Notre conception des échanges associatifs dans les relations internationales

Notre objectif est de susciter un large échange culturel propre à développer compréhension, amitié et tolérance entre tous les peuples bordant la Méditerranée.
Nous tenons à pérenniser les échanges durablement dans la réciprocité.
Il est important de mettre tout en œuvre pour partager nos savoir-faire.
Ce sont des outils indispensables dans la promotion de la citoyenneté et de notre formation sur le terrain.

Nos solidarités ont pour priorité le lien social et culturel.
Nous nous sommes engagés à développer les rencontres entre jeunes, associations féminines, retraités en Palestine et à Agadir en ayant pour but de construire et de renforcer ensemble les liens d’amitiés.
C’est dans la stabilité des relations que se forge un véritable dialogue entre le 2 rives de la Méditerranée et qui favorise un vrai partenariat permettant la disparition des malentendus et d’extirper la peur de l’autre.

Notre rôle de bénévole est de casser cette peur en créant des passerelles d’échanges afin d’instaurer un climat de confiance et de coopération.

Photo de la réception avec le Maire de Bethléhem

Réception avec le Maire de Bethléhem
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Des nouvelles de « UN BATEAU DES FEMMES POUR GAZA »

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Le responsable de B’Tselem : Pourquoi je me suis exprimé à l’ONU contre l’occupation mercredi, 19 octobre 2016

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Handala

 

Hagai El-Ad est le directeur exécutif du groupe de défense des droits humains B’Tselem.

 

Il n’y a aucune chance que la société israélienne, de son bon vouloir et sans aucune aide, mette fin au    cauchemar. De trop nombreux mécanismes isolent la violence que nous mettons en œuvre pour contrôler les Palestiniens. Je me suis exprimé aux Nations Unies contre l’occupation parce que j’aspire à la qualité d’être humain. Et les êtres humains, lorsqu’ils sont responsables d’une injustice envers d’autres êtres humains, ont l’obligation morale de réagir. Je me suis exprimé aux Nations Unies contre l’occupation parce que je suis israélien. Je n’ai pas d’autre pays. Je n’ai pas d’autre citoyenneté ni d’autre avenir. J’ai grandi ici et y serai enterré. Je me soucie du destin de cet endroit, du destin de ses habitants et de son destin politique, qui est aussi le mien. Et, au vu de tous ces liens, l’occupation est un désastre. Je me suis exprimé aux Nations Unies contre l’occupation parce que les collègues de B’Tselem et moi-même, après tant d’années de travail, sommes arrivés à plusieurs conclusion. En voici une : la réalité ne changera pas si le monde n’intervient pas. Je soupçonne notre gouvernement, dans son arrogance, de savoir cela et, de ce fait, de s’occuper à répandre la peur d’une telle intervention. Une intervention du monde contre l’occupation est tout aussi légitime que n’importe quelle question de droits humains. Et ce d’autant plus qu’il s’agit d’un thème tel que notre pouvoir sur un autre peuple. Ce n’est pas un problème israélien interne, mais une question internationale, c’est flagrant. Voici une autre conclusion : il n’y a aucune chance que la société israélienne de son bon vouloir et sans aucune aide, mette fin au cauchemar. De trop nombreux mécanismes font un cas à part de la violence que nous mettons en œuvre pour contrôler les Palestiniens. Trop d’excuses se sont accumulées. Il y a eu trop de peurs et d’angoisse – des deux côtés – au cours des 50 dernières années. Au bout du compte, j’en suis sûr, Israéliens et Palestiniens mettront fin à l’occupation, mais pas sans l’aide du monde. Les Nations Unies, c’est beaucoup de choses. Beaucoup sont problématiques, certaines complètement insensées. Je ne les approuve pas. Mais les Nations Unies c’est aussi l’organisation qui nous a donné un État en 1947 et cette décision est la base de la légitimité internationale de notre pays, celui dont je suis citoyen. Et chaque jour de l’occupation nous fait non seulement croquer avec délice la Palestine, mais aussi détruire la légitimité de notre pays. Je ne comprends pas ce que le gouvernement veut que les Palestiniens fassent. Nous avons régi leurs vies depuis près de 50 ans, nous avons déchiqueté leur terre en petits morceaux. Nous exerçons un pouvoir militaire et bureaucratique avec grand succès et nous nous arrangeons parfaitement avec nous mêmes et avec le reste du monde. Qu’est ce que les Palestiniens sont supposés faire ? S’ils osent manifester, c’est du terrorisme populaire. S’ils appellent à des sanctions, c’est du terrorisme économique. S’ils utilisent des moyens légaux, c’est du terrorisme judiciaire. S’ils se tournent vers les Nations Unies, c’est du terrorisme diplomatique. Il s’avère que quoi que fasse un Palestinien à part se lever le matin et dire « merci patron, merci maître, c’est du terrorisme. Qu’attend le gouvernement, une lettre de reddition ou la disparition des Palestiniens ? Ils ne disparaîtront pas. Nous ne disparaîtrons pas non plus, ni ne nous tairons. Nous devons le répéter partout : l’occupation ne résulte pas d’un vote démocratique. Notre décision de contrôler leurs vies, pour autant que cela nous convienne, est une expression de violence et non de démocratie. Israël n’a pas de raison valable de continuer ainsi. Et le monde n’a pas de raison valable de continuer à nous traiter comme il l’a fait jusqu’à présent – que des mots et pas d’action. Je me suis exprimé au Conseil de Sécurité de l’ONU contre l’occupation parce que je suis optimiste, parce que je suis Israélien, parce que je suis né à Haïfa et que je vis à Jérusalem, et parce que je ne suis plus un jeune homme et que chaque jour de ma vie a été marqué par le contrôle que nous exerçons sur eux. Et parce qu’il est impossible de continuer ainsi. Nous ne devons pas continuer ainsi. Je me suis exprimé au Conseil de Sécurité de l’ONU contre l’occupation parce que j’aspire à la qualité d’être humain.

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Gaza. Les militantes du « bateau des femmes » expulsées d’Israël

La dernière des militantes du bateau intercepté par la marine israélienne alors qu’il projetait de rallier la bande de Gaza devait être expulsée ce vendredi après-midi.

L’Humanité avec AFP, vendredi 7 octobre 2016

« Toutes les occupantes du bateau ont quitté Israël sauf une femme, qui prendra l’avion pour Oslo cet après-midi », ont déclaré les autorités israéliennes. Il s’agit d’une étudiante norvégienne, Synnie Sofie Reksten, qui était la plus jeune des 13 femmes à bord du Zaytouna-Oliva, arraisonné mercredi soir à 35 milles nautiques des côtes de Gaza. Les militantes, dont la Nord-Irlandaise Mairead Maguire, prix Nobel de la paix, et la parlementaire algérienne Samira Douaifia, avaient embarqué en Europe pour tenter de rallier l’enclave palestinienne, soumise depuis dix ans à un sévère blocus terrestre, aérien et maritime par Israël. Après l’interception de leur embarcation, les militantes avaient été escortées jusqu’au port israélien d’Ashdod. Elles ont été placées en détention avant d’être expulsées.

L’armée israélienne n’a pas dit ce qu’il allait advenir du bateau qui se trouve toujours à Ashdod.

Depuis 2008, plusieurs expéditions civiles ont tenté, sans succès, de forcer le blocus maritime de la bande de Gaza, territoire palestinien coincée entre l’Egypte, la Méditerranée et Israël et où le mouvement islamiste Hamas -ennemi d’Israël- est au pouvoir. En 2010, un assaut israélien sur une flottille s’était soldé par la mort de dix militants turcs à bord d’un navire, provoquant une grave crise entre Israël et la Turquie.

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La marine israélienne intercepte le « bateau des femmes » naviguant vers Gaza

Les habitants de Gaza avaient espéré célébrer l’arrivée de la flottille des femmes.

L’Orient le Jour avec AFP, jeudi 6 octobre 2016

Des bateaux palestiniens hissant leur drapeau national en soutien à la « flottille de femmes » qui naviguait vers Gaza pour briser le blocus imposé par l'armée israélienne. Mahmud Hams/AFP

La marine israélienne a dit avoir intercepté sans violence hier le « bateau des femmes » qui se dirigeait vers les côtes de la bande de Gaza. Une quinzaine de femmes de diverses nationalités, dont le prix Nobel de la paix, la Nord-Irlandaise Mairead Maguire, se trouvaient à bord du Zaytouna-Oliva, un voilier qui était parti de Barcelone, en Espagne. Leur objectif était de briser le blocus – maritime, terrestre et aérien – imposé depuis dix ans par Israël à la petite enclave.

La marine israélienne a indiqué dans un communiqué avoir « redirigé ce bateau pour éviter une violation du blocus maritime légal », soulignant que les militaires avaient effectué une fouille du voilier qui s’est « déroulée sans incident ». La radio publique israélienne, citant un officier de la marine, a précisé que le bateau avait été arraisonné à 35 milles au large des côtes de Gaza et que l’opération s’était « déroulée sans violence, comme prévu ».

Le bateau et ses passagères, parmi lesquelles figurent notamment une médecin de Malaisie, Fauziah Hasan, et une ancienne colonel de l’armée américaine, Ann Wright, vont être conduites vers le port d’Ashdod, dans le sud d’Israël, a ajouté la radio. Une porte-parole du « bateau des femmes », Claude Léostic, jointe par téléphone, a pour sa part indiqué à l’AFP que « le contact avait été perdu avec l’embarcation ». Le Hamas, le mouvement islamiste au pouvoir dans la bande de Gaza et considéré comme un groupe « terroriste » par Israël, a estimé que l’opération menée par la marine israélienne relevait du « terrorisme d’État ».

Le secrétaire général de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) Saëb Erakat a également dénoncé l’interception du bateau. « Nous condamnons fermement l’agression israélienne contre la flottille internationale qui a tenté de briser le siège illégal imposé par Israël aux habitants de la bande de Gaza », a-t-il souligné dans un communiqué en appelant à la « libération » des passagères.

Vaines tentatives

Des habitants de Gaza avaient espéré célébrer l’arrivée du bateau, des scouts et des groupes de musique se tenant prêts dans le port. Des bateaux avaient aussi prévu de sortir en mer pour accueillir le voilier dans la limite des six milles au-delà desquels la marine israélienne lance régulièrement des tirs de sommation, voire ouvre le feu sur des bateaux, ou arrête des pêcheurs.

Les accords d’Oslo, signés entre Israéliens et Palestiniens en 1993, autorisaient les Gazaouis à naviguer, notamment pour la pêche, jusqu’à 20 milles des côtes. Mais cette distance s’est largement réduite au fil des guerres. Depuis 2008, plusieurs expéditions civiles ont tenté, à chaque fois vainement, de forcer le blocus de la bande de Gaza. L’épisode le plus marquant date de 2010 lorsqu’un assaut israélien sur une flottille s’était soldé par la mort de dix militants turcs à bord du Mavi Marmara, provoquant une grave crise entre Israël et la Turquie.

Le blocus israélien se double au sud du territoire d’un blocus égyptien. Il a virtuellement empêché toute exportation gazaouie, selon la Banque mondiale, et poussé au bord du gouffre l’économie du territoire et les 1,9 million d’habitants qui s’y entassent.


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Le « bateau des femmes » à une cinquantaine de milles de Gaza

L’Orient le Jour avec AFP, mercredi 5 octobre 2016

Le « bateau des femmes » ayant pour objectif de briser le blocus de Gaza était mercredi après-midi à une cinquantaine de milles de l’enclave palestinienne, a indiqué une porte-parole à l’AFP disant redouter un arraisonnement par la marine israélienne comme lors des précédentes tentatives.

« Plus que 55 milles nautiques pour briser le blocus de la bande de Gaza », proclamait en début d’après-midi un message sur la page Twitter du Zaytouna-Oliva, le « bateau des femmes pour Gaza ».

Des médias israéliens ont affirmé, citant des responsables sous le couvert de l’anonymat, que l’Etat hébreu n’autoriserait pas le bateau à accoster et qu’il serait intercepté puis escorté jusqu’au port israélien d’Ashdod, frontalier de Gaza, comme en juin 2015.

« Les bateaux approchent », a affirmé à l’AFP la porte-parole Claude Léostic jointe par téléphone.

La chaîne satellitaire Al-Jazeera a diffusé des images de bateaux militaires israéliens quittant la base navale d’Ashdod.

L’armée israélienne s’est abstenue de tout commentaire quant à ses plans concernant le petit voilier à bord duquel se trouvent une quinzaine de femmes, dont le prix Nobel de la Paix Mairead Maguire.

Soumise depuis 2006 à un rigoureux blocus israélien, l’enclave palestinienne est gouvernée par le mouvement islamiste Hamas, que trois guerres ont opposé à Israël entre 2008 et 2014.

Depuis 2008, plusieurs expéditions civiles ont tenté, à chaque fois vainement, de forcer le blocus de ce territoire miné par la pauvreté et le chômage.

L’épisode le plus marquant reste celui de la flottille de 2010 quand un assaut israélien s’était soldé par la mort de dix militants turcs à bord du Mavi Marmara.

Les Accords d’Oslo, signés entre Israéliens et Palestiniens en 1993, autorisent les Gazaouis à naviguer, notamment pour la pêche, jusqu’à 20 milles des côtes. Cette distance s’est largement réduite au fil des guerres.

A Gaza, des militants s’apprêtaient à célébrer l’arrivée du bateau. Des scouts et des groupes de musique se préparaient à des festivités dans l’après-midi sur le port de Gaza.

Des bateaux devaient également sortir en mer dans la limite des six milles au-delà desquels la marine israélienne lance régulièrement des tirs de sommation, voire ouvre le feu sur des bateaux, ou arrête des pêcheurs.

Le blocus israélien, terrestre, maritime et aérien, se double au sud du territoire d’un blocus égyptien. Il a virtuellement tué toute exportation gazaouie, selon la Banque mondiale, et poussé au bord du gouffre l’économie du territoire et les 1,9 millions d’habitants qui s’y entassent.

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Nouvelles de « Un bateau pour Gaza »

 Pour avoir le texte complet cliquer sur le titre de l’article qui indiquera le lien

  • « Pourquoi je suis sur le bateau des Femmes pour Gaza »

    LisaGay Hamilton, Counter Punch, mardi 27 septembre 2016
    Dimanche soir, 18 septembre 2016 Tandis que mes collègues de « l’industrie » [du cinéma] se rendent aux célébrations des Emmy Awards et se parent pour le tapis rouge, je suis ici dans le froid sur le port d’Ajaccio, en Corse, aux petites (…)
     
  • Les enfants de Gaza attendent le bateau des femmes pour Gaza

    Ziad Medoukh, vendredi 23 septembre 2016
    Dans un rassemblement organisé au vieux port de Gaza, des dizaines d’enfants de Gaza ont manifesté ce jeudi 22 septembre 2016 leur désir d’avoir le bateau des femmes pour Gaza arrive jusqu’à eux pour tenter de briser ce blocus israélien (…)
     
  • Un navire de femmes à l’épreuve du blocus de Gaza

    Caroline Hayek, L’Orient le Jour, mercredi 21 septembre 2016
    Parmi les femmes à bord du Zaytouna, une activiste israélienne déterminée à montrer au monde le « crime contre l’humanité » que commet son pays. Ils auront tout essayé. Ou presque… Pour briser le blocus de Gaza imposé par les autorités (…)
     
  • Quinze femmes ambitionnent de rejoindre le port de Gaza en Palestine

    Patrick Rossi, France Bleu, mardi 20 septembre 2016
    Elles sont quinze femmes, de nationalité différente, mais affichent le même objectif : franchir le blocus de Gaza. Parties de Barcelone, elles ont fait escale à Ajaccio. Elles sont quinze femmes, à bord d’un voilier. Elles vont tenter de (…
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Des femmes mettent le cap sur Gaza pour briser le blocus

Deux navires ont quitté Barcelone le 14 septembre, direction la Palestine. A leur bord, des femmes de divers horizons déterminées à briser le blocus de Gaza et à alerter sur le sort des Palestiniennes. Une initiative qui se situe dans la continuité du projet Flottilles de la liberté, débuté en 2008.

Anne Bernas – RFI, dimanche 18 septembre 2016

Elles viennent du monde du spectacle, de la politique, de toutes les classes sociales et sont originaires de quinze pays différents, des Etats-Unis à la Norvège en passant par l’Afrique du Sud ou la Malaisie. Ensemble, cette petite vingtaine de femmes a pris le large à bord des navires Amal (« espoir » en arabe) et Zaitouna (« olive ») pour la bande de Gaza. L’équipage doit faire escale dans plusieurs ports, notamment en Corse le 17 septembre, pour embarquer d’autres militantes.

Parmi elles, Mairead Maguire, prix Nobel de la Paix, Naomi Wallace, auteure américaine de pièces de théâtre, la parlementaire néozélandaise Marama Davidson, la Norvégienne Gerd von der Lippe, écrivaine et ancienne star sportive, Eva Manly, réalisatrice de documentaires et photographe, l’universitaire Marilyn Porter, la députée suppléante suédoise Jeannette Escanilla, Ann Wright, colonel de l’armée américaine à la retraite et ancienne diplomate qui a démissionné en 2003 en opposition à l’invasion de l’Irak.

L’objectif est de parvenir à Gaza début octobre, une unique détermination en tête : rappeler aux dirigeants du monde la situation des femmes de Palestine et réclamer l’arrêt du blocus. Selon la Banque mondiale et l’ONU, le blocus, instauré en 2007, a virtuellement tué toute exportation depuis Gaza et mené l’économie de la petite enclave coincée entre l’Egypte, Israël et la Méditerranée au bord du gouffre. Quelque 1,9 million de Palestiniens de Gaza vivent ainsi dans cette prison à ciel ouvert qui sera inhabitable d’ici 2020 si rien ne change, alertent les Nations unies.

Les femmes, victimes peu médiatisées du blocus

« En terme d’images, nous pensons que c’est important parce que le blocus de Gaza affecte terriblement, bien sûr toute la population, mais tout particulièrement les femmes », témoigne Claude Léostic, porte-parole en France de la Flottille de la liberté et présidente de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine. A Gaza, l’eau, la nourriture, l’électricité, tout manque, « et ce sont les femmes qui, d’une certaine manière, doivent faire face à tout, y compris aux traumatismes des enfants après les attaques israéliennes, ce qui nous donne une responsabilité, une tache extrêmement lourde. La solidarité des femmes du monde, des internationalistes, pour les femmes de Gaza, nous paraît un message très fort. »

« Nous pensons qu’à travers cette action organisée par des femmes, nous pouvons donner davantage de visibilité au rôle si important de la femme en Palestine dans la lutte pour la liberté. (…) Les femmes de Palestine ont toujours été très actives (…) comme les hommes étaient « opprimés » elles ont pris en charge les familles. (…) Ce sont elles qui ont maintenu l’espoir en vie », raconte l’une des organisatrices à l’AFP, Zohar Chamberlain, Israélienne résidant en Espagne.

Si cette nouvelle flottille est exclusivement féminine, c’est aussi pour diminuer le risque de violences de la part des autorités israéliennes. L’histoire ayant prouvé que le pire est déjà arrivé. Certaines flottilles ont déjà été arraisonnées dans les eaux internationales et les arrestations ont été pour le moins violentes. « Nous nous disons qu’il est possible, même si nous n’avons pas beaucoup d’espoir en la matière, qu’avec des femmes à bord, les autorités israéliennes ne pratiquent pas la violence absolue », poursuit Claude Léostic, en route pour Ajaccio en compagnie de Christiane Hessel.

Des précédents parfois dramatiques

Le projet Amal et Zaitouna s’inscrit dans le projet Flottilles de la liberté. Depuis 2008, desbateaux du monde entier tentent de briser le blocus terrestre, aérien et maritime. Une demi-douzaine de bateaux ont ainsi pris le large, deux flottilles ont réussi à atteindre à Gaza.

En 2010 le bateau Mavi Marmara est arraisonné dans les eaux internationales par des commandos israéliens. Neuf militants turcs qui se trouvaient à bord sont tués. Il y a également eu plusieurs autres petites tentatives, y compris par des militants israéliens où il n’y avait à délibérément à bord du bateau que des juifs (Israéliens, Français, etc). « Ils ont subi une violence extrême quand ils ont été attaqués », raconte Claude Léostic.

La flottille de femmes arrivera-t-elle à briser le blocus ? Le doute plane. Et c’est pour cela qu’Amal et Zaitouna n’ont pas les cales remplies de biens humanitaires pour la population gazaouie. « Ce qu’on apporte, explique la porte-parole nationale du projet, quelques médicaments, est très symbolique… Il nous faudrait plusieurs cargos pour être efficaces ! Et puis on craint que l’attaque israélienne n’arrive à la confiscation en vol du bateau. »

Si les précédentes campagnes pour briser le blocus de Gaza ont été médiatisées en France, le silence est de mise pour cette nouvelle édition. « Le projet a été très peu médiatisé en France, confie Claude Léostic, c’est l’air du temps. Les autorités sont des soutiens affirmés à la politique israélienne, donc elles ne veulent pas en entendre parler (…) C’est très préoccupant. On est dans un tropisme israélien affirmé au niveau de nos autorités. Ça pose problème à la fois dans l’exigence de justice pour les Palestiniens mais aussi en tant que citoyens français. Cela nous interpelle. »

Quant aux réactions du côté israélien, c’est là encore le silence qui prévaut. « Pour l’instant, nous ne réagissons pas à ce sujet. Nous ne faisons aucun commentaire aux médias. Ça nous paraît un peu prématuré », déclare Emmanuel Nahshon, porte-parole du ministère des Affaires étrangères israélien. Selon le Jerusalem Post repris par i24News, les autorités israéliennes se préparent en tout cas à empêcher la flottille de violer le blocus.

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En solidarité avec le peuple français Ziad Medoukh

Nous condamnons à Gaza  et en Palestine  avec toute fermeté cette nouvelle attaque  meurtrière contre  le peuple français.

Nous sommes tous sous le choc.

La Palestine qui souffre du terrorisme de l’état d’Israël dénonce cet acte criminel contre les civils français.

Toute la classe politique en Palestine a condamné avec la plus grande fermeté cette attaque terroriste qui a visé des civils.

Le peuple palestinien solidaire du peuple français ami.

Nous exprimons notre solidarité avec les Français dans ce moments tragiques

Gaza qui subit des agressions permanentes de l’armée israélienne  condamne  cette attaque barbare contre des innocents.

La Palestine, qui subit des attaques quotidiennes de la part des soldats et des colons israéliens, dénonce ces actes contre l’humanité.

Malgré notre souffrance en Palestine, nous pensons aux familles de ces victimes tombées ce jeudi 14 juillet 2016 par des criminels.

Malgré les événements tragiques dans les territoires palestiniens, nous ne pouvons pas rester indifférents devant ce drame qui touche un pays ami de la Palestine.

Un grand hommage de Gaza la détruite aux victimes de cet acte barbare

De Gaza sous blocus à Nice sous le choc

De Gaza la prison à ciel ouvert à Nice la douloureuse

De Gaza l’opprimée à Nice la blessée

De Gaza la souffrante à Nice l’endeuillée

Un grand hommage de la Palestine occupée aux victimes de cette attaque terroriste.

Toutes nos condoléances aux familles endeuillées

Le combat, c’est notre combat à nous tous

Contre la haine,  contre la violence, contre la barbarie, et contre le terrorisme

Pour la liberté, l’amour, la fraternité et la paix

Amour, paix, fraternité, égalité, liberté, justice, solidarité

Message de soutien, message de compassion

Message de sympathie, et message de solidarité.

En solidarité devant cette tragédie  avec tous les Français qui sont de plus en plus nombreux à être solidaires de notre cause noble.

Contre l’obscurantisme et l’ignorance

Pour la paix dans nos cœurs

Dans les rues de nos villes !

Que toujours et jamais les forces de vie l’emportent sur les forces de mort !

L’humanité est plus forte que les prisonniers de la haine

Oui l’Humanité sera plus forte !

Car jamais la barbarie ne passera !

Ziad Medoukh

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« TO EXIST IS TO RESIST »

En Palestine du 22 avril au 2 mai 2016…

(Jeunes sortant de l’école à Ramallah – avril 2016)

Une délégation de notre association a séjourné en Palestine du 22 avril au 2 mai 2016.

L’objectif était de rencontrer les partenaires avec lesquels nous menons des actions notamment pour le développement de la francophonie ; nos partenaires résident tous en Cisjordanie ou à Jérusalem Est, territoires palestiniens occupés par Israël depuis la guerre de 1967.

Notre circuit

Basés à Jérusalem Est (Maison d’Abraham au sommet du Mont des Oliviers) nous sommes allés en voiture à Bethléem, Hébron, Ramallah, Naplouse, Jéricho puis, le  long du Jourdain, nous sommes remontés en Israël jusqu’au lac de Tibériade, le plateau du Golan, Nazareth et redescendus par la côte via Saint Jean d’Acre, Haïfa, le Monastère de Latroun, le village Névé Shalom, puis retour à Jérusalem.

NOS RENCONTRES/NOS PROJETS

A JERUSALEM EST

Le Lycée Ibrahimieh

Lycée Ibrahimieh – Jérusalem Est – avril 2016

Nous retrouvons Adelsalam, directeur adjoint de cet établissement qui compte 1 200 élèves et dans le hall d’entrée une série de photos plutôt joyeuses nous rappelant la venue à Nantes il y a deux ans d’un groupe d’élèves du Lycée. Abdelsalam, correspondant efficace de notre association, a facilité toutes nos rencontres au cours de ce séjour. C’est aussi grâce à lui que nous pouvons réaliser les échanges de jeunes entre la Palestine et la France. Il est d’ailleurs prêt à donner suite à notre demande d’échanges de jeunes sportifs, projet que nous avons en 2017. C’est aussi chez lui que nous rencontrons Bassem Daoud, responsable du service jeunesse à Saint Pierre des Corps, prêt à s’associer à nos actions pour 2017 ; il nous suggère de faire travailler des élèves en France et en Palestine sur un poème commun de Mamhoud Darwich, idée que nous allons mettre à profit.

Le Consulat de France

Nous sommes reçus par Delphine Dufoix, chargée de mission, coopération décentralisée. Très à l’écoute des actions que nous menons dans le domaine de la francophonie en partenariat avec l’Alliance Française, elle nous suggère aussi de faire la promotion de la culture palestinienne sous toutes ses formes. Pour tenter de créer un lien avec Gaza, elle nous informe que l’Institut Français, fermé depuis la dernière guerre, vient de rouvrir et que nous pouvons prendre contact avec son Directeur Anthony Bruneau. Nous en prenons bonne note pour notre manifestation en 2017.

Entretien avec Hadan Husseini, Ministre de Jérusalem Est et Gouverneur,

Issu d’une très grande famille palestinienne vivant à Jérusalem depuis plusieurs siècles, et malgré cela, il ne se sent plus chez lui. Les Palestiniens sont en effet peu à peu chassés de Jérusalem Est au profit des Israéliens et lui-même ne se sent pas à l’abri d’une telle menace.

En juin 1967, Israël a illégalement annexé Jérusalem-Est pour l’intégrer unilatéralement au territoire israélien.

Les résidents palestiniens de Jérusalem Est sont munis de titre de « résident permanent » délivré par les autorités israéliennes – le même que celui accordé aux résidents étrangers en Israël -. Les détenteurs de permis doivent régulièrement prouver leur résidence afin d’éviter la révocation. Depuis 1967, Israël a retiré le permis de résidence à plus de 14 000 Palestiniens et dans le même temps 12 colonies israéliennes ont été illégalement construites à Jérusalem-Est.

Vieille ville de Jérusalem – avril 2016

Depuis 1993, les autorités israéliennes ont créé 12 checkpoints militaires restreignant l’entrée de la vieille ville.

A BETHLEEM

Bethléem – avril 2016

                                                        L’Alliance Française

Nous avons rencontré le Président, la Directrice et la Secrétaire Générale, tous les trois parfaitement francophones. Organisme de droit palestinien, l’Alliance a mis au point une formation à la langue française pour des adultes (120 heures). Nous avons pu dialoguer – en français – avec deux stagiaires (parrainées par PLGJ avec le soutien financier de Nantes Métropole) et nous rendre compte ainsi de la qualité de cette formation (confirmée par le Consulat de France à Jérusalem-Est). Nous sommes convaincus de l’intérêt de poursuivre notre soutien financier avec l’idée – partagée par les responsables de l’Alliance – de cibler surtout des adultes pour qui l’usage du français apporte un plus dans l’exercice de leur métier.

                                   L’Association Al Rowwad dans le Camp Aïda

Mur de béton qui longe le Camp Aïda – avril 2016

Situé à proximité de Bethléem, ce camp de réfugiés Palestiniens a été créé depuis 1948 ; aujourd’hui il est longé par le Mur, plaques grises de béton de 10 m de haut, surmontées de barbelés. C’est là qu’est né et a grandi le directeur de l’association, Abdelfattah Abusrour que nous connaissons bien ; après ses études supérieures en France il a décidé de retourner dans ce camp pour créer Al Rowwad, organisation indépendante qui s’efforce de développer les capacités des femmes, des enfants et étudiants par des moyens non violents autour de 5 départements :

Les arts de la scène et arts plastiques (théâtre, danse, dessin, peinture, musique….),

Les médias (photographie, vidéo, film d’animation…),

Les femmes (broderie, couture, sport, commercialisation de produits locaux…)

L’éducation des enfants (5-15 ans) et étudiants (bibliothèque, ludothèque, informatique, écriture créative, contes populaires…)

L’environnement et la santé

Des projets ? Abdelfattah en a plein la tête dont celui de créer un nouveau bâtiment moderne et fonctionnel pour lequel il cherche des financements à travers le monde. Il nous sollicite pour un tout autre projet bien spécifique : trouver un professionnel du travail du bois pour apprendre aux Palestiniens à créer des jouets et des jeux en bois. Nous avons peut être une piste en France, près d’Angers.

A JERICHO

                                                       Le Maire de Jéricho

Nouvellement élu à la tête de cette ville, après avoir passé quelques années dans les prisons israéliennes, il insiste beaucoup sur le fait qu’aujourd’hui « les Israéliens veulent effacer l’histoire des musulmans et des chrétiens à leur profit… Ils effacent la culture, les hommes et même les pierres… ». Il insiste sur l’échange de jeunes et l’obtention de bourses pour permettre aux jeunes Palestiniens de venir étudier en France

La Médiathèque

Elle compte 4 500 adhérents avec un flux mensuel d’environ 1 500 personnes (jeunes, adultes, scolaires…). Reçus par la Directrice, nous avons pu constater combien la Médiathèque s’est enrichie d’ouvrages (5 000 livres en 2005, 35 000 en 2015), sachant qu’elle est ouverte à tous publics : scolaires, étudiants, familles et qu’elle développe de multiples activités : stages d’anglais, soirées culturelles, venue d’écrivains, activités spécifiques pour les élèves en congé, groupes de paroles sur des problèmes de société (cigarette, drogue…), des expositions. Le jour de notre venue se déroulait une exposition avec vente de livres et BD et nous avons pu croiser plusieurs classes d’élèves accompagnés de leurs professeurs.

Entrée de la Médiathèque – avril 2016

Là aussi se fait jour un besoin d’apprentissage de la langue française. L’Alliance Française serait prête à répondre à cette demande en organisant des cours dans les locaux de la Médiathèque, à nous de trouver en France un soutien financier. Cela donnerait suite aux aides financières que nous avons envoyées à la Médiathèque pour l’achat de livres avec le soutien de la ville de Nantes. Le jour de notre visite nous remettons à la directrice un don en espèces destiné à l’achat de nouveaux livres.

A RAMALLAH

Située à quelques kilomètres au nord de Jérusalem, Ramallah est le siège de l’Autorité Palestinienne, ville grouillante, où se concentrent tous les Ministères et le Parlement, c’est aussi là que repose le corps de Yasser Arafat, dans un mausolée blanc gardé en permanence par deux militaires.

Entrée du checkpoint de Ramallah – avril 2016

L’association Stop The Wall

Issue de la société civile palestinienne, l’association lutte pour la démolition du Mur de 700 kms, construit à 90% sur le Territoire Palestinien, en violation du droit international. Nous assistons avec un autre groupe de Français à une conférence (documents à l’appui) centrée sur une présentation détaillée et documentée de la stratégie présente et future de l’Etat d’Israël qui, en construisant ce Mur – illégal – :

  • Isole les terres arables, les ressources en eau, multiplie les colonies en toute illégalité

  • Fragmente le territoire palestinien

  • Pratique une politique d’épuration ethnique et sépare les communautés entre elles : n’est pas là la définition de l’apartheid ?

A notre retour, nous apprenons que la société israélienne Mékorot a restreint la fourniture d’eau à des villages et villes du nord de la Cisjordanie privant d’eau des foyers palestiniens pendant deux semaines : impossible de se laver, obligation d’acheter très chère de l’eau en bouteille ou de donner les animaux à d’autres fermiers.

Nous apprenons aussi qu’au checkpoint de Ramallah ont été tués une jeune femme enceinte et son jeune frère qui l’accompagnait. Plusieurs versions des faits nous sont rapportées : côté israélien, ils traversaient le checkpoint au mauvais endroit, n’ont pas répondu aux sommations, la jeune femme aurait sorti un couteau… côté palestinien, ils n’ont pas répondu aux sommations car ils ne comprenaient pas l’hébreu et la jeune femme était venue à Ramallah pour une consultation à l’hôpital…. Nous ne saurons jamais la réalité sinon que les autorités israéliennes refusaient de communiquer la vidéo….

Le Mur avril 2016

A NAPLOUSE

En souvenir des morts – avril 2016 Rue de la vieille ville – avril 2016

Visite de la restauration de la vieille ville avec Naseer R. Arafat, directeur du Cultural Heritage Enrichment Center. Architecte de profession, il tient à nous faire connaître le riche passé de cette ville à travers son habitat, son urbanisme particulier, son artisanat et notamment la fabrication du savon dont les techniques ont trouvé leur origine à Naplouse.

Dans chaque quartier nous pouvons observer des plaques apposées sur les murs des maisons, là où des Palestiniens (parfois des familles entières) sont tombés sous les balles de l’armée israélienne.

A signaler aussi qu’à Naplouse et pour la première fois, se tenait un festival culturel avec des artistes palestiniens et internationaux pour célébrer la richesse artistique ainsi que l’identité culturelle et patrimoniale de Naplouse.

Les Palestiniens mettent actuellement beaucoup l’accent sur la mise en valeur de leur identité culturelle en réponse à une « judéisation » des lieux par les Israéliens y compris dans les territoires palestiniens et Jérusalem-Est.

A HEBRON

Pas de rencontre prévue mais nous tenons à parcourir les rues – quasi désertes – de la vieille ville palestinienne et nous rendre au caveau des Patriarches (côté musulman et côté juif). La visite de la partie juive se fera accompagnée d’un soldat de 19 ans, mitraillette au poing, français d’origine et arrivé en Israël à l’âge de 13 ans ; il nous a expliqué qu’il venait de passer son bac et faisait son service militaire de trois ans avant de poursuivre ses études en Israël.

Caveau des Patriarches côté juif – avril 2016