13/12/2018 Déclaration de Hagaï Elad, directeur général de B’Tselem, lors de la remise du Prix des droits de l’Homme, décerné par la République Française le 10.12.18 http://www.ujfp.org/spip.php?page=imprimir_articulo&id_article=6836 1/3 UJFP http://www.ujfp.org/spip.php?article6836 Déclaration de Hagaï Elad, directeur général de B’Tselem, lors de la remise du Prix des droits de l’Homme, décerné par la République Française le 10.12.18 mardi, 11 décembre 2018 / Hagaï Elad « Je me demande souvent si nous serions aujourd’hui capables, en tant qu’Assemblée des Nations, d’approuver la Déclaration universelle des droits de l’homme ? Je crains que non. » Ainsi s’est exprimée la chancelière allemande Angela Merkel, il y a quelques semaines.

« Je me demande souvent si nous serions aujourd’hui capables, en tant qu’Assemblée des Nations, d’approuver la Déclaration universelle des droits de l’homme ? Je crains que non. » Ainsi s’est exprimée la chancelière allemande Angela Merkel, il y a quelques semaines.
Aujourd’hui,
ce 10 décembre, journée internationale des droits de l’homme, marque le 70ème
anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Cette journée aurait pu être
une journée de célébration, mais face à la situation dans le monde, je préfère m’en tenir aux
propos inquiets de la chancelière.
Alors que des millions de personnes ne sont pas « libres et égaux en dignité et en droits »
(article 1) et sont atteints dans leur « droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de la personne »
(article 3), sans « }droit à un recours effectif devant les juridictions » (article 8), font « l’objet
d’immixtions arbitraires dans la vie privée » (article 12), n’ont pas  » le droit de circuler
librement » (article 13), n’ont pas « droit à une nationalité » (article 15), sont privés du « droit à la
liberté d’opinion et d’expression » (article 19) et ne peuvent en aucun cas « prendre part à la
direction des affaires publiques de leur pays » (article 21) – cette interrogation prend toute son
importance, non seulement vis-à-vis de la grandeur de la vision sur laquelle est basée la
Déclaration, mais aussi vis-à-vis de la douleur et de l’oppression causées par son non-respect.
Aujourd’hui, nous recevons, aux côtés de nos collègues de l’association palestinienne pour les
droits de l’homme Al Haq, le prix des Droits de l’homme, décerné par la République Française.
Les valeurs communes auxquelles nos deux associations croient sont celles de la Déclaration
des droits de l’homme. Ce sont des valeurs qui peuvent être le fondement de toute vie basée
sur l’honneur, l’égalité des droits, la liberté et la justice. La lutte pour la réalisation de ces
valeurs est encore longue et âpre. Est-ce que nous en sommes capables ?
Pour citer la Déclaration « ’il est essentiel que les droits de l’homme soient protégés par un
régime de droit. »Pour continuer notre œuvre, nous avons besoin de votre soutien
. Cette année, nous avons à plusieurs reprises démontré comment, malgré les tentatives du
Premier ministre et de ses émissaires, nous faisons entendre la voix des droits de
l’homme, clairement et sans crainte : en Israël, dans les territoires occupés et dans le
monde entier.
Soutenir B’tselem est la manière concrète de valider réellement ces valeurs
auxquelles nous croyons.
Est-ce que nous en sommes capables ? La réponse se trouve chez chacune et chacun d’entre
nous,
Cordialement

Hagaï Elad

Directeur général de B’Tselem

Hagaï Elad, directeur général de B’Tselem, lors de la remise du Prix des droits de lhomme, décerné par la République Française le 10.12.18
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