CONFERENCE/DEBAT




« HISTOIRE DU MOUVEMENT DES FEMMES AU MAROC »

Par Aïcha SAKMASSI

LE MARDI 10 SEPTEMBRE 2019

De 20h à 22h30

Carré des Services – 15 rue d’Arras 44800 Saint Herblain

Tram ligne 1 – arrêt Romanet

(La rencontre sera suivie d’un repas partagé)

Au Maroc plusieurs voix dont celle d'Aïcha Sakmassi s'élèvent pour obtenir l'égalité homme-femme dans l'héritage. 

Aïcha SAKMASSI

Fondatrice de « La Voix des Femmes Marocaines », association qui a pour objectifs de défendre les droits des femmes et des enfants, lutter contre les violences faites aux femmes, plaider pour la réforme des lois et pratiques pour une citoyenneté effective des femmes.

Elle participe à de nombreux colloques internationaux et est venue plusieurs fois à Nantes, à l’invitation de PLGJ, pour des rencontres et échanges entre les femmes des quartiers ici et à Agadir.

Aujourd’hui, elle va créer une structure pérenne à Agadir, pour l’accueil et l’hébergement de femmes en grande détresse.

Pour toute information contacter Pays de Loire Gaza Jérusalem

tél : 02 40 47 79 04 – mél : gazajerusalem@orange.fr

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ASSEMBLEE GENERALE STATUTAIRE DU 9 MARS 2019

 

L’assemblée générale de l’association s’est tenue le samedi 9 mars 2019, au Carré des Services à Saint Herblain, sous la présidence d’Annick RUPAUD.

Nombre de présents : 13

Pouvoirs : 29

Le quorum étant atteint, la séance est ouverte à 15 H 45.

En ouvrant la séance, Jean Claude VALOMET tient à rendre hommage à deux de nos militants, grands défenseurs de la cause palestinienne, qui nous ont quittés cette année : Christian DRONNEAU et Emile CHESNAIS qui fût pendant 15 ans le trésorier de l’association. L’assemblée observe une minute de silence en leur mémoire.

I – PROJET DE COMMUNIQUE

Jean Claude VALOMET donne lecture à l’assemblée d’un projet de communiqué proposé par le conseil d’administration sortant et présenté au vote des militants présents sur le débat actuel portant sur l’antisionisme et l’antisémitisme (annexe 1).

Le texte est adopté à l’unanimité et sera adressé à la presse locale, aux élus locaux et nationaux, au Ministère des Affaires Etrangères ainsi qu’au Président de la République.

II – BILAN D’ACTIVITES 2018

Marie-Françoise VIEAU présente les activités de l’association au cours de l’année 2018 : activités internes, activités externes ainsi que les missions et projets menés tant en Palestine qu’au Maroc.

Le bilan 2018 détaillé en annexe 2 est adopté à l’unanimité

III – RAPPORT MORAL

Il est présenté par Jean Claude VALOMET qui met en évidence notre investissement dans la vie associative en particulier à Nantes et Saint Herblain et la pérennité de nos projets en réponse à la demande de nos ami(e)s Palestinien(ne)s et Marocain(e)s par le biais de leurs associations.

Le rapport moral est adopté à l’unanimité (annexe 3)

IV – RAPPORT FINANCIER ET BUDGET 2019

Le rapport financier est commenté par la Trésorière Anne DOURY sur la base des documents suivants :

  • Bilan au 31/12/2018

  • Compte de résultat 2018

  • Projet de budget 2019

Le rapport financier et le budget 2019 sont adoptés à l’unanimité (annexe 4)

V – PROJETS 2019

  • En Palestine

Marie Françoise VIEAU présente le projet proposé par notre partenaire palestinien, l’Alliance Franco-palestinienne à Bethléem :

. Développement professionnel par le français pour des acteurs du tourisme et de l’hôtellerie (100 H – 15 participants) en vue d’obtenir le diplôme DFP B1 reconnu à l’international (coût : 4 770 euros).

Ce projet a reçu le soutien financier de ville de Saint Herblain ; un dossier complémentaire est en attente de décision auprès de la ville de Nantes.

En outre, l’association va poursuivre son soutien financier à l’accompagnement scolaire à Jérusalem-Est ainsi que le soutien, par l’envoi de courrier régulier, aux prisonniers politiques palestiniens détenus en Israël.

En outre, une nouvelle mission en Palestine en 2020 est en cours de préparation.

  • Au Maroc

L’année va être consacrée à la mise en œuvre du projet dans le domaine de la gériatrie avec « La Voix des femmes marocaines », partenaire à Agadir. Ce projet concerne les femmes en grande détresse.

Deux missions sont prévues sur place en mars et octobre 2019.

  • Activités de l’association

 

A Nantes comme à Saint Herblain, l’association poursuivra ses participations aux manifestations tout au long de l’année.

Les actions pour 2019 sont adoptées à l’unanimité (annexe 5)

VI – ELECTION AU CONSEIL D’ADMINISTRATION

L’assemblée générale reconduit les membres du conseil d’administration comme suit :

ALIMI Abdallah

BIGNON Josette

BILLY Bernard

GUILLET/DOURY Anne

RUPAUD Annick

VALOMET Jean Claude

VIEAU Marie Françoise

La séance statutaire est levée à 17 H.

Le Conseil se réunira le 15 avril pour élire le Bureau.

 

Annexe 1

COMMUNIQUE

Réunie en Assemblée générale à Saint Herblain le 9 mars 2019, l’association « Pays de Loire Gaza Jérusalem » a tenu à condamner fermement les actes infâmes commis à l’encontre de nos compatriotes de confession juive, preuve encore que le racisme et les relents du néonazisme sont toujours très présents dans certaines couches de notre société.

Il nous est insupportable d’apprendre la profanation de tombes, d’entendre des propos racistes ou de voir recouvert d’une croix gammée le visage de Mme Simone VEIL qu’il n’y a pas si longtemps la France reconnaissante faisait entrer au Panthéon.

Pour tous ces actes qualifiés d’antisémites, nous exigeons que des mesures soient prises par nos gouvernants envers les coupables.

Toutefois, les solutions ne doivent pas être laissées à la seule appréciation des politiques, les citoyens ont ici un devoir de vigilance et de pression par le biais de leurs associations.

Aujourd’hui, nous ne nous reconnaissons pas dans le débat qui se focalise sur l’antisémitisme qui serait, pour partie, alimenté par des défenseurs de l’antisionisme sans que chacun sans doute donne le même sens à ces mots.

« Pays de Loire Gaza Jérusalem » milite contre toutes les formes de racisme et pour l’amitié entre les peuples. C’est le fondement même de sa création en 1987 autour d’hommes et de femmes d’horizons divers et avec une même préoccupation celle de la paix au Moyen Orient avec, entre autres, la création d’un Etat Palestinien aux côtés d’un Etat israélien, selon les recommandations de l’ONU.

Pour cela serions-nous des antisémites à condamner ?

En France, la loi contre l’antisémitisme doit être appliquée et même renforcée notamment en milieu scolaire. L’idéologie du sionisme peut être contestée sans pour autant être antisémite. Bien des Juifs, même sionistes, contestent certains propos tenus par des radicaux et en Israël, bien des Juifs sont contre la colonisation en Cisjordanie ou contre le blocus à Gaza. Même certains ultrareligieux sont contre le rassemblement des Juifs sur une même terre, c’est pour eux l’affaire de Dieu.

Comme on le ferait pour n’importe quel autre pays, il est normal de contester la politique de l’actuel gouvernement israélien sans pour autant être accusé d’antisémitisme. Il faut traduire l’idéologie sioniste en droit pour ne pas compromettre le débat d’idées.

Ne nous trompons pas de combat.

 

Annexe 2

RAPPORT D’ACTIVITES 2018

Quelles ont été les activités de l’association depuis notre dernière assemblée générale tenue le 14 avril 2018  au sillon de Bretagne à Saint Herblain ?

1 – Activités internes

  • Le Conseil d’administration

Le Conseil d’administration s’est réuni tous les 1er mardis du mois, de 17 H à 19 H, dans les locaux de l’Espace retraités de St Herblain, pour examiner les affaires courantes, préparer nos participations à des réunions extérieures ou manifestations.

  • Le blog

A noter également que notre blog « paysdeloiregazajerusalem » est très régulièrement alimenté par des informations sur nos activités, des articles de presse sur notamment la situation en Palestine, sur les actions que nous menons à Agadir (Maroc) ou à Bethléem, Jéricho et Jérusalem Est.

  • Les courriers

Cette année nous avons interpellé le Président de la République à deux reprises sur la situation à Gaza. Nous tenons à la disposition de ceux qui le souhaiteraient ces courriers et les réponses qui nous ont été faites.

2 – Activités externes

  • Participation aux Instances extérieures :

Nous sommes membres des instances suivantes : Accoord Nantes (convention de partenariat avec la direction Accoord) et la présidence du conseil d’équipement, OMRIJ de St Herblain membre du CA), ASEC Sillon de Bretagne (membre du CA), Espace Retraités de St Herblain, Mémoire d’Outre-Mer (présidence d’honneur), Maison des Citoyens du Monde, Conseil des Etrangers Ville de Nantes, Plateforme des ONG en faveur de la Palestine (au niveau local et national).

A Agadir au Maroc : La Voie des Femmes Marocaines, Hayati. En Palestine : Lycée Ibrahimieh de Jérusalem Est. Pour rappel, notre président est citoyen d’honneur des villes d’Agadir et de Bethléem.

  • Participation aux Manifestation

Nous avons été présents (stands et témoignages) aux manifestations suivantes : Conférence sur la Palestine à Bouvron (15 avril), La Malina (2 juin), Scènes Vagabondes (19 juin), Conférence de la vie associative nantaise « Agir Ensemble » (16 juin), Forum des associations à St Herblain (27 juin), Forum des associations Ile de Nantes (8 septembre), Jour de Fête à St Herblain (15 et 16 septembre), réunion des associations à St Herblain (21 et 28 novembre), témoignages sur la Palestine à la Bibliothèque Paul Eluard de St Herblain (11 décembre).

Nous avons aussi été conviés à assister à la signature du pacte d’amitié entre le Conseil départemental 44 et le Gouvernorat palestinien de Jérusalem, pacte auquel se sont joints 18 collectivités du département. Grand moment de solidarité envers la Palestine et initiative unique de la part d’un département.

3 – Missions et actions en Palestine et au Maroc

. En Palestine :

Pour la 3ème année consécutive, une délégation de l’association a séjourné en Palestine du 12 au 20 novembre 2018, accompagnée d’un guide et ami Palestinien, avec un double objectif :

  • mieux appréhender sur place la situation des Palestiniens dans les Territoires sous occupation militaire israélienne (Jérusalem, Naplouse, Bethléem, Jéricho, Hébron) ou celle des Palestiniens citoyens israéliens (St Jean d’Acre, Haïfa, Jaffa)

  • rencontrer les partenaires avec lesquels nous menons des actions (Alliance franco-palestinienne de Bethléem, Maire de Jéricho, Co-directeur du Lycée Ibrahimieh de Jérusalem-Est). Nous avons pu aussi nous entretenir avec le responsable culturel du Consulat de France à Jérusalem Est.

Nos actions en 2018 :

  • A l’appel de l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP), nous avons participé – avec d’autres associations –

. au financement (500 euros) de la construction d’un château d’eau dans la bande de Gaza avec 4,4 kms de canalisations permettant de raccorder une centaine de fermes. Ces travaux sont terminés et ont été inaugurés le 12 mai.

. au financement (200 euros) du film « Razan, une trace de papillon » réalisé en hommage à la jeune infirmière palestinienne de 21 ans tuée à Gaza d’une balle explosive tirée par un sniper de Tsahal, alors qu’elle travaillait comme secouriste lors des manifestations du 1er juin dans le cadre de la Marche du retour.

  • Formation au français pour des jeunes de Jéricho en partenariat avec l’Alliance Française de Bethléem et le soutien financier du Conseil départemental 44. La formation a démarré en janvier 2019 avec 30 jeunes.

  • Développement professionnel par le Français à Bethléem dans les secteurs du tourisme et de l’hôtellerie pour permettre à des adultes en activités ou en recherche d’emploi de consolider leur carrière ou acquérir une meilleure compétitivité sur le marché du travail, par une formation qualifiante (couronnée par un diplôme reconnu par la Chambre de Commerce de Paris). Le financement de ce projet a reçu le soutien financier de la ville de St Herblain et un nouveau dossier a été déposé auprès de la ville de Nantes pour trouver un complément.

Sinon, l’association poursuit son parrainage de soutien scolaire auprès d’une classe du Lycée Ibrahimieh de Jérusalem-Est (900 euros). Nous soutenons aussi des Palestiniens, prisonniers politiques, en leur envoyant régulièrement des courriers.

. A Agadir (Maroc)

Comme chaque année, une délégation s’est rendue à Agadir en octobre 2018 et a rencontré nos partenaires locaux (La Voix des Femmes Marocaines, Hayati, Solidarités Amitié, association de retraités Ida Outanane). Ce séjour a aussi été l’occasion de célébrer les 30 ans de l’association et de participer à une réception officielle organisée au Consulat de France d’Agadir, réception à laquelle était présente également une délégation du Conseil départemental 44 menée par son Président.

En 2018, nous avons maintenu à Agadir, en partenariat avec les associations locales, le projet destiné aux femmes handicapées par une formation à l’art plastique, dans le but de rompre leur isolement et de leur apporter un soutien psychologique les aidant ainsi à surmonter leur handicap.

Nous avons aussi jeté les bases d’un projet qui devrait se réaliser en 2019 à l’initiative de l’association « La Voix des Femmes Marocaines ». Il s’agit de créer à Agadir une structure pérenne d’accueil et d’hébergement (jour et nuit) pour des femmes en grande détresse, avec en complément une formation dans le domaine de la gériatrie.

En conclusion, et au regard des activités réalisées, l’année 2018 est encore une année bien remplie.

Annexe 3

Rapport Moral 2018

La situation en Palestine a connu en 2018 – et subit aujourd’hui – un regain de violences, d’arrestations arbitraires, de démolitions de maisons (soit disant sans permis de construire). Nous dénonçons la saisie et les démolitions d’écoles en Cisjordanie ainsi que les perquisitions d’immeubles organisées par les colons sur les territoires palestiniens. Une situation sans précédent dans le silence complet de l’Europe et de la France.

Les rapports consulaires sont clairs : ils dénoncent cette répression sourde voulue par les militaires israéliens dépendant de la politique actuelle du gouvernement israélien à l’égard de l’occupé en particulier à Gaza – où chaque Vendredi les manifestants appellent à un retour chez eux. Les militaires répondent par la force en tuant ou blessant des civils ; la liste est lourde avec la complicité des responsables politiques occidentaux.

Notre association et ses militants continuent depuis des années à correspondre avec une quinzaine de détenus politiques. Nous avons dénoncé auprès de Mr le Président de la République Française la détention de mineurs Palestiniens sans jugement et souvent torturés.

En 2018 avons apporté un soutien financier à un projet agricole dans la bande de Gaza et le parrainage scolaire d’un groupe de jeunes en Cisjordanie

Notre association a répondu aux attentes de nos partenaires en Palestine dans des projets concrets que nous poursuivrons en 2019 et nous lançons un appel à nos sympathisants pour apporter leur soutien par des dons.

Au Maroc à Agadir le chômage se développe à grande vitesse surtout dans le secteur du tourisme. Nous avons pu maintenir notre projet de solidarité auprès les femmes handicapées dans le cadre d’une formation à travers l’art plastique et apporté une aide psychologique face au handicap notamment en recherchant des liens d’échanges ouvert à un large public féminin afin d’éviter l’isolement. Notre action est en lien avec nos partenaires associatifs tels que : « Femme Ensemble Agadir », Solidarité amitié « Hayati » pour la protection de l’enfance.

La mission 2018 va permettre, avec notre partenaire « La Voix des Femmes Marocaines », la réalisation d’une structure d’accueil et d’hébergement pour des femmes en grande détresse ainsi qu’une formation en gériatrie.

Notre association reste très attachée à son investissement dans l’organisation de la vie associative proposée par les villes de Nantes et de Saint-Herblain.

 

Annexe 5

Projets pour l’année 2019

EN PALESTINE

Bethlehem

Le projet de formation à la langue française pour des professionnels dans les secteurs tourisme/hôtellerie se met en place et se terminera dans le courant de l’année 2019, en coordination avec l’Alliance Française de Bethehem.

Jericho

Les cours de formation à la langue française ont commencé depuis le mois de janvier avec 30 jeunes inscrits. La formation est assurée par l’Alliance Française et l’accueil des professeurs par l’établissement.

Jerusalem Est

Poursuite de l’accompagnement scolaire.

Préparation d’une mission pour 2020 en lien avec nos partenaires Palestiniens, Palestiniens Israéliens et ONG israéliennes dans différentes villes choisies avec comme objectifs d’instaurer une continuité dans le dialogue et les échanges de jeunes en lien avec le lycée Ibrahimieh

Nous continuons la correspondance avec une quinzaine de détenus politiques Palestiniens

TUNISIE

El Jem

Nous participerons à l’accueil de deux professeurs travaillant auprès des malentendants, de El Jem – une semaine en formation à la Persagotière de Nantes financé par le conseil du département.

MAROC

Agadir

Nous suivrons la mise en place de la structure d’accueil et d’hébergement pour des femmes en grande détresse avec notre partenaire « La Voix des Femmes Marocaines » comme membre d’honneur concernant. Est prévue aussi une formation en Gériatrie.

Notre solidarité continuera dans le fonctionnement de l’association « Hayati pour la protection de l’enfance ».

Nous soutiendrons le projet d’Art plastique en privilégiant les femmes handicapées et la maison de la femme dans le Quartier Tardat Agadir.

Deux missions sont prévues fin mars et fin octobre 2019 pour le suivi des actions en charge par la mobilité et l’accueil bénévoles des partenaires.

ACTIVITES DE L’ASSOCIATION

Nantes

Avons signé une convention d’objectif avec la direction Accoord et assurons la présidence du conseil d’équipement Accoord ïle de Nantes

Participations à diverses manifestations dont : Scène Vagabonde à la Crapaudine (18 Mai), fête du quartier Accoord ile de Nantes, forums de la vie associative ville de Nantes et quartier ile de Nantes (septembre)

Saint—Herblain

Nous participerons aux CA de l’Omrij, Espace des retraités et aux différentes activités proposées par la vie associative de la ville de Saint-Herblain, avec un projet renouvelable dans la formation de la langue Française.

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Les femmes palestiniennes : une résistance, une résilience et un courage exceptionnel !

Par Ziad Medoukh. Publié le 7 mars sur sa page faceboook.

 

C’est difficile de décrire dans un seul article la détermination et la résilience des femmes palestiniennes où qu’elles soient ou de rendre hommage à ce courage exceptionnel de cette catégorie de notre société. C’est une lutte permanente pour un avenir meilleur d’une Palestine toujours à la recherche de sa liberté ; mais à l’occasion de la journée mondiale de la femme, les Palestiniens, qui ont un grand respect pour le rôle primordial joué par nos femmes palestiniennes, leur rendent un grand hommage.

Un grand hommage à la femme palestinienne : début de notre lutte, titre de notre détermination, origine de notre savoir, exemple de notre résistance, chant de notre espoir, remède à nos blessures, richesse de notre terre, lumière de notre mémoire, ange de notre histoire, symbole de notre paix, sens de notre identité, terre de nos ancêtres. Elle est l’avenir de notre grande Palestine de paix, d’espoir et de justice.

Les femmes de Palestine méritent tout notre respect, elles méritent des lois qui améliorent leur statut dans notre pays et pas seulement ce congé d’une journée décidée par le gouvernement palestinien depuis cinq ans, elles méritent notre admiration.

Les femmes palestiniennes connues pour leur détermination, leur ténacité, leur résistance, leur attachement à leur patrie, leur volonté, leur patience, mais surtout pour l’éducation d’une génération déterminée et confiante. Les femmes célèbrent ce 8 Mars 2019 dans un contexte particulier et une conjoncture difficile marquée notamment par la poursuite de l’occupation et de la colonisation dans les territoires palestiniens occupés, la poursuite des agressions israéliennes contre les civils palestiniens, le maintien du blocus israélien contre la bande de Gaza, la division palestinienne, et une situation humanitaire catastrophique dans cette prison à ciel ouvert, mais surtout par l’absence de perspectives pour toute une population palestinienne qui attend toujours une solution politique et la fin de l’occupation.

Même si en 2018, beaucoup de nos femmes palestiniennes ont eu des réalisations locales et internationales, l’année 2018 a connu la mort de plus de 30 femmes et jeunes filles palestiniennes assassinées par l’armée d’occupation israélienne, soit en Cisjordanie, soit dans la bande de Gaza lors de leur participation à la grande marche du retour, sans oublier l’arrestation de 20 femmes par les soldats israéliens en Cisjordanie

Les femmes palestiniennes, où qu’elles soient : en Cisjordanie, dans la bande de Gaza, dans les territoires de 1948 et dans l’exil, sont plus que jamais déterminées et espèrent comme toute notre population un lendemain meilleur, un lendemain de liberté et de paix, un lendemain de justice.

Les Palestiniens célèbrent cette journée mondiale de la femme avec une pensée particulière pour les mères de martyrs palestiniens tombés suite à des attaques et agressions israéliennes, pour les détenues toujours dans les prisons israéliennes, pour celles de Cisjordanie qui défient l’occupation. La colonisation et le mur d’apartheid, et pour les femmes de Gaza qui souffrent, comme toute la population civile, de ce blocus inhumain imposé depuis plus de treize ans par les forces de l’occupation. Malgré tout cela, elles participent activement dans les manifestations pacifiques tous les vendredis dans les zones tampons sur les frontières de la bande de Gaza pour dire non à l’injustice.

Nos femmes palestiniennes fêtent le 8 mars 2019 dans les larmes, la douleur, la souffrance et la peine. Elles pensent aux martyrs, aux blessés, aux prisonniers et à toute notre population civile qui subit au quotidien les mesures israéliennes atroces.

Les femmes palestiniennes, en première ligne du conflit, sont très engagées. Elles ont un rôle important dans notre société, elles continuent à se sacrifier pour que les enfants et les futures générations aient un plus bel avenir. Ce sont elles qui donnent à la Palestine ses héros. Elles endurent toutes les souffrances de leur patrie.

La femme palestinienne qui mène son combat sans relâche et avec dignité, a un courage exceptionnel, elle est à la fois la mère du martyr, la femme du prisonnier, la grand-mère des jeunes désespérés. Elle est toujours présente pour soutenir son mari, pour aider ses enfants, pour donner espoir et pour participer au développement d’une société en crise.

Elle est fortement investie dans la vie sociale, culturelle et économique, elle a un rôle essentiel dans la vie des familles, des villages, des villes, des camps, des quartiers, associations, et des organisations, elle est, en fait, un élément majeur de cohésion dans la société palestinienne.

75% des personnes qui fréquentent les universités en Palestine sont des femmes, et le taux de scolarisation chez les jeunes filles palestiniennes dépasse les 90 %.

Nous rendons un grand hommage aussi à toutes les femmes solidaires de notre cause juste, partout dans le monde, pour leur courage, pour leur mobilisation, et pour leurs actions diverses de soutien aux Palestiniens, dans leur lutte pour la liberté et pour la justice.

Vive les femmes palestiniennes, le combat de nos femmes et de toute notre population civile pour une Palestine libre se poursuit.

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L’antisionisme est une opinion, pas un crime

TRIBUNE PARUE DANS LE JOURNAL LIBÉRATION le 28 février 2019

Pour les 400 signataires de ce texte, l’antisionisme est une pensée légitime contre la logique colonisatrice pratiquée par Israël. Le fait qu’il serve d’alibi aux antisémites ne justifie pas son interdiction.

Monsieur le Président, vous avez récemment déclaré votre intention de criminaliser l’antisionisme. Vous avez fait cette déclaration après en avoir discuté au téléphone avec Benyamin Nétanyahou, juste avant de vous rendre au dîner du Crif.

Monsieur le Président, vous n’êtes pas sans savoir que la Constitution de la République énonce en son article 4 que « la loi garantit les expressions pluralistes des opinions. » Or, l’antisionisme est une opinion, un courant de pensée né parmi les juifs européens au moment où le nationalisme juif prenait son essor. Il s’oppose à l’idéologie sioniste qui préconisait (et préconise toujours) l’installation des juifs du monde en Palestine, aujourd’hui Israël.

L’argument essentiel de l’antisionisme était (et est toujours) que la Palestine n’a jamais été une terre vide d’habitants qu’un « peuple sans terre » serait libre de coloniser du fait de la promesse divine qui lui en aurait été donnée, mais un pays peuplé par des habitants bien réels pour lesquels le sionisme allait bientôt être synonyme d’exode, de spoliation et de négation de tous leurs droits. Les antisionistes étaient, et sont toujours, des anticolonialistes. Leur interdire de s’exprimer en prenant prétexte du fait que des racistes se servent de cette appellation pour camoufler leur antisémitisme, est absurde.

Monsieur le Président, nous tenons à ce que les Français juifs puissent rester en France, qu’ils s’y sentent en sécurité, et que leur liberté d’expression et de pensée y soit respectée dans sa pluralité. L’ignominie des actes antisémites qui se multiplient ravive le traumatisme et l’effroi de la violence inouïe dont leurs parents ont eu à souffrir de la part d’un Etat français et d’une société française qui ont largement collaboré avec leurs bourreaux. Nous attendons donc de vous que vous déployiez d’importants moyens d’éducation, et que les auteurs de ces actes soient sévèrement punis. Mais nous ne voulons certainement pas que vous livriez les juifs de France et leur mémoire à l’extrême droite israélienne, comme vous le faites en affichant ostensiblement votre proximité avec le sinistre « Bibi » et ses amis français.

C’est pourquoi nous tenons à vous faire savoir que nous sommes antisionistes, ou que certains de nos meilleurs amis se déclarent comme tels. Nous éprouvons du respect et de l’admiration pour ces militants des droits humains et du droit international qui, en France, en Israël et partout dans le monde, luttent courageusement et dénoncent les exactions intolérables que les sionistes les plus acharnés font subir aux Palestiniens. Beaucoup de ces militants se disent antisionistes car le sionisme a prouvé que lorsque sa logique colonisatrice est poussée à l’extrême, comme c’est le cas aujourd’hui, il n’est bon ni pour les juifs du monde, ni pour les Israéliens, ni pour les Palestiniens.

Monsieur le Président, nous sommes des citoyens français respectueux des lois de la République, mais si vous faites adopter une loi contre l’antisionisme, ou si vous adoptez officiellement une définition erronée de l’antisionisme qui permettrait de légiférer contre lui, sachez que nous enfreindrons cette loi inique par nos propos, par nos écrits, par nos œuvres artistiques et par nos actes de solidarité. Et si vous tenez à nous poursuivre, à nous faire taire, ou même à nous embastiller pour cela, eh bien, vous pourrez venir nous chercher.

Premiers signataires :
Gilbert Achcar universitaire
Gil Anidjar professeur
Ariella Azoulay universitaire
Taysir Batniji artiste plasticien
Sophie Bessis historienne
Jean-Jacques Birgé compositeur
Simone Bitton cinéaste
Laurent Bloch informaticien
Rony Brauman médecin
François Burgat politologue
Jean-Louis Comolli cinéaste
Sonia Dayan-Herzbrun sociologue
Ivar Ekeland universitaire
Mireille Fanon-Mendès France ex-experte ONU
Naomi Fink professeure agrégée d’hébreu
Jean-Michel Frodon critique et enseignant
Jean-Luc Godard cinéaste
Alain Gresh journaliste
Eric Hazan éditeur
Christiane Hessel militante et veuve de Stéphane Hessel
Nancy Huston
écrivaine
Abdellatif Laâbi écrivain
Farouk Mardam-Bey éditeur
Gustave Massiah économiste
Anne-Marie Miéville cinéaste
Marie- José Mondzain philosophe
Ernest Pignon-Ernest artiste plasticien
Elias Sanbar écrivain, diplomate
Michèle Sibony enseignante retraitée
Eyal Sivan cinéaste
Elia Suleiman cinéaste
Françoise Vergès politologue.

Liste complète des signataires disponible sur :https://bit.ly/2BTE43k

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nouvelles de l »association

BILAN DES DERNIERES MISSIONS DE L’ASSOCIATION

réception à la maison de quartier d’Al Houda (Agdir)
  • Agadir (Maroc) du 13 octobre au 7 novembre

Jean Claude Valomet   insiste sur l’action en cours d’élaboration dans le « domaine de la Gériatrie » avec notre partenaire sur place « La Voix des Femmes Marocaines ». Une demande de subvention sera déposée auprès de Conseil départemental 44.

Cette mission a aussi été l’occasion de célébrer les 30 ans de l’association et le partenariat mené avec la région d’Agadir en présence des associations et autorités locales ainsi que du Conseil départemental 44.

Un bilan a été transmis aux autorités.

  • Palestine et Israël du 12 au 20 novembre

Jean Claude et Marie-Françoise Vieau présentent le bilan de la mission en Palestine qui a été aussi l’occasion de mettre au point le projet « d’initiation français pour des Jeunes de Jéricho » en partenariat avec l’Alliance Française de Bethléem et le Conseil départemental 44 qui a accordé une subvention de 2 000 euros.

Le bilan de cette mission a été transmis au Conseil Départemental 44, à la Mission Palestine en France ainsi qu’au Consulat de France à Jérusalem Est.

Les participants qui venaient pour la première fois en Palestine sont prêts à témoigner et un mini-questionnaire leur sera adressé pour recueillir leurs impressions.

ACTION DU CONSEIL DEPARTEMENTAL 44 EN FAVEUR DE JERUSALEM EST

Le Conseil Départemental de Loire Atlantique qui mène de longue date des actions de coopération avec Jénine dans la Nord de la Cisjordanie, a décidé de conclure un pacte d’amitié avec le Gouvernorat de Jérusalem-Est.

Une cérémonie de signatures a eu lieu le 29 novembre dernier, journée annuelle de solidarité avec le peuple palestinien. Se sont associées à la signature de ce pacte 19 communes du département, étant précisé que le Gouverneur de Jérusalem, représentant de l’Autorité Palestinienne, n’avait pu faire le déplacement car il venait de se faire arrêter et emprisonner par l’armée israélienne.

Sinon notre association a regretté l’absence de la ville de St Herblain à cette cérémonie et un courrier a été adressé au Maire

fresque réalisée avec les habitants d’Agadir
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13/12/2018 Déclaration de Hagaï Elad, directeur général de B’Tselem, lors de la remise du Prix des droits de l’Homme, décerné par la République Française le 10.12.18 http://www.ujfp.org/spip.php?page=imprimir_articulo&id_article=6836 1/3 UJFP http://www.ujfp.org/spip.php?article6836 Déclaration de Hagaï Elad, directeur général de B’Tselem, lors de la remise du Prix des droits de l’Homme, décerné par la République Française le 10.12.18 mardi, 11 décembre 2018 / Hagaï Elad « Je me demande souvent si nous serions aujourd’hui capables, en tant qu’Assemblée des Nations, d’approuver la Déclaration universelle des droits de l’homme ? Je crains que non. » Ainsi s’est exprimée la chancelière allemande Angela Merkel, il y a quelques semaines.

« Je me demande souvent si nous serions aujourd’hui capables, en tant qu’Assemblée des Nations, d’approuver la Déclaration universelle des droits de l’homme ? Je crains que non. » Ainsi s’est exprimée la chancelière allemande Angela Merkel, il y a quelques semaines.
Aujourd’hui,
ce 10 décembre, journée internationale des droits de l’homme, marque le 70ème
anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Cette journée aurait pu être
une journée de célébration, mais face à la situation dans le monde, je préfère m’en tenir aux
propos inquiets de la chancelière.
Alors que des millions de personnes ne sont pas « libres et égaux en dignité et en droits »
(article 1) et sont atteints dans leur « droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de la personne »
(article 3), sans « }droit à un recours effectif devant les juridictions » (article 8), font « l’objet
d’immixtions arbitraires dans la vie privée » (article 12), n’ont pas  » le droit de circuler
librement » (article 13), n’ont pas « droit à une nationalité » (article 15), sont privés du « droit à la
liberté d’opinion et d’expression » (article 19) et ne peuvent en aucun cas « prendre part à la
direction des affaires publiques de leur pays » (article 21) – cette interrogation prend toute son
importance, non seulement vis-à-vis de la grandeur de la vision sur laquelle est basée la
Déclaration, mais aussi vis-à-vis de la douleur et de l’oppression causées par son non-respect.
Aujourd’hui, nous recevons, aux côtés de nos collègues de l’association palestinienne pour les
droits de l’homme Al Haq, le prix des Droits de l’homme, décerné par la République Française.
Les valeurs communes auxquelles nos deux associations croient sont celles de la Déclaration
des droits de l’homme. Ce sont des valeurs qui peuvent être le fondement de toute vie basée
sur l’honneur, l’égalité des droits, la liberté et la justice. La lutte pour la réalisation de ces
valeurs est encore longue et âpre. Est-ce que nous en sommes capables ?
Pour citer la Déclaration « ’il est essentiel que les droits de l’homme soient protégés par un
régime de droit. »Pour continuer notre œuvre, nous avons besoin de votre soutien
. Cette année, nous avons à plusieurs reprises démontré comment, malgré les tentatives du
Premier ministre et de ses émissaires, nous faisons entendre la voix des droits de
l’homme, clairement et sans crainte : en Israël, dans les territoires occupés et dans le
monde entier.
Soutenir B’tselem est la manière concrète de valider réellement ces valeurs
auxquelles nous croyons.
Est-ce que nous en sommes capables ? La réponse se trouve chez chacune et chacun d’entre
nous,
Cordialement

Hagaï Elad

Directeur général de B’Tselem

Hagaï Elad, directeur général de B’Tselem, lors de la remise du Prix des droits de lhomme, décerné par la République Française le 10.12.18
Publié dans Rencontres, échanges | Commentaires fermés sur 13/12/2018 Déclaration de Hagaï Elad, directeur général de B’Tselem, lors de la remise du Prix des droits de l’Homme, décerné par la République Française le 10.12.18 http://www.ujfp.org/spip.php?page=imprimir_articulo&id_article=6836 1/3 UJFP http://www.ujfp.org/spip.php?article6836 Déclaration de Hagaï Elad, directeur général de B’Tselem, lors de la remise du Prix des droits de l’Homme, décerné par la République Française le 10.12.18 mardi, 11 décembre 2018 / Hagaï Elad « Je me demande souvent si nous serions aujourd’hui capables, en tant qu’Assemblée des Nations, d’approuver la Déclaration universelle des droits de l’homme ? Je crains que non. » Ainsi s’est exprimée la chancelière allemande Angela Merkel, il y a quelques semaines.

Ahed Tamimi : « Nous n’en pouvons plus de l’occupation »

 

La jeune Palestinienne Ahed Tamimi, qui a fait huit mois de prison pour avoir giflé deux soldats israéliens, est en tournée en Europe. Euronews a rencontré l’activiste de 17 ans à l’occasion d’un meeting organisé jeudi près de Grenoble (France).

« J’appelle les jeunes européens à faire pression sur leurs gouvernements respectifs pour qu’ils interviennent en faveur de la question palestinienne. Qu’ils voient ce qui se passe réellement sur le terrain et qu’ils le fassent savoir sur les réseaux sociaux. J’appelle aussi au boycott d’Israël« , a déclaré l’adolescente.

« Nous étions très mal traités en prison, les gardiens étaient racistes envers nous. Ils diminuaient nos rations alimentaires et ne nous donnaient pas les choses essentielles dont nous avions besoin. Nous les filles étions à court de serviettes hygiéniques. C’était une souffrance physique et psychologique« , dénonce Ahed Tamimi, qui assure n’être liée à aucun parti politique.

« J’appelle les partis politiques palestiniens à s’unir pour l’intérêt national et non pour leurs intérêts personnels. En tant que nouvelle génération, nous n’en pouvons plus de l’occupation. Nous ne voulons pas que les générations suivantes vivent dans les même conditions. Nous devons nous unir pour nous débarrasser de l’occupation et récupérer nos terres« , poursuit-la militante,

La famille d’Ahed Tamimi a eu beaucoup de mal à quitter les territoires palestiniens assure l’association, qui évoque une traversée « toujours très humiliante » de la frontière jordanienne pour rejoindre l’aéroport d’Amman, les Palestiniens ne pouvant pas emprunter celui de Tel-Aviv.

Icône palestinienne

Salle pleine et standing ovation : ce soir-là à Grenoble, quelque 800 personnes ont accueilli en héroïne Ahed Tamimi. Une jeune fille dans l’audience n’a carrément pas pu retenir ses larmes. Accompagnée de sa famille, Ahed Tamimi est revenue sur ses conditions de détention et renouvelé son appel à mettre fin à toute la colonisation israélienne.

L’engouement qu’a suscité sa venue, dont elle avait déjà témoigné lors de son apparition à la Fête de l’Humanité, prouve la sympathie que suscite le parcours de cette adolescente chez les défenseures de la cause palestinienne. Celui d’une nouvelle génération de militants.

« Paradoxalement, l’extrémisme du gouvernement Netayahou et la levée des ambiguïtés du gouvernement américain dans ce conflit offrent une nouvelle opportunité, une nouvelle perspective de mobilisation non violente, qui vient relayer des générations qui se sont trouvées compromises par les enjeux des deux dernières décennies« , estime Willy Beauvallet, maître de conférence en Science politique à l’université Lyon 2.

A la fin de sa tournée, qui se poursuit en Belgique, en Grèce, en Espagne, en Algérie puis en Tunisie. Ahed Tamimi rentrera dans son village de Nabi Saleh, occupé par Israël depuis 50 ans.

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La famille Tamimi « interdite » de sortie de Palestine : Agissons!

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JUSQU’OU IRONT LES ACTUELS DIRIGEANTS ISRAELIENS ?

 

Sourds aux résolutions de l’ONU depuis 70 ans, les dirigeants israéliens violent allègrement le droit international sans d’ailleurs encourir la moindre sanction de la part de la « communauté internationale »,

Aveugles, ces mêmes dirigeants nient l’existence des 6,5 millions Palestiniens qui vivent aujourd’hui sur la Palestine historique soit autant que d’Israéliens de confession juive sur ce même territoire,

Mais aujourd’hui, ces dirigeants ne sont pas encore devenus muets…

Le 19 juillet, la Knesset a franchi une étape, criante de vérité.

Maintenant c’est clair : « la Terre d’Israël est la patrie historique du peuple juif « et de lui seul !

Adieu les propos tenus en 1948 lors de la création de l’Etat :

 

« L’Etat d’Israël favorisera le développement du pays pour le bénéfice de tous ses habitants ; il sera basé sur les préceptes de liberté, de justice et de paix enseignés par les prophètes hébreux ; il accordera pleine et totale égalité sociale et politique à tous ses citoyens sans distinction de race, de croyance et de sexe ; il garantira pleine liberté de conscience, de culte, d’éducation et de culture ; il assurera la sauvegarde et l’inviolabilité des Lieux Saints et des sanctuaires de toutes les religions et respectera la Charte des Nations Unies »

Maintenant aussi c’est clair : la notion de démocratie est abandonnée.

Depuis 7 ans que cette loi était en discussion entre « caractère juif » et/ou « démocratique », la notion de « démocratie » n’apparaît pas dans les 500 mots de la loi.

C’est peut-être ce qui a fait dire à Beny BEGIN, seul député du Likoud à s’être abstenu le 19 juillet : «le patriotisme sans les droits de l’homme dégénère en nationalisme ».

Reste encore une précision, celle des frontières de la « Terre d’Israël» : la prochaine étape ?

Doit-on comprendre que la loi en évoquant « la Terre d’Israël «  fait référence :

  • Aux frontières internationalement reconnues actuellement ?
  • A celles qui intègrent les terres palestiniennes sur lesquelles les colons se sont illégalement implantés ?
  • A celles qui annexent illégalement toute la Cisjordanie, territoire palestinien ? Auquel on peut rajouter le Golan, territoire syrien ?

C’est une question importante car avec la loi fondamentale, les non juifs deviennent des citoyens de seconde zone s’ils sont encore « acceptés » eu égard aux propos tenus par certains ministres du Gouvernement actuel :

  • La Ministre de la Justice : sur sa page Facebook, elle qualifie « l’ensemble du peuple palestinien… d’ennemi d’Israël » justifiant ainsi « sa destruction y compris ses vieillards, ses femmes, ses villes et ses villages »
  • Le Ministre de l’Education : « J’ai tué beaucoup d’Arabes, aucun problème avec ça »
  • Le Ministre de la Défense : « Les Israéliens arabes n’ont pas leur place ici. Ils peuvent prendre leur baluchons et disparaître…».

Sans commentaire.

Et la Bande de Gaza où s’entassent près de 2 millions de Palestiniens dont les trois quarts ont le statut de réfugiés, car chassés de leurs terres en 1948 lors de la création de l’Etat d’Israël ?

Faut-il attendre les suites données par la Cour Pénale Internationale qui a annoncé qu’elle allait engager la phase préliminaire dans la demande de saisine pour crimes de guerre déposée par l’Autorité Palestinienne contre Israël après la mort de 140 Palestiniens lors de la Marche du Retour dans la Bande de Gaza.

30 juillet 2018

 

Contacts :

Jean Claude VALOMET, Président de Pays de Loire Gaza Jérusalem

Marie-Françoise VIEAU, Secrétaire de PLGJ

 

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La France empêche deux bateaux de la « flottille de la liberté » d’entrer à Paris

Paris – Ma’an – La police française a empêché deux bateaux de la « Flottille de la liberté » se dirigeant vers Gaza de faire une halte à quai sur les rives de la Seine à Paris, ce dimanche, avant le départ de la flottille vers Gaza pour tenter de briser le siège israélien.

Des dizaines de partisans, agitaient des drapeaux palestiniens et scandaient des acclamations « Arrêtez le massacre contre les Palestiniens, » aux abords de la rivière pour accueillir deux des bateaux parmi les quatre qui composent la flottille qui passait à Paris, accompagnée par des bateaux de la police fluviale. Selon l’agence citée « Reuters ».

Taoufiq Tahani, président honoraire de l’Association France Palestine Solidarité, a déclaré que les bateaux avaient fait l’objet d’une fouille policière approfondie la veille pour les empêcher d’accoster à Paris.

« Nous avons été surpris, malheureusement, et nous ne savions pas que les eaux israéliennes commencent maintenant dans la Seine à Paris, ce qui est inconcevable. »

Les quatre bateaux de la flottille iront à Gaza et se rejoindront dans les eaux de la Méditerranée avant d’essayer d’approcher la côte en un seul convoi.

Israël impose un blocus maritime et terrestre à Gaza et a empêché d’autres bateaux d’approcher la côte de la bande de Gaza par le passé.

Traduction : Moncef Chahed pour l’AFPS

Bonjour

comme vous le savez, la flottille de la Liberté n’a pas pu accoster au pied de l’IMA comme prévu. La police fluviale, qui nous harcelait depuis le matin , nous en a vigoureusement empêchés.

Néanmoins, la présence tout le long du parcours de 3 à 4 vedette rugissantes (les queues de poisson à haute vitesse pour faire des vagues suffisantes pour faire tanguer les bateaux, nous mouiller voire nous déséquilibrer, ils connaissent) et gyrophares allumés a attiré l’attention des passants qui nous ont très souvent salués, le V de la victoire a émaillé les bords de Seine et les ponts ainsi que les bateaux. Nous avons été plus visibles que si nous avions pu mener à bien notre « croisière ».

Vu de l’eau, le rassemblement était impressionnant, avec les drapeaux et banderoles, les cris de colère et de soutien quand les zodiacs nous ont poussés de force loin du rivage.

Merci à toutes et tous qui avez participé à cette belle action de solidarité. Il faut maintenant lui faire le plus de publicité possible ce qui sera une façon de protéger nos amis sur les bateaux qui vont descendre vers Lyon.Ne doutons pas que Mme xxx, l’ambassadrice d’Israël (j’ai oublié son nom,et elle ne mérite d’ailleurs pas qu’on le retienne) fera à nouveau pression sur les autorités françaises, nationales et municipales, pour empêcher que s’exprime notre solidarité avec la Palestine.

Merci aux personnalités présentes, dont M. Lang, président de l’IMA, qui avait tenu à venir nous saluer et s’en est vu empêché par la force. Parce que même si la violence n’a pas été physique, ce déni d’expression, d’opinion et du droit humain de solidarité, est une violence inacceptable. Nous n’acceptons pas!

Bien cordialement à toutes et tous et à très bientôt des nouvelles de nos bateaux

Claude Leostic Présidente de la Plateforme nationale


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Quand la France organise la promotion d’Israël

Emmanuel Macron a invité le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou à Paris ce 5 juin. Il doit inaugurer une «saison France-Israël» prévue de juin à novembre dans plusieurs villes françaises. En jeu, l’image des dirigeants israéliens érodée par leur politique coloniale et guerrière, et le développement des relations économiques entre Paris et Tel-Aviv.

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Elle se nommait Razan Al-Najjar. Âgée de 21 ans, elle vivait, comme plus d’un million et demi de Palestiniens, dans l’étroit territoire de Gaza assiégé depuis plus de dix ans par Israël, et avait déjà connu trois offensives militaires dévastatrices. Devenue infirmière, elle a été assassinée vendredi 1er juin par un sniper israélien, alors que, vêtue de sa blouse distinctive, elle portait secours à l’un des nombreux participants de la « marche du retour et de la rupture du blocus » blessé par balle. Au lendemain de ses funérailles suivies par des milliers de Palestiniens, l’armée israélienne a de nouveau frappé plus de douze objectifs dans la bande de Gaza.

Plus de cent Palestiniens ont ainsi été tués depuis le début des manifestations le 31 mars dernier, la journée de l’inauguration de l’ambassade américaine à Jérusalem le 14 mai ayant été la plus meurtrière. Il y a eu aussi des milliers de blessés. Pourtant, ce mardi 5 mai, Emmanuel Macron reçoit une nouvelle fois à Paris le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, pour l’inauguration de la « saison croisée France-Israël », censée se tenir dans plusieurs villes françaises de juin à novembre. Comment comprendre une telle initiative française qui, pour beaucoup, fait figure de véritable provocation ?

2008, 2018 : Israël, invité d’honneur

« Il est des amitiés que ne peuvent altérer ni les turbulences de l’Histoire ni les profondes mutations que connaissent nos sociétés », plaide le président de la République dans la brochure de présentation de l’événement. Comme si les tirs de snipers sur des manifestants pacifistes et les bombardements relevaient de simples « turbulences » sans responsable. Et d’ajouter : « Il en va ainsi de l’amitié entre Israël et la France » muée en inclination pour son premier ministre. Le locataire de l’Élysée va même jusqu’à affirmer : « Elle est un point fixe et assuré dans un monde en mouvement, une constante de notre identité », évoquant une « osmose sur bien des thèmes » entre les deux pays. À condition, probablement, d’omettre le respect des droits humains et du droit international.

À condition aussi de mépriser l’histoire. Car cette série de manifestations publiques, qui va durer six mois, coïncide, comme tient à le rappeler le premier ministre israélien, avec le soixante-dixième anniversaire de la création d’Israël. Il s’agit pourtant aussi du soixante-dixième anniversaire de la Nakba, qui s’est traduite entre 1947 et janvier 1949 par l’expulsion de plus de 800 000 Palestiniens et par leur dépossession, les enfants de réfugiés devant toujours exiger le droit au retour que leur reconnait pourtant le droit international. C’est précisément ce que réclament les manifestants de Gaza, dont deux tiers de la population se compose de réfugiés. Or, du siège de Gaza aux milliers d’« unités d’habitations » qui se construisent en violation du droit dans les colonies israéliennes de Cisjordanie, la Nakba s’avère surtout un processus qui se poursuit et s’accélère aujourd’hui, selon le programme énoncé par l’ancien premier ministre d’Israël, Ariel Sharon, au début des années 1980 : « achever ce qui ne l’a été en 1948 ». Mais il n’en sera pas question dans les commémorations parisiennes. Emmanuel Macron reprend ainsi à son compte la ligne de conduite de Nicolas Sarkozy, lequel, dix ans plus tôt, avait fait de Shimon Pérès son premier invité diplomatique, venu inaugurer au printemps 2008 le Salon du livre dont Israël était alors l’invité d’honneur, dans l’omission volontaire de l’histoire, de l’actualité et du droit du peuple palestinien.

C’est que pour l’exécutif français, l’essentiel est ailleurs. Emmanuel Macron l’explicite dans la même brochure : d’une part, il s’agit de renouveler « l’image que nos nations se font chacune de l’autre » ; de l’autre, il entend tout faire pour « intensifier les échanges » entre les deux pays.

Un objectif de Tel-Aviv face au « BDS »

L’image d’Israël et de sa politique s’est en effet considérablement dégradée dans le monde, en Europe en particulier. En France, selon un sondage réalisé en mai par l’Institut français d’opinion publique (IFOP) pour l’Union des étudiants juifs de France (UEJF), 57 % des personnes interrogées ont une mauvaise image d’Israël, 71 % considèrent que ce pays « porte une lourde responsabilité dans l’absence de négociation avec les Palestiniens », 57 % qu’il « constitue une menace pour la stabilité régionale », et seulement 46 % qu’il « est une démocratie ».

En fait, un spectre hante Tel-Aviv : l’efficacité de la campagne internationale de boycott, désinvestissement et sanctions BDS ») lancée le 9 juillet 2005 par 172 ONG, organisations syndicales et politiques palestiniennes1 et reprise par les organisations anticoloniales israéliennes et le mouvement de solidarité dans le monde. Pour lutter contre l’impunité dont bénéficie Israël pour pérenniser sa politique, les citoyens se sont invités dans l’équation politique en organisant une campagne internationale non violente : le boycott des institutions et entreprises économiques, sportives ou culturelles israéliennes qui soutiennent l’occupation et la colonisation de la Palestine, le désinvestissement des entreprises impliquées dans cette occupation, et exigent des États de véritables sanctions contre Tel-Aviv, tant qu’Israël persistera à bafouer le droit international. Au point que les dirigeants israéliens qualifient le BDS de « menace stratégique ».

Car le mouvement BDS progresse, soutenu par des syndicats, tels le Congress of South African Trade Unions (Cosatu) en Afrique du Sud ou le Trades Union Congress (TUC) britannique, des organisations paysannes ou étudiantes, des églises… et marque des points. Des fonds de pension norvégiens, hollandais, américains…, des universités comme Harvard retirent leurs investissements d’entreprises israéliennes travaillant pour la colonisation. Véolia, qui a contribué à la construction du tramway reliant Jérusalem-Ouest à des colonies, finit par se désengager des transports israéliens. Nombre d’artistes refusent de cautionner la politique israélienne et annoncent ne pas se produire dans le pays tant qu’il violera le droit. L’ONU elle-même établit une liste d’entreprises participant, en contrevenant donc au droit, à la colonisation.

Tel-Aviv a donc décidé de créer un département spécial de « délégitimation du BDS », et d’investir un budget conséquent dans une contre-offensive idéologique à deux volets : tenter de retrouver une légitimité altérée, et tenter de décrédibiliser le mouvement de solidarité. Les initiatives notamment « culturelles » telles que la « saison » organisée en France s’inscrivent clairement de cette démarche.

Quant aux défenseurs du droit du peuple palestinien à l’autodétermination engagés dans le BDS, ils sont victimes d’une intense campagne visant à amalgamer leur combat à de l’antisémitisme. C’est tout particulièrement le cas en France. L’ambassade d’Israël s’est ainsi vantée de ne pas être étrangère au retournement de position de l’ancienne garde des sceaux Michèle Alliot-Marie, laquelle soulignait en mai 2009 que le boycott ne concernait que des produits israéliens d’importation avant d’affirmer en février 2010, au mépris des faits, qu’il s’agirait d’un boycott de produits cacher. En mai 2012, son successeur Michel Mercier a confirmé la circulaire qu’elle avait envoyée en février 2010 aux parquets, les enjoignant d’engager systématiquement des poursuites contre les partisans de BDS, allant jusqu’à accuser d’incitation à la haine antisémite ces militants de l’égalité des droits, de l’antiracisme et du droit international. Depuis, des dizaines d’entre eux sont passés devant les tribunaux. Les associations de défense des droits humains réclament le retrait des circulaires, et Frederica Mogherini, cheffe de la diplomatie européenne, pourtant opposée au BDS, a rappelé l’obligation des États membres de défendre la liberté d’expression. La Cour européenne des Droits de l’Homme (CEDH) a quant à elle transmis ses questions au gouvernement français à la suite de la requête déposée par onze militants.

Emmanuel Macron est d’autant moins revenu sur ces circulaires qu’il a au contraire franchi un pas supplémentaire en assimilant, après Manuel Valls, antisionisme et antisémitisme. Une affirmation proférée notamment en présence du premier ministre israélien à l’occasion de la commémoration de la rafle du Vel d’Hiv en juillet 2017, déclaration inédite de la part d’un président de la République, qui risque de laisser confondre juifs et sionistes ou thuriféraires de la politique de Tel-Aviv, et qui vise en fait à entraver sinon à interdire toute critique.

« Business as usual »

Pour Emmanuel Macron, la « saison France-Israël » revêt en outre un autre objectif : intensifier les relations économiques et stratégiques entre les deux pays. « Les investissements israéliens en France représentent 160 millions d’euros par an. C’est peanuts ! », a ainsi déclaré Bruno Le Maire, ministre de l’économie et des finances, à l’occasion du Festival DLD de Tel Aviv (rencontre internationale de l’innovation numérique) en septembre dernier, invitant également « toutes les compagnies françaises dans tous les secteurs (…) à investir davantage en Israël ».

D’un côté, les mots, de l’autre, les actes. D’un côté, Paris condamne la colonisation, rappelle la position française en faveur d’une solution politique fondée sur la coexistence de deux États, Israël et Palestine et condamne de même le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem. En même temps, il appelle les Palestiniens à prendre en compte le « plan de paix » américain, plaide pour une négociation en tête à tête entre occupants et occupés dont l’histoire a démontré la vacuité et soumet la reconnaissance par la France de l’État de Palestine à l’accord entre les parties, c’est-à-dire à sa reconnaissance préalable par les dirigeants israéliens qui la rejettent.

De l’autre, non seulement il refuse toute pression sur Israël, mais encourage au contraire le développement des liens tous azimuts avec ce pays. Une démarche commune à celle de ses partenaires de l’Union européenne (UE), dont la majorité des États membres entretiennent avec Tel-Aviv des liens commerciaux et économiques et des projets communs industriels, technologiques ou scientifiques (dont certains avec des prolongements militaires). L’UE représente ainsi le premier partenaire commercial d’Israël (avec 35,3 % de ses exportations) et l’a associé au projet « Horizon 2020 » de financement de la recherche et de l’innovation, entré en vigueur en 2014.

Au-delà des condamnations de principe, une telle orientation que concrétisent la saison France-Israël et la nouvelle invitation du premier ministre israélien s’avère bien plus qu’une provocation : elle constitue pour Tel-Aviv un encouragement à poursuivre dans son refus du droit et de la paix.

 

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Nous demandons l’annulation de la saison France-Israël

Signez l’appel ici

Monsieur le Président de la République,

Sous votre haut patronage, la République française s’apprête à lancer la « saison France-Israël 2018 ». Cet événement, lit-on,

« a […] pour ambition de montrer la vitalité de la relation bilatérale dans les domaines culturels et scientifiques, de marquer une nouvelle étape dans les relations économiques et de renouveler le regard que portent les Français sur Israël et les Israéliens sur la France ».

Bien plus,

« A travers plus de 400 événements dans les deux pays, la saison France-Israël 2018 résonnera dans une cinquantaine de villes en France et une vingtaine de villes en Israël autour de thèmes variés tels qu’innovation, sciences, économie, théâtre, danse, art contemporain, musique, éducation, cinéma, design, livre et débat d’idées ».

Cette inauguration aura lieu dans un contexte où le droit international dans les territoires palestiniens n’a jamais été aussi bafoué. L’extension des colonies se poursuit et l’ambassade des Etats-Unis a été transférée à Jérusalem. Que la « saison France-Israël 2018 » se déroule dans ces conditions est en soi inopportun, tant il est évident que cet événement participe d’une stratégie visant à redorer le blason d’un État dont la nature annexionniste n’est plus un secret pour personne.

Mais aujourd’hui, il serait inadmissible que cette « saison France-Israël » soit maintenue en dépit du dernier massacre de Gaza. Ce serait une atteinte irrémédiable à nos principes républicains et à nos valeurs de justice.

Citoyennes et citoyens français, nous ne pouvons accepter, dans les circonstances présentes, cette collaboration d’État à État entre la France et Israël. Nous ne pouvons nous soumettre à la normalisation avec un régime colonial bafouant les droits de l’Homme et les conventions internationales signées par la France.

Comment en effet pourrions-nous faire comme si de rien n’était ? Comme si des dizaines de jeunes gens n’avaient pas été assassinés de manière préméditée ? Comme si des centaines de manifestants demandant seulement le respect de leurs droits fondamentaux n’avaient pas été estropiés à vie ? Comme si le ghetto de Gaza ne courait pas le risque d’être purement et simplement liquidé, avec la complicité, active ou passive, de la communauté internationale ?

Pour cette raison, Monsieur le Président de la République, nous vous demandons de faire en sorte que la « saison France-Israël 2018 » n’ait pas lieu. Ne nous entretenons pas d’« éducation » ou d’« idées » avec un État qui a assassiné en quelques semaines plus de 110 jeunes gens épris de liberté et en a blessé ou mutilé plus de 8000. Envoyez un signal clair au gouvernement israélien en renonçant publiquement à la « saison France-Israël 2018 ». La société civile française ne saurait voir ces manifestations se tenir sans faire entendre sa désapprobation.

Signez l’appel ici

Premiers signataires

Ahmed Abbes, directeur de recherche au CNRS, Paris
Samir Abdallah, cinéaste
Eric Alliez, professeur à l’Université Paris 8
Viviane Baladi, directrice de recherches au CNRS, Paris
Jean Barge, professeur retraité Ecole polytechnique
Arnaud Beauville, professeur émérite à l’Université Côte d’Azur
Jacques Bordé, ancien directeur de Recherche au CNRS
Larbi Bouguerra, ancien directeur de recherche associé au CNRS, ancien attaché-assistant à la Faculté de Médecine de Paris
Remi Brulin, professeur, John Jay College of Criminal Justice, New York, USA
Bernard Caillaud, ingénieur général des Ponts, professeur à Paris School of Economics, Paris
Jean-Marc Capellero-Rabinovitz, co-président de l’UJFP
Christine Charretton, mathématicienne retraitée de l’Université de Lyon 1
Yves Chilliard, directeur de recherche à l’INRA, syndicaliste et responsable associatif
Elisabeth Cramer Bordé, professeur honoraire à l’Université de Versailles-St Quentin
Laurent Cugny, professeur à Sorbonne Université
Dominique Delande, directeur de recherche au CNRS, Paris
Ivar Ekeland, ancien président de l’Université Paris-Dauphine, ancien président du Conseil Scientifique de l’École Normale Supérieure
Elisabeth Fröchen, professeure agrégée de l’université, retraitée
Jacques Fröchen, professeur agrégé de l’université, retraité
Philippe Enclos, maître de conférences en droit à l’Université de Lille
Christophe Fouqueré, professeur à l’Université Paris 13
Claire Gallien, maîtresse de conférences à l’UPVM3 et chercheuse au CNRS, Montpellier
Catherine Goldstein, directrice de recherche au CNRS, Paris
Dominique Grange, chanteuse engagée
Julien Grivaux, chercheur au CNRS, Marseille
Michel Gros, chercheur au CNRS, Rennes
Eric Guichard, maître de conférences à l’Enssib, Université de Lyon, ancien directeur de programme au Collège international de philosophie
Alain Guiraudie, cinéaste
Imen Habib, animatrice de la Campagne BDS France
Eric Hazan, éditeur
Bertrand Heilbronn, président de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS)
Christine Huyghe, chercheure au CNRS, Strasbourg
Stéphanie Latte Abdallah, chercheure au CNRS, Paris
Jean-Marc Lévy-Leblond, professeur émérite de l’université de Nice
Roland Lombard, directeur de recherche émérite au CNRS, Paris
Kheridine Mabrouk, cinéaste
Jean-François Méla, ancien président de l’Université Paris 13
Michel Mietton, professeur émérite Université Lyon 3, Jean Moulin
Alain Mille, professeur émérite à l’Université Lyon 1
Pierre Nicodème, chercheur honoraire au CNRS
Joseph Oesterlé, professeur émérite à Sorbonne-Université
Josiane Olff-Nathan, retraitée de l’Université de Strasbourg
Ugo Palheta, sociologue
Guy Perrier, professeur émérite à l’Université de Lorraine
Dominique Plihon, professeur émérite à l’Université Paris 13 Sorbonne Paris Cité
Ghislain Poissonnier, magistrat
Marwan Rashed, professeur à Sorbonne Université
Roshdi Rashed, directeur de recherche émérite au CNRS, professeur honoraire à l’Université de Tokyo
Lionel Schwartz, professeur émérite à l’Université Paris 13
Eyal Sivan, cinéaste, professeur à Amsterdam University of Arts (AHK)
Pierre Stambul, co-président de l’UJFP
Annick Suzor-Weiner, professeure émérite à l’Université Paris-Sud
Taoufiq Tahani, universitaire, Président d’honneur de l’AFPS
Gérard Toulouse, ancien Directeur de Recherche au CNRS, Ecole Normale Supérieure
Tardi, dessinateur
Dror Warschawski, chercheur au CNRS, Paris

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« POURQUOI JE PARTICIPE À LA GRANDE MARCHE DU RETOUR À GAZA

 

 

 Fadi Abu Shammalah, New-York Times, 27 avril 2018

Tôt dans la matinée du 30 mars, mon fils Ali, âgé de 7 ans, a vu que je me préparais à sortir. C’était inhabituel pour un vendredi.
« Où vas-tu, papa? »
– « À la frontière. Participer à la Grande Marche du Retour. »
La Grande Marche du Retour est le nom donné aux 45 jours de protestation le long de la frontière
entre Gaza et Israël. Elle a commencé le 30 mars, le « jour de la terre » commémorant les massacres de six Palestiniens d’Israël qui avaient protesté contre les confiscations de terres en 1976, et se clôturera le 15 mai, jour du 70e anniversaire de la Nakba, qui commémore le déplacement massif de Palestiniens pendant la guerre de 1948 qui conduit à la création de l’État d’Israël.
« Puis-je venir avec toi? », a demandé Ali. Je lui ai dit que c’était trop dangereux. Si on en croyait les avertissements militaires israéliens, le risque que des manifestants non armés soient abattus par des tireurs d’élite israéliens était trop élevé. « Pourquoi y vas-tu si tu peux te faire tuer ? » s’empressa de demander Ali.
Sa question ne quittait pas mon esprit alors que je me rendais au campement près de la frontière à l’est de Khan Younis, la ville du sud de Gaza où je vis. Elle est restée dans mes pensées les vendredis suivants alors que je continuais à participer à la Marche, et elle y est encore présente maintenant.
Ma vie me ravit. Je suis le père de trois merveilleux enfants (Ali a deux frères, l’un de 4 ans, Karam et l’autre, Adam, vient de naître), je suis marié à une femme que je considère comme mon âme soeur.
Mes craintes ont été confirmées : 39 manifestants ont été tués depuis le début de la Marche, beaucoup par des tirs de snipers, y compris un gamin de 15 ans la semaine dernière et deux autres adolescents le 6 avril. Israël refuse de rendre les corps de deux de ces tués.
Des milliers d’autres ont été blessés. Les journalistes ont été visés ; 13 d’entre eux ont reçu des balles depuis le début des manifestations, y compris Yasser Murtaja, un photographe âgé de 30 ans et Ahmed Abu Hussein, 25 ans, qui est décédé mercredi des suites de ses blessures.
Alors pourquoi suis-je prêt à risquer ma vie en rejoignant la Grande Marche du Retour ?
Il y a plusieurs réponses à la question d’Ali. Je crois foncièrement à la stratégie de la Marche, mouvement de masse pacifique, conduit par des civils. J’ai aussi été impressionné par la façon dont le mouvement a uni le peuple palestinien de la Bande de Gaza, politiquement divisé. Et la Marche est un moyen efficace de mettre en évidence les conditions de vie insupportables auxquelles sont confrontés les habitants de la Bande de Gaza : quatre heures d’électricité par jour, l’indignité de voir notre économie et nos frontières soumises à un siège, la peur du bombardement de nos maisons.
Mais la raison principale pour laquelle je participe est que, dans quelques années, je veux pouvoir regarder Ali, Karam et Adam dans les yeux et leur dire : «Votre père faisait partie de cette lutte historique et non-violente pour notre patrie. »
Les médias occidentaux ont couvert la Grande Marche du retour en se focalisant sur les images de jeunes jetant des pierres et brûlant des pneus. L’armée israélienne décrit l’action comme une provocation violente du Hamas, une affirmation à laquelle de nombreux analystes ont aveuglément adhéré. Ces descriptions sont en totale contradiction avec mon expérience du terrain.
Des membres de l’Union générale des centres culturels de Gaza, organisation non gouvernementale dont je suis le directeur exécutif, ont participé aux réunions de préparation de la Marche, qui comprenaient des représentants de toutes les composantes de la société civile et politique de Gaza. A la frontière, je n’ai pas vu un seul drapeau du Hamas, une seule bannière du Fatah, ni d’affiche du Front populaire de libération de la Palestine, d’ailleurs – attirail répandu dans pratiquement toutes les autres manifestations auxquelles j’ai assisté. Ici, nous n’avons déployé qu’un drapeau – le drapeau palestinien.
Certes, les membres du Hamas participent à la Marche, car ils font partie de la communauté palestinienne. Mais cette participation indique peut-être qu’ils pourraient s’éloigner d’une
conception de la libération de la Palestine par des moyens militaires et qu’ils commenceraient à opter pour la protestation civile populaire et non armée. Mais la Grande Marche du Retour n’est pas l’action du Hamas. C’est la nôtre.
Et notre action est loin de se résumer à des pneus brûlés ou à des jeunes jetant des pierres sur des soldats stationnés à des centaines de mètres de là. La résistance dans les campements a été créative et belle. J’ai dansé le dabke, la danse nationale palestinienne, avec d’autres jeunes hommes. J’ai dégusté des spécialités culinaires traditionnelles, comme le msakhan (poulet rôti aux oignons, au sumac et aux pignons de pin) et le maftool (un plat à base de couscous). J’ai chanté des chants traditionnels avec d’autres manifestants et je me suis assis avec les anciens qui échangeaient des anecdotes sur la vie d’avant 1948 dans leurs villages natals. Certains vendredis, des cerfs-volants ont sillonné le ciel et d’autres vendredis, des drapeaux ont été hissés sur des perches de 25 mètres de haut pour être clairement visibles de l’autre côté de la frontière.
Tout cela se déroulait sous les lunettes de visée des fusils des tireurs d’élite israéliens stationnés à environ 700 mètres. Nous étions tendus, nous avions peur – en effet, il m’est arrivé de me trouver à proximité de personnes qui se faisaient tirer dessus et au milieu des nuages de gaz lacrymogènes – mais nous étions joyeux. Le chant, la danse, les récits, les drapeaux, les cerfs-volants et l’art culinaire sont plus que des symboles de notre patrimoine culturel.
Ils démontrent – clairement, résolument, passionnément et pacifiquement – que nous existons, que nous demeurerons, que nous sommes des êtres humains avec la dignité due aux êtres humains, et que nous avons le droit au retour dans nos foyers. J’ai envie de dormir sous les oliviers de Bayt Daras, mon village natal (ville palestinienne située à 30 kilomètres au nord-est de Gaza qui a été vidée de ses habitants en 1948 – ndt). Je veux montrer à Ali, Karam et Adam la mosquée dans laquelle mon grand-père a prié. Je veux vivre paisiblement dans ma maison familiale avec tous mes voisins, qu’ils soient musulmans, chrétiens, juifs ou athées.
Les habitants de Gaza ont subi une tragédie après l’autre : des vagues de déplacements massifs, la vie dans des camps de réfugiés sordides, une économie piratée, un accès restreint aux zones de pêche, un siège asphyxiant et trois guerres au cours de ces neuf dernières années. Israël a imaginé qu’une fois la génération qui a connu la Nakba disparue, les jeunes renonceraient à notre rêve de retour. Je crois que c’est en partie pour cela qu’Israël maintient Gaza au bord de la catastrophe humanitaire – nos vies réduites à une lutte quotidienne pour la nourriture, l’eau, les médicaments et l’électricité, nous ne serions plus en état de nous soucier de plus nobles aspirations. La Marche prouve que ma génération n’a pas l’intention d’abandonner les rêves de son peuple.
La Grande Marche du retour a galvanisé mon optimisme, mais je reste réaliste. La Marche, seule, ne mettra pas fin au siège et à l’occupation, ne résorbera pas l’énorme déséquilibre des forces entre Israël et les Palestiniens ni ne réparera les torts historiques. L’engagement se poursuit jusqu’à ce que tous les êtres humains dans la région puissent partager les mêmes droits. Mais je ne pouvais pas être plus impressionné par mon peuple ou être fier de lui – nous voir unis sous un même drapeau, avec une approbation quasi unanime des moyens pacifiques pour réclamer nos droits et affirmer notre humanité.
Tous les vendredis, jusqu’au 15 mai, je continuerai à aller aux campements pour envoyer un message à la communauté internationale décrivant les conditions désastreuses dans lesquelles je suis obligé d’élever mes fils. J’irai, jusqu’à ce que je puisse apercevoir nos terres – nos arbres – de l’autre côté de la frontière militaire alors que les soldats israéliens me surveillent derrière leurs armes.
Si Ali me demande pourquoi je retourne à la Grande Marche du Retour malgré le danger, je lui dirai ceci : J’aime la vie. Mais plus que ça, je t’aime, toi, Karam et Adam. Si risquer ma vie signifie que toi et tes frères aurez une chance de grandir, d’avoir un avenir digne, de vivre en paix avec vos voisins, dans un pays libre, alors c’est un risque que je dois prendre.

Fadi Abu Shammalah est le directeur exécutif de l’Union générale des centres culturels de Gaza.
KHAN YOUNIS, Bande de Gaza

 

 

Le 14 mai 2015 à Bethléem.

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Gaza. « Cela s’appelle un massacre

Le 2 avril 2018 – Par Gideon Levy

Le compteur de la mort s’égrenait dramatiquement. Une mort toutes les 30 minutes. Encore une fois. Un autre. Un de plus. Israël était occupé à préparer la nuit du Seder [Pâque juive]. Les chaînes de télévision ont continué à diffuser leurs bêtises.
« Les affrontements à la frontière de Gaza reprennent alors que des milliers de personnes assistent aux funérailles de 15 Palestiniens tués lors des manifestations de vendredi. » « Des images de Gaza montrent un manifestant tué dans le dos alors qu’il fuyait le mur de la frontière israélienne. »
Il n’est pas difficile d’imaginer ce qui se serait passé si un colon avait été poignardé – les reporters sur place ; les studios ce TV en pleine activité. Mais à Gaza, les Forces de défense israéliennes (IDF) ont continué à massacrer impitoyablement, à un rythme effrayant, alors qu’Israël célébrait Passover.
S’il y avait un problème, c’était parce que les soldats ne pouvaient pas célébrer le Seder. A la tombée de la nuit, le nombre de cadavres avait atteint au moins 15, tous sous l’effet de balles réelles, avec plus de 750 blessés. Des chars et des tireurs d’élite contre des civils non armés. Ça s’appelle un massacre. Il n’y a pas d’autre mot pour ça [1].
Le porte-parole de l’armée a apporté une note comique lorsqu’il a annoncé dans la soirée : « Une attaque par balles a été déjouée. Deux terroristes se sont approchés de la clôture et ont tiré sur nos soldats. » Cela est arrivé après la 12e victime palestinienne et qui sait combien de blessés.
Les tireurs d’élite ont tiré sur des centaines de civils, mais deux Palestiniens qui ont osé riposter contre les soldats qui les massacrent sont des « terroristes », leurs actions qualifiées d’« attaques terroristes » et la sentence : la mort. Le manque de conscience de soi n’a jamais atteint de telles profondeurs dans les IDF.
Comme d’habitude, les médias ont apporté leur épouvantable soutien. Après 15 morts, Or Heller sur Channel 10 News a déclaré que l’incident le plus grave de la journée avait été le tir des deux Palestiniens. Dan Margalit [journaliste de « relief »] a « salué » l’armée.
Israël a subi un nouveau lavage de cerveau et s’est assis pour un repas festif [repas de Seder] dans un esprit d’autosatisfaction. Et puis les gens récitaient « Répands Ta fureur sur les nations qui ne Te connaissent pas », impressionnés par la propagation des plaies et s’enthousiasmant pour la mort des premiers-nés (la 10e plaie d’Egypte « …tous les premiers-nés moururent dans le pays d’Egypte », Exode).
Le Vendredi saint chrétien et la nuit du Seder juif sont devenus un jour de sang pour les Palestiniens de Gaza. On ne peut même pas parler de crime de guerre parce qu’il n’y a pas eu de guerre là-bas.
Le test par lequel les IDF et l’indifférence pathologique de l’opinion publique devraient être jugés est le suivant : que se passerait-il si des manifestants juifs israéliens, ultraorthodoxes ou autres, menaçaient d’envahir la Knesset ? Des tirs aussi insensés à balles réelles depuis des chars ou par des tireurs d’élite seraient-ils compris par le public ? L’assassinat de 15 manifestants juifs passerait-il sous silence ? Et si plusieurs dizaines de Palestiniens parvenaient à
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Gaza. « Cela s’appelle un massacre »
entrer en Israël, cela justifierait-il un massacre ?
L’assassinat de Palestiniens est accepté en Israël plus légèrement que l’assassinat de moustiques. Il n’y a rien de moins cher en Israël que le sang palestinien. S’il y avait cent ou même mille morts, Israël « saluerait » encore les IFD. C’est l’armée dont le commandant, le bon et modéré Gadi Eisenkot, est reçu avec une telle fierté par les Israéliens. Bien sûr, dans les entretiens avec les médias au moment des Fêtes, personne ne lui a posé de questions sur le massacre prévu et personne ne lui posera la question maintenant non plus.
Mais une armée qui s’enorgueillit d’avoir tiré sur un agriculteur travaillant sur sa terre, en montrant la vidéo sur son site Web afin d’intimider les Gazaouis ; une armée qui dresse des chars d’assaut contre des civils et se vante d’une centaine de tireurs d’élite qui attendent les manifestants, une telle armée a perdu toute décence. Comme s’il n’y avait pas d’autres mesures. Comme si les IDF avaient l’autorité ou le droit d’empêcher les manifestations à Gaza, menaçant les chauffeurs de bus de ne pas transporter les manifestants sur un territoire où l’occupation a pris fin depuis longtemps, comme tout le monde le sait.
Des jeunes hommes désespérés se faufilent depuis Gaza, armés d’armes ridicules, marchant sur des dizaines de kilomètres sans blesser personne, n’attendant que d’être pris pour échapper à la pauvreté de Gaza dans une prison israélienne. Cela ne touche la conscience de personne non plus. L’essentiel est que les IDF présentent fièrement leurs prises. Le président palestinien Mahmous Abbas est responsable de la situation à Gaza. Et le Hamas, bien sûr. Et l’Egypte. Et le monde arabe et le monde entier. Mais pas Israël. Il a quitté Gaza et les soldats israéliens ne commettent jamais de massacres !
Les noms ont été publiés le soir. Un homme se levait de ses prières, un autre a été abattu alors qu’il s’enfuyait. Les noms ne vont ébranler personne. Mohammed al-Najar, Omar Abu Samur, Ahmed Odeh, Sari Odeh, Bader al-Sabag. Cet espace est trop petit, à notre grande horreur, pour énumérer tous leurs noms.
(Article publié dans le quotidien Haaretz, en date du 1er avril 2018 ; sous la rubrique Opinion ; traduction A l’Encontre )
[1] « La presse israélienne et surtout internationale utilise couramment la phrase « Palestiniens morts dans des clashes (ou dans des
confrontations) », mais on peine pourtant à trouver des exemples d’incidents de ce type le 30 mars : les deux parties n’ont jamais été en contact
direct. On notera aussi que pas une seule roquette n’a été tirée ce vendredi noir. L’armée israélienne, le lendemain des faits à 13 heures, a tweeté ceci : « Hier, nous avons vu 30’000 personnes ; nous étions préparés avec des
renforts dosés. Rien n’a été fait de manière incontrôlée ; tout fut précis et mesuré, et nous savons où chaque balle est allée. » Bizarrement,
quelques minutes à peine après l’émission de ce tweet, il était retiré. Un doute était-il né sur sa pertinence, voire sur ses conséquences juridiques
potentielles ? » (Baudoin Loss, dans le quotidien Le Soir, daté du 3 avril 2018)

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Une Israélienne et une Palestinienne giflent un soldat. Devinez qui est toujours en prison ?

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Notre conception des échanges associatifs dans les relations internationales

Notre objectif est de susciter un large échange culturel propre à développer compréhension, amitié et tolérance entre tous les peuples bordant la Méditerranée.
Nous tenons à pérenniser les échanges durablement dans la réciprocité.
Il est important de mettre tout en œuvre pour partager nos savoir-faire.
Ce sont des outils indispensables dans la promotion de la citoyenneté et de notre formation sur le terrain.

Nos solidarités ont pour priorité le lien social et culturel.
Nous nous sommes engagés à développer les rencontres entre jeunes, associations féminines, retraités en Palestine et à Agadir en ayant pour but de construire et de renforcer ensemble les liens d’amitiés.
C’est dans la stabilité des relations que se forge un véritable dialogue entre le 2 rives de la Méditerranée et qui favorise un vrai partenariat permettant la disparition des malentendus et d’extirper la peur de l’autre.

Notre rôle de bénévole est de casser cette peur en créant des passerelles d’échanges afin d’instaurer un climat de confiance et de coopération.

Photo de la réception avec le Maire de Bethléhem

Réception avec le Maire de Bethléhem
Cliquez sur l’image pour l’agrandir

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LE FRANÇAIS S’APPREND A JERICHO !

Grâce à un partenariat de longue date entre l’Alliance Française de Bethléem et notre association, Pays de Loire Gaza Jérusalem, et avec le soutien financier du Conseil Départemental de Loire Atlantique, la langue française s’apprend avec succès à Jéricho.

En mettant en place ce projet, nous avons répondu à une demande locale de la municipalité de Jéricho et aussi des familles.

L’apprentissage de la langue peut permettre à des jeunes palestiniens de poursuivre leurs études dans des pays francophones mais elle peut aussi être utile à développer dans les métiers du tourisme car Jéricho est une ville qui se visite.

Ce sont ainsi 12 jeunes de 10 à 14 ans et un adulte de 30 ans qui ont suivi des cours de français entre 6 février et le 30 avril 2019, à raison de 2 heures par semaine.

Une cérémonie de clôture a eu lieu en présence des familles, de la Directrice de l’Alliance Française et du Maire de Jéricho que nous avions rencontré en novembre dernier pour mettre en place le projet.

A poursuivre à la demande générale !

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Appel à dons pour la rencontre amicale entre l’équipe des amputés de Gaza et l’équipe futsal de l’ACA

L’association Corsica Palestina crée l’événement à Ajaccio les 26 et 27 juin 2019 : une rencontre sportive amicale entre l’équipe de football des amputés de Gaza et l’équipe futsal de l’ACA.

Cet événement sportif et festif est parrainé par Pascal Olmeta et reçoit le soutien de nombreuses personnalités du monde sportif, culturel et politique corse.

Ces joueurs ont été blessés lors des « marches pour la liberté », marches qui réunissent des milliers de Palestiniens tous les vendredis depuis le 30 mars 2018. Ils y on perdu un bras ou une jambe à la suite de tirs à balles explosives.

Corsica Palestina donne la parole à ces amputés qui témoigneront de leurs conditions de vie à Gaza.Ils raconteront les « marches pour la liberté » et les circonstances de leurs blessures. Ils feront part de l’espoir qu’ils fondent dans le football.

Ils seront à Ajaccio, au CSJC (ex CREPS) du 25 au 28 juin 2019.
Vous êtes tous bienvenus pour venir les encourager et les saluer lors du match et de la grande soirée festive du 27 juin !

Pascal Olmeta parrain de cette rencontre sportive
Pascal Olmeta, notamment vainqueur de la Ligue des Champions en 1993 avec l’Olympique de Marseille et Champion de France en 1991, 1992 avec l’Olympique de Marseille, nous fait l’honneur de parrainer cet événement unique en Corse, au nom du sport et de l’espoir qu’il apporte à ces jeunes.

Ils soutiennent l’événement et nous tenons à les remercier vivement :
André Di Scala, président de la Squadra Corsa
Antoine Exiga, président du volley GFCA
Yannick Boutry, l’arbitre international de ligue 1

Ainsi que de nombreuses personnalités politiques, sportives et culturelles.

Corsica Palestina association caritative et humanitaire depuis 2009

Créée par plusieurs militants dont Vincent Gaggini à la suite de l’opération « plomb durci », l’association a pour objectif l’information et la sensibilisation à la situation de la Palestine et des palestiniens.
L’association conçoit et met en œuvre des opérations de coopération, de partenariat avec les ONG, notamment palestiniennes, d’interventions humanitaires en Palestine depuis la Corse. Elle compte à son actif de nombreux événements organisés à Ajaccio.

Une levée de fonds pour financer le voyage et les déplacements de l’équipe des amputés de Gaza :

A l’occasion de cet événement, l’association Corsica Palestina lance une campagne de crowdfunding qui servira à financer les voyages et déplacements de l’équipe de Gaza jusqu’en Corse.

Mais aussi pour financer les actions à Gaza de Handicap International.
Vos dons, une fois les frais de l’événement couverts, seront intégralement reversés à Handicap International. … Corsica Palestina soutient l’action de Handicap International qui travaille en Palestine depuis 1996 « avec pour mandat principal de soutenir les organisations de personnes handicapées ».

Le programme de l’événement

mercredi 26 juin :
• rencontres, échanges avec le milieu sportif et les médias • entraînement • conférence /débat au CSJC (ex CREPS) : les joueurs et les encadrants témoigneront sur les conditions de vie à Gaza, les rassemblements pacifiques, les blessures, les soins les prothèses.

jeudi 27 juin :
• match : rencontre amicale avec l’équipe futsal de l’Athletic club d’Ajaccio • soirée festive avec repas et groupes musicaux.

L’équipe Futsal de l’ACA

Pour faire un don:

Vous avez la possibilité de verser par chèque à l’ordre de Corsica Palestina :
 
                                                       Corsica Palestina
                                                             Pratu Tondu
                                                  20167 Sarrola Carcopino
 
          Soit cliquer sur le lien ci-dessous et suivre les instructions d’accès :
 
                                  https://www.move.corsica/fr/gazafoot

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