JUSQU’OU IRONT LES ACTUELS DIRIGEANTS ISRAELIENS ?

 

Sourds aux résolutions de l’ONU depuis 70 ans, les dirigeants israéliens violent allègrement le droit international sans d’ailleurs encourir la moindre sanction de la part de la « communauté internationale »,

Aveugles, ces mêmes dirigeants nient l’existence des 6,5 millions Palestiniens qui vivent aujourd’hui sur la Palestine historique soit autant que d’Israéliens de confession juive sur ce même territoire,

Mais aujourd’hui, ces dirigeants ne sont pas encore devenus muets…

Le 19 juillet, la Knesset a franchi une étape, criante de vérité.

Maintenant c’est clair : « la Terre d’Israël est la patrie historique du peuple juif « et de lui seul !

Adieu les propos tenus en 1948 lors de la création de l’Etat :

 

« L’Etat d’Israël favorisera le développement du pays pour le bénéfice de tous ses habitants ; il sera basé sur les préceptes de liberté, de justice et de paix enseignés par les prophètes hébreux ; il accordera pleine et totale égalité sociale et politique à tous ses citoyens sans distinction de race, de croyance et de sexe ; il garantira pleine liberté de conscience, de culte, d’éducation et de culture ; il assurera la sauvegarde et l’inviolabilité des Lieux Saints et des sanctuaires de toutes les religions et respectera la Charte des Nations Unies »

Maintenant aussi c’est clair : la notion de démocratie est abandonnée.

Depuis 7 ans que cette loi était en discussion entre « caractère juif » et/ou « démocratique », la notion de « démocratie » n’apparaît pas dans les 500 mots de la loi.

C’est peut-être ce qui a fait dire à Beny BEGIN, seul député du Likoud à s’être abstenu le 19 juillet : «le patriotisme sans les droits de l’homme dégénère en nationalisme ».

Reste encore une précision, celle des frontières de la « Terre d’Israël» : la prochaine étape ?

Doit-on comprendre que la loi en évoquant « la Terre d’Israël «  fait référence :

  • Aux frontières internationalement reconnues actuellement ?
  • A celles qui intègrent les terres palestiniennes sur lesquelles les colons se sont illégalement implantés ?
  • A celles qui annexent illégalement toute la Cisjordanie, territoire palestinien ? Auquel on peut rajouter le Golan, territoire syrien ?

C’est une question importante car avec la loi fondamentale, les non juifs deviennent des citoyens de seconde zone s’ils sont encore « acceptés » eu égard aux propos tenus par certains ministres du Gouvernement actuel :

  • La Ministre de la Justice : sur sa page Facebook, elle qualifie « l’ensemble du peuple palestinien… d’ennemi d’Israël » justifiant ainsi « sa destruction y compris ses vieillards, ses femmes, ses villes et ses villages »
  • Le Ministre de l’Education : « J’ai tué beaucoup d’Arabes, aucun problème avec ça »
  • Le Ministre de la Défense : « Les Israéliens arabes n’ont pas leur place ici. Ils peuvent prendre leur baluchons et disparaître…».

Sans commentaire.

Et la Bande de Gaza où s’entassent près de 2 millions de Palestiniens dont les trois quarts ont le statut de réfugiés, car chassés de leurs terres en 1948 lors de la création de l’Etat d’Israël ?

Faut-il attendre les suites données par la Cour Pénale Internationale qui a annoncé qu’elle allait engager la phase préliminaire dans la demande de saisine pour crimes de guerre déposée par l’Autorité Palestinienne contre Israël après la mort de 140 Palestiniens lors de la Marche du Retour dans la Bande de Gaza.

30 juillet 2018

 

Contacts :

Jean Claude VALOMET, Président de Pays de Loire Gaza Jérusalem

Marie-Françoise VIEAU, Secrétaire de PLGJ

 

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