Voyage en Palestine du 17 au 23 mars 2017

 


Une délégation de l’association s’est rendue en Palestine du 17 au 23 mars 2017 afin de faire le point avec nos partenaires sur nos différentes actions et de participer avec eux aux 30 ans de notre association,

A cette occasion nous avons constaté que la situation actuelle en Palestine est de plus en plus dans une impasse politique et que l’existence d’un état palestinien viable avec un territoire continu est impossible,

Le 17 mars en matinée nous faisons le tour de la Vieille ville de Jérusalem avec Mustapha, archéologue et architecte qui nous fait revivre sa jeunesse,

 

 

 

L’après-midi nous avons été reçu par M Cochard, Consul de France, en présence de Mme Dufoix.responsable de la coopération décentralisée et d’un attaché de le coopération éducative,

Le Consul nous indique qu’il n’est en poste que depuis 6 mois et il a constaté que les colonies ont augmenté à Jérusalem Est, (Ma’ale Adumin par exemple, ainsi que la régularisation des avants postes qui sont des colonies illégales) ce qui créé davantage de problèmes entre israéliens et palestiniens surtout depuis l ‘élection de D Trump,

Actuellement il y a 50 000 colons en Cisjordanie dont 150 000 à Jérusalem Est, et Israël démolit de plus en plus les habitations en Zone C (zone sous contrôle total israélien depuis les accords d’Oslo en 1993) dans une perspective de colonisation.

La jeunesse palestinienne ne se reconnaît pas dans le gouvernement de Mahmoud Abbas, d’où un climat malsain,

Le Consul nous dit qu’il faudrait réaffirmer les 2 Etats et rappeler les frontières de 67 de Jérusalem Est , se rapprocher de la société civile (ONG) et favoriser les échanges entre israéliens et palestiniens mais ce serait un faible impact dans la société.

Suite à la Conférence de la Paix qui s’est tenue à Paris en janvier 2017 il faudrait continuer à réunir le quartet des nations européennes avec plus de pays arabes mais cela dépend de nos futures élections,

Le soir nous sommes reçus à l’Ecole Archéologique et Biblique de Jérusalem par J B Humbert, religieux dominicain et archéologue qui a participé à de nombreuses missions archéologiques

avec l’École biblique sur des sites du Moyen-Orient (Israël, Jordanie, Iran). Aprés nous avoir renseigné sur ses travaux, il nous indique qu’il ne peut plus se rendre à Gaza, Actuellement il travaille sur les « Manuscrits de la Mer Morte ».

 

Le 18 mars nous partons à Bethléem et rencontrons Abdelfattah le directeur de Centre Culturel Al Rowwad dans le camp de réfugiés Aïda. Il nous présente les différentes activités mises en place pour les jeunes du camp (danse, théâtre, chant, informatique,,) qui permettent une bouffée d’air extraordinaire à ces jeunes enfermés, qui ont comme ligne d’horizon le mur et la guerre au quotidien.

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour lui « il vaut mieux vivre pour son pays que mourir pour lui »

Il nous reparle du projet de création de jouets en bois qui permettrait de donner du travail aux habitants car il y a 70 % de chômage dans le camp d’Aïda,

 

Nous partons ensuite rencontrer l Alliance Française de Bethléem avec qui nous avons organisé une réception dans les locaux de l’office du tourisme installé dans un ancien moulin à huile.

Après l’intervention des différentes personnalités présentes (maire adjoint, directrice de l’Alliance Française) qui mettent l’accent sur la nécessité de formation au français en raison du développement du tourisme, et de notre président qui met l’accent sur la longue coopération que l’on a avec Bethléem notamment avec « Le Crayon Palestinien » dont certains anciens apprenants en français se souviennent. Nous entendons chanter une jeune palestinienne qui participe la semaine d’après au « Festival de la Chanson Française ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous visitons le monastère orthodoxe de Mar Saba situé à quelques kilomètres de la ville de Bethléem dans le désert de Judée. C’est un des plus anciens monastères chrétiens.

 

 

Le lendemain 19 mars certains se baignent dans la Mer Morte, nous arrêtons au Monastère St Georges puis sommes accueilli par la directrice de la Médiathèque de Jéricho que l’on a subventionné pour l’achat de livres pour les étudiants. Nous retrouvons une enseignante de l’Alliance Française qui va lancer –en partenariat avec notre association- une initiation au français pour les femmes et les jeunes du camp de réfugiés Aqbat Jaber situé dans la vallées du Jourdain (district de Jéricho)

En revenant nous arrêtons à Nabi Samuel, sur les hauteurs de Jérusalem, où se trouverait la tombe du prophète Samuel pour rencontrer une association de femmes . Nawel, la responsable, nous parle de son village :

« en 1967 il y avait 1000 habitants, c’était un centre militaire jordanien. Après 67 beaucoup de personnes fuient le village. En 1971 les habitants ont été évacués et dispersés, la mosquée détruite en partie et transformée en synagogue. Les habitants ne peuvent se rendre que très difficilement à Jerusalem.

Ce village n’est pas reconnu par Israël, la zone est classée réserve naturelle en 1990, parc national en 1995.

 

 

 

 

Nabi Samuel, village palestinien

                                                                         Colonie illégale construite à côté de Nabi Samuel

Le 20 mars nous faisons une visite de Jérusalem avec Sabri qui nous donne un aperçu des réalités géopolitiques de Jérusalem Est : mur de plus de 9 m de haut qui isole de plus en plus les palestiniens, et quartier de Silwan que veulent investir les israéliens pour créer un parc,

Le groupe [raciste et fascisant] Elad affiche l’objectif de « redécouvrir et préserver la ville biblique de David », dans une volonté de relier les Juifs à leurs « prétendues » racines bibliques à travers le tourisme, les fouilles archéologiques, et veut « judaïser Jérusalem » en se saisissant de maisons dans des quartiers à majorité palestinienne.

Le jour suivant 21 mars, après avoir visité une manufacture (keffieh) nous nous dirigeons sur Hebron où nous ne verrons que les souks, les portes donnant vers la mosquée étant fermées en raison de la visite d’un général israélien, visite d’un atelier de céramique et verre soufflé.

 

L’après-midi nous sommes accueillis au Collège Ibrahimieh pour fêter le 30 ans de l’association en présence de la directrice fondatrice du Collège, du directeur adjoint (notre ami Abdelsalam), du ministre de l’éducation et préfet de Jérusalem (M Al Husseini), de l’attachée à la coopération éducative du Consulat de France,

 

 

 

 

et aussi les parents d’élèves, les élèves et le corps enseignant. Basée sur la francophonie, ce ne fut que poèmes, chants et sketches en français, Bravo aux responsables et aux jeunes pour la qualité de leurs interventions,,,,

 

, Un grand moment plein d’émotions pour nous.

Le 22 mars nous partons sur la côte à Jaffa avec Mustapha avec qui nous rencontrons le président des habitants du quartier palestinien Ajami,

 

Jaffa, « la Mariée de la Palestine » était le centre commercial et culturel de la Palestine. Tout changea en 1948. La grande partie des 100 000 habitants ont du quitter la ville seuls 4000 sont restés et regroupés dans le quartier Ajami, Actuellement il y a 7000 habitants arabes (chrétiens et musulmans) y vivent et sont plus nombreux que les juifs qui eux contrôlent 75 % de l’espace

Tel Aviv

 

 

Les palestiniens vivent en majorité de la pêche et occupent un bord de mer. Ce qui ne convient pas aux israéliens qui veulent les déloger sans indemnités et construire de grands hôtels comme à Tel Aviv, (Tel Aviv était un petit quartier de Jaffa habité par les juifs….)

 

                                                      Jaffa

Dans ce quartier il y a 4 écoles secondaires et une école primaire. Mais comme il manque de locaux les enseignants sont obligés de faire la classe dans les abris anti-atomiques,,,,,

Nous nous reposons enfin le dernier jour…. après avoir parcouru une dernière fois les ruelles de la vieille ville de Jérusalem.

 

Traduction du journal de Jérusalem du 23 Mars 2017

 

AL QUDS

Université Ibrahimieh de Jérusalem

Fête la journée de la francophonie

Jérusalem – L’université Ibrahimieh de Jérusalem fête aujourd’hui Mardi 21 Mars 2017 dans la salle «  Ouejedi Nihad Abou Garbia » la journée de la francophonie avec la présence du ministre des affaires de Jérusalem Monsieur Adnane El Houcinie et avec l’association « Pays de Loire Gaza Jérusalem » présidée par Mr Jean Claude Valomet et des membres de l’association ainsi que l’attachée culturelle du consulat général de France Madame Marie Claude Missaji et les parents des étudiants, ainsi que les responsables Administratifs et Enseignants à la faculté.

En prenant la parole Madame la présidente de l’université Nadira Abou Gazala :

La bien venue à tous les représents, évoquant quelques poèmes du professeur Nihad Abou Griba créateur de l’université, celui qui dans son rêve a mis en place cette institution qui sera la lumière de l’instruction, de son bâtit à Jérusalem, dont fut le fruit : de la réussite de beaucoup de diplômés qui occupent actuellement des postes dans la patrie.

Depuis 30 ans les échanges avec l’association Pays de Loire Gaza Jérusalem se sont développés par les voyages et correspondances avec les familles de l’université Al Quds et la création d’une classe de Français, dans le cadre des visites de la région à travers la culture, l’Éducation, le Sport et maintenant une Relation Approfondi avec les Mairies, les écoles et les associations

En 2008 jour de la francophonie, c’est déroulé une exposition à l’université Al Quds qui a pour but d’approfondir les relations politiques, économiques, sociales, géographique et historique avec l’association de Loire Gaza Jérusalem qui a eu un rôle important dans la réussite de cet échange culturel.

Monsieur Valomet a insisté sur le rôle de l’association Pays de Loire depuis sa création en 1987 avec le peuple Palestinien et son soutien envers les cadres Palestiniens issus de l’administration de « Yasser Arafat » en lien avec la Mairie de Saint-Herblain, les chambres commerciales, les participations à la foire des Expositions à Nantes avec l’aide d’autres associations, à la rencontre des étudiants Palestiniens et l’accueil des délégations de jeunes de l’université en lien avec les villes différentes de la Palestine : Faisant découvrir aux citoyens Nantais les difficultés des réfugiés Palestiniens en Jordanie, Syrie, Liban qui les a rencontré pendant ses voyages.

Monsieur Valomet a conclut que ce voyage en terre Palestinienne avec les membres de l’association à l’occasion de son 30ième anniversaire espère un règlement juste au peuple Palestinien.

Cette initiative de l’université El Ibrahimieh a été suivi par du théâtre, de la chanson Française, d’une animation d’enfants de 5 à 6 ans, d’une chorale le tout en français une journée couronnée de succès et suivi d’une collation amicale.

 

 

 

 

 

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