécurité ». La plupart des puits du village se trouvent dans cet espace. Des miradors érigés et gardés par l’armée occupent les hauteurs avoisinantes. Lorsque je me suis approché subrepticement de la colonie au cours de la séance de pâturage, j’ai vu arriver une jeep militaire dans les minutes suivantes et j’ai dû me faufiler vers les moutons

suite dans  :

« S’ils se taisent, les pierres crieront… trois mois en Palestine au service de la Paix », par Corinne et Laurent Mérer, éd. Balland, 15 euros

Les chrétiens de Gaza

Minoritaires mais présents, les Chrétiens de Gaza représentent entre 1500 et 2000 personnes, essentiellement de rite grec orthodoxe. Christophe Oberlin est allé à leur rencontre au fil des ses séjours dans la bande de Gaza, où il mène des opérations de chirurgie réparatrice.

 L’église orthodoxe de Gaza
L’église orthodoxe de Gaza Crédits : Serge Nègre

Dans l’imaginaire occidental, Gaza évoque le « péril islamique », puisque ce minuscule territoire est administré depuis plus de dix ans par un parti à référence religieuse. Et Gaza ne peut en rien se réclamer d’une histoire flamboyante. Ne dit-on pas « qu’il ne s’y est rien passé depuis les croisades » ? C’est à peine si l’on évoque le bref passage qu’y aurait fait la Sainte-Famille.

« La Gaza chrétienne est un buisson, écrit l’auteur, dont chaque branche est issue de la diversité des idées, des schismes, des excommunications, des soubresauts politiques aussi, qui ont ponctué l’histoire du christianisme. Les chrétiens y témoignent de leur diversité à travers un arbre généalogique bien réel : la troisième dimension du christianisme, deux mille ans de réflexions sur le dogme et la pratique. »

Les Chrétiens de Gaza, ces ambassadeurs oubliés

Pourtant, Gaza peut se prévaloir d’une communauté chrétienne que personne ne connaît, dont personne ne parle, si ce n’est pour insinuer qu’elle semblerait attendre « l’exil, la conversion forcée ou la mort » au fond de caves où elle se retirerait pour prier.Voici donc les Chrétiens de Gaza, ces ambassadeurs oubliés d’un dialogue pour l’instant difficile. Leur témoignage est riche d’une expérience commune et fructueuse de quatorze siècles.

« Aux heures de fermeture de l’église il est facile de faire chercher la clé. En attendant on dévisage le bâtiment, trapu avec son campanile sobre qui supporte deux cloches. Ce qui frappe, ce sont ses murs curieux, avec, au milieu du crépi qui les recouvre en partie, et parmi des pierres apparentes, des affleurements circulaires, lisses et clairs. Comme si des rondins de bois avaient été placés ci et là transversalement dans l’épaisseur de la construction. En fait des fragments de colonnes en marbre récupérés des bâtiments grecs ou romains. On pénètre dans l’église, non sans avoir descendu une volée de douze marches. Et c’est l’éblouissement. Murs et voûtes ont été repeints récemment, mais rien n’y paraît de négatif (…) »

Intervenants

  • Chirurgien des hôpitaux et professeur à la faculté Denis Diderot à Paris, il enseigne l’anatomie, la chirurgie de la main et la microchirurgie en France et à l’étranger, chirurgien humanitaire.
  • a écouter (23 mn) en suivant le lien ci dessous :

https://www.franceculture.fr/emissions/chretiens-dorient/les-chretiens-de-gaza

            Le professeur Oberlin  sera présent le 28 mars  à  18h30 Salle des Lauriers à Nantes.

 

 

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Quel culot ! Pourquoi la gifle d’Ahed Tamimi rend les Israéliens furieux

Mardi dernier, les Forces de défense d’Israël ont abattu Hamed al-Masri, 15 ans, d’une balle dans la tête, blessant grièvement l’adolescent de Salfit qui, par ailleurs, ne portait pas d’arme. Vendredi, les militaires ont fait de même avec Mohammed Tamimi, de Nabi Saleh, sans arme lui aussi, le blessant tout aussi grièvement à la tête. Vendredi encore, les militaires ont tué – toujours d’une balle dans la tête – Ibrahim Abou Thuraya, amputé des deux jambes. Et, le même jour, Ahed Tamimi était dans la cour de sa maison avec une amie et a giflé un homme des FDI qui avait fait irruption chez elle.

Du coup, Israël est sorti furieux de sa torpeur : mais comment ose-t-elle ? Les trois victimes de cette fusillade barbare n’intéressent pas les Israéliens et les médias ne prennent même pas la peine d’en parler. Mais la gifle – et le coup de pied – d’Ahed Tamimi ont déclenché une colère furieuse. Comment peut-on oser gifler un soldat des FDI ? Un soldat dont les amis giflent, tabassent, kidnappent et – bien sûr – abattent presque quotidiennement des Palestiniens ?

Vraiment, elle a tous les toupets, la Tamimi. Elle a violé les règles. Gifler n’est permis que de la part des soldats. C’est elle, la véritable provocation, et non pas le soldat qui a fait irruption dans sa maison. Elle, qui a eu trois proches parents tués par l’occupation, elle dont les parents ont été arrêtés d’innombrables fois et dont le père a été condamné à quatre mois de prison pour avoir participé à une manifestation à l’entrée d’une épicerie – et c’est elle qui a osé résister à un soldat ! Voilà le culot des Palestiniens. Tamimi était censée tomber amoureuse du soldat qui avait forcé la porte de sa maison et, ingrate qu’elle a été, elle l’a récompensé d’une gifle. Tout cela, à cause de« l’incitation à la violence ». Sans quoi, elle n’aurait certainement pas manifesté cette haine à l’égard de son conquérant.

Mais cette pulsion de revanche à l’égard de Tamimi a d’autres sources (Le ministre de l’Éducation, Naftali Bennett a déclaré : « Elle devrait finir ses jours en prison. »). La fille de Nabi Saleh a fait éclater plusieurs mythes chers aux Israéliens. Le pire de tout, elle a osé détériorer le mythe israélien de la masculinité. Brusquement, il se fait que le soldat héroïque, qui veille sur nous jour et nuit avec audace et courage, se fait vilainement contrer par une fille aux mains nues. Que va-t-il advenir de notre machisme, si Hamimi le met en pièces si facilement, et de notre testostérone ?

Tout d’un coup, les Israéliens ont vu l’ennemi cruel et dangereux auquel ils sont confrontés : une gamine bouclée de 16 ans. Toute la diabolisation et la déshumanisation des médias flagorneurs ont volé en éclats d’un seul coup en étant brusquement confrontées à une gamine vêtue d’un sweater bleu.

Les Israéliens ont perdu la tête. Ce n’est pas ce qu’on leur a raconté. Ils sont habitués à entendre parler de terroristes et de terrorisme et de comportement criminel. Il est difficile d’accuser Ahed Tamimi de tout cela ; elle n’avait même pas de ciseaux en main. Où est la cruauté des Palestiniens ? Où est le danger ? Où est le mal ? On en perdrait la tête. Brusquement, toutes les cartes ont été rebattues : Pendant un rare instant, l’ennemi avait l’air si humain. Bien sûr, on peut compter sur la machine israélienne de propagande et de lavage de cerveau, si efficace, pour assassiner sans attendre le personnage de Tamimi. Elle aussi se verra coller l’étiquette de terroriste née pour tuer ; on dira alors qu’elle n’avait pas de motifs justifiables et qu’il n’y a pas de contexte pour expliquer son comportement.

Ahed Tamimi est une héroïne, une héroïne palestinienne. Elle est parvenue à rendre dingues les Israéliens. Que diront les correspondants militaires, les incitateurs de droite et les experts de la sécurité ? Quelle est l’efficience de 8200, Oketz, Duvdevan, Kfir et toutes ces autres unités spéciales si, à la fin de la journée, les FDI sont confrontées à une population civile désemparée, fatiguée de l’occupation et incarnée par une jeune fille portant un keffieh sur l’épaule ?

Si seulement il y en avait bien davantage comme elle ! Peut-être des filles comme elle seraient-elles en mesure de secouer les Israéliens. Peut-être l’intifada des gifles réussira-t-elle là où toutes les autres méthodes de résistance, violente ou non violente, ont échoué.

Dans l’intervalle, Israël a réagi de la seule façon qu’il connaît : un enlèvement nocturne de son domicile et son arrestation ainsi que celle de sa mère. Mais, dans le fond de son cœur, tout Israélien décent sait sans doute non seulement qui a raison ou qui n’a pas raison, mais aussi qui est fort et qui est faible. Le soldat armé de pied en cap qui fait irruption dans une maison qui ne lui appartient pas, ou la gamine sans armes qui défend sa maison et son honneur perdu à mains nues, par une gifle ?

Gideon Levy جدعون ليفي גדעון לוי 

Traduit par  Jean-Marie Flémal

Source : https://www.haaretz.com/opinion/.premium-1.830229

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Bonne année 2018 de Gaza la vie

 

Bonjour de Gaza, Gaza les difficultés, Gaza la souffrance, Gaza sous blocus, Gaza la prison à ciel ouvre, mais Gaza la vie.

Je vous souhaite une excellente et heureuse année 2018

Je vous présente mes meilleurs vœux pour ce nouvel an.

Que cette année vous apporte bonheur et prospérité , joie, paix et amour.

Je vous souhaite une année prometteuse et positive pleine d’énergie. Puisse cette nouvelle année, réaliser tous vos projets et tous vos souhaits.

Que cette nouvelle année soit une année de liberté et de justice pour le peuple palestinien et tous les peuples opprimés.

Que l’année 2018 soit l’année de la levée du blocus israélien inhumain sur Gaza.

Souhaitons que la Palestine connaisse des jours meilleurs.

Que l’année 2018 soit l’année de la paix en Palestine et partout dans le monde. Une paix durable qui passera avant tout par la justice.

Une invitation à poursuivre nos actions dans un mouvement d’amitié, de tolérance, de respect, d’ouverture et de solidarité.

Et rêvons ensemble d’un monde où fleurissent nos valeurs humaines

Pour la paix universelle.

La lutte continue!

La justice finira par triompher.

 

Amitiés et fraternité de Gaza la dignité, Gaza l’avenir et Gaza l’espoir.

Vive l’amitié, vive la solidarité, vive la tolérance, vive la paix et vive la justice.

Amour de la vie, amour de la paix.

La foi qui nous guide, c’est l’espérance

C’est un espoir vivant,

Un espoir poétique,

Un espoir épanoui.

Ziad Medoukh

Ecoutez les vœux de Ziad Medoukh en direct de Gaza :

https://www.youtube.com/watch?v=8IYy7g5yxko&spfreload=10

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APERCU DES MANIFESTATIONS POUR LES 30 ANS DE PLGJ

 

Fondée par Jean Claude VALOMET

l’association Pays de Loire/Gaza/Jérusalem célèbre en 2017 ses trente ans de solidarités envers la Palestine avec un regard sur la ville d’Agadir au Maroc.

L’année a commencé par le déplacement en mars d’une délégation de l’association notamment à Jérusalem-Est, Bethléem mais aussi à Jéricho, Hébron, Jaffa (cf blog paysdeloiregazajerusalem) et elle s’est poursuivie à Nantes, Rezé et Saint Herblain du 12 au 18 octobre.

Voici un bref aperçu de ses journées qui ont touché quelque 500 personnes.

 

Lancement le 12 octobre à la Mairie de Saint Herblain

Soirée d’inauguration avec le Maire de Saint Herblain, Bertrand Affillé, et deux représentants de l’Ambassade de Palestine en France, M. Nasser Jadallah, premier conseiller, et M. Qais Kasabri, premier secrétaire ainsi que, venus de Jérusalem-Est, Abdelsalam Aburmeileh, sous-directeur du Collège/Lycée Ibrahimieh accompagné d’un professeur et 6 élèves.

Après l’accueil par Bertrand Affilé qui a rappelé l’attachement de la ville de Saint Herblain à la Palestine et en particulier à Bethléem, Jean Claude VALOMET a souligné les trente ans de solidarités avec la Palestine et Nasser Jadallah a centré ses propos sur les conditions de vie difficiles des Palestiniens face à la colonisation israélienne et il a conclu en disant « nous espérons voir le bout du tunnel avec vous ! ».

C’est ensuite dans la salle des mariages que les élèves du Lycée Ibrahimieh nous ont montré la richesse de la culture palestinienne par de la musique, des chants et des danses.

Le 13 octobre au centre Delgrès à Nantes

Vernissage d’œuvres d’artistes palestinien, marocains et français en partenariat avec la Mairie de Nantes et l’association Mémoire d’Outre-Mer, suivi de la lecture de poèmes et de la présentation de chants et musique palestinienne par les élèves du lycée Ibrahimieh.

Le 14 octobre à la maison de quartier de l’Ile de Nantes

A la suite de  l’après-midi consacré à l’apprentissage de la calligraphie pour les habitants du quartier, Brahim Adnor et Mohammed Faouzi ont peint une fresque sur le mur de la maison de quartier en présence d’Alain Robert, adjoint à l’urbaniste à la Mairie de Nantes.

En soirée, quatre jeunes universitaires de Nantes et Toulouse, Tsyssem, Yasmina, Idriss et Pierre, sont venus témoigner sur leur séjour en Palestine durant l’été 2015, avec le soutien de l’association Pays de Loire Gaza Jérusalem. Ils ont notamment présenté une vidéo disponible sur You Tube.

Et la journée s’est terminée par des chants et danses palestiniennes présentés par les élèves du Lycée Ibrahimieh qui sont repartis vers Jérusalem de lendemain matin.

 

Le 15 octobre à la maison de quartier de l’Ile de Nantes

Journée festive dans la cour de la maison de quartier – malgré un temps incertain – qui a commencé par un déjeuner réunissant les habitants du quartier, les amis et les militants, tous fidèles à la cause palestinienne.

Merci à Juliette…. Qui nous ont concocté des délices pour le palais !