Notre conception des échanges associatifs dans les relations internationales

Notre objectif est de susciter un large échange culturel propre à développer compréhension, amitié et tolérance entre tous les peuples bordant la Méditerranée.
Nous tenons à pérenniser les échanges durablement dans la réciprocité.
Il est important de mettre tout en œuvre pour partager nos savoir-faire.
Ce sont des outils indispensables dans la promotion de la citoyenneté et de notre formation sur le terrain.

Nos solidarités ont pour priorité le lien social et culturel.
Nous nous sommes engagés à développer les rencontres entre jeunes, associations féminines, retraités en Palestine et à Agadir en ayant pour but de construire et de renforcer ensemble les liens d’amitiés.
C’est dans la stabilité des relations que se forge un véritable dialogue entre le 2 rives de la Méditerranée et qui favorise un vrai partenariat permettant la disparition des malentendus et d’extirper la peur de l’autre.

Notre rôle de bénévole est de casser cette peur en créant des passerelles d’échanges afin d’instaurer un climat de confiance et de coopération.

Photo de la réception avec le Maire de Bethléhem

Réception avec le Maire de Bethléhem
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Être député arabe en Israël, un « défi permanent »

Les descendants des Palestiniens restés lors de la création de l’État hébreu représentent aujourd’hui 17,5 % de la population.

L’Orient le Jour avec AFP, mardi 14 février 2017

Des dirigeants politiques arabes israéliens en campagne pour les élections législatives le 24 février 2015, à Nazareth. Ahmad Gharabli/AFP

Arabes, citoyens israéliens, se revendiquant également pour beaucoup comme Palestiniens, mais aussi élus de l’État hébreu : les députés arabes au Parlement israélien se retrouvent régulièrement pris en étau. Une position difficile à tenir et de plus en plus inconfortable, assurent-ils.

C’est un paradoxe : en 2015, ils ont enregistré leur plus large victoire en remportant 13 sièges sur les 120 de la Knesset, le Parlement israélien ; mais depuis, ils ne se sont jamais sentis autant visés et impuissants.

Ces derniers mois, ces députés ont notamment vu leurs collègues débattre de la possible interdiction de l’appel à la prière musulmane. Cette loi vise, selon eux, tout particulièrement les Arabes israéliens, les descendants des Palestiniens restés sur leur terre à la création d’Israël, qui représentent aujourd’hui 17,5 % de la population, mais affirment être traités en citoyens de seconde zone. Il y a ensuite eu la loi sur la légalisation de la saisie de terres palestiniennes au profit des colons israéliens. Choqués, souvent vindicatifs, ils ont participé aux débats sans pouvoir faire pencher la balance.

Et certains d’entre eux estiment désormais qu’« il y a certaines lois que nous sommes dans l’obligation de ne pas respecter », affirme Ahmad Tibi. « C’est un défi permanent : la Knesset est de plus en plus extrémiste et ce n’est pas facile pour nous d’y siéger », témoigne ce député élu pour la première fois en 1999 et quatre fois réélu. L’actuelle mandature « est la pire » car elle se déroule sous un gouvernement « extrémiste de droite ». Avec de nombreux collègues, assure-t-il, « on ne se salue pas, on ne se parle pas ».

Lors des législatives de 2015 qui ont porté au pouvoir la coalition la plus favorable à la colonisation, les Arabes israéliens ont pour la première fois depuis la création d’Israël en 1948 décidé de former un front commun.

« Pas parler en arabe »

Ils se sont regroupés au sein de la Liste arabe unie, une coalition rassemblant des islamistes aux communistes. Avec 12 députés arabes et un juif, elle est la troisième force d’opposition, mais reste fragilisée par ses divisions internes. Cinq autres Arabes israéliens siègent à la Knesset dans différents partis dont certains de la majorité.

Associés aux Palestiniens, les députés arabes ont senti des pics de tension au moment des trois offensives menées par Israël contre Gaza. À ces moments, affirme M. Tibi, ses collègues « ne voulaient pas entendre le point de vue arabe, ni même entendre parler en arabe, ils voulaient qu’on se fonde dans le consensus ». Récemment, le chef de la coalition gouvernementale à la Knesset, David Bittan, les a accusés de « représenter les intérêts palestiniens » plutôt que ceux d’Israël. Mais Abdallah Abou Maarouf, député de la minorité druze, défend son « droit légitime en tant que citoyen » de chercher à « changer la politique de discrimination anti-Arabes en Israël ». M. Tibi assure avoir été la cible d’appels à la violence. Le très nationaliste ministre de la Défense Avigdor Lieberman a appelé à le « faire passer devant un peloton d’exécution », car « nous sommes des terroristes et des ennemis de l’État », raconte-t-il.

Procédure inédite

Son collègue Bassel Ghattas fait désormais l’objet d’une procédure sans précédent. Son immunité parlementaire a été en partie levée par la Knesset parce qu’il est accusé d’avoir fait passer des téléphones à des détenus condamnés à de lourdes peines. Zeev Elkin, ministre de l’Environnement, également en charge de la très sensible question de Jérusalem dans le gouvernement de Benjamin Netanyahu, a rassemblé 72 signatures réclamant l’éviction de M. Ghattas. La loi israélienne prévoit qu’un tel vote peut être inscrit à l’ordre du jour si au moins 70 signatures sont rassemblées. Ce n’est jusqu’ici jamais arrivé. Le conseiller juridique du gouvernement a lui aussi réclamé que des poursuites soient engagées contre le député. Une requête « illégale » aux yeux d’Adala, ONG de défense des droits des Arabes israéliens, dans la mesure où n’a pas été accordé à M. Ghattas le délai légal pour répondre aux accusations qu’il réfute.

Pour autant, les députés arabes marquent parfois des points. Comme l’a fait la féministe Aïda Touma, qui est devenue la première femme, mais aussi la première Arabe, à présider une commission permanente à la Knesset : celle des femmes.

Majeda EL-BATSH/AFP

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Critiquer Israël, est-ce de l’antisémitisme ?

                                           

 

 

On entend souvent dire : « dénoncer la politique israélienne, c’est être antisémite ». Le mot « antisémitisme » date du XIXe siècle et désigne la haine très ancienne des juifs, née en Europe dès le Moyen-Âge à cause de l’Église chrétienne, qui les accusait d’avoir tué Jésus-Christ. Elle a entraîné l’oppression des juifs dans toute l’Europe pendant près de deux mille ans, pour aboutir au génocide de six millions d’hommes, de femmes et d’enfants par les nazis durant la seconde guerre mondiale.

Traiter quelqu’un d’antisémite est donc une accusation très lourde. Comme les dirigeants d’Israël présentent eux–mêmes leur État comme un « État juif », critiquer Israël et critiquer les juifs, ce serait pareil. Mais « juif » et « Israélien », est-ce vraiment la même chose ? Non, loin de là. Depuis sa création en 1948, Israël n’a pas attiré la majorité des gens considérés comme juifs, qui restent citoyens d’autres pays.

Tous les juifs soutiennent-ils la politique israélienne ? Non. Même en Israël, il existe des opposants à la politique du gouvernement actuel, qui consiste à accélérer l’occupation des territoires palestiniens et empêcher la naissance d’un État palestinien. Dénoncer cette politique, ce n’est pas critiquer « les juifs », mais ceux qui dirigent aujourd’hui Israël, et qui sont très marqués à droite, voire à l’extrême droite. Ce sont eux qui affirment que dénoncer leur politique, c’est être antisémite, et que cela signifie qu’on souhaite la disparition de tous les juifs, en Israël ou ailleurs.

En réalité, Israël est un État, avec un gouvernement, et sa politique peut donc être examinée, appréciée, discutée, comme celle de n’importe quel autre État et de n’importe quel autre gouvernement dans le monde.

Pierre Prier            Journaliste

Orient XXI 

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Cisjordanie: des colons israéliens acceptent de quitter l’avant-poste d’Amona

 

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Un colon israélien prie dans l’avant-poste d’Amona, en Cisjordanie, le 18 décembre 2016.

 

C’est l’organisation « La paix maintenant » qui le révèle. Les autorités israéliennes ont donné le feu vert à la construction de 98 nouveaux logements dans une colonie de peuplement du nord de la Cisjordanie et dans une zone industrielle israélienne près de la ville de Ramallah.

En fait, indique l’ONG, le nombre pourrait monter jusqu’à 300 logements. Yariv Oppenheimer est l’un des dirigeants de l’organisation : « Malgré ses déclarations en faveur de la paix lors des funérailles de Shimon Peres – Benyamin Netanyahu continue de promouvoir de nouvelles colonies dans le coeur de la Cisjordanie. C’est une nouvelle preuve que Netanyahu n’a pas l’intention de mettre en place une solution à deux Etats ».

Il s’agit en fait de reloger les habitants de l’avant poste d’Amona à proximité de la colonie d’Ofra où vit une cinquantaine de familles. La Cour suprême israélienne a ordonné l’évacuation, d’ici à fin 2016, de cette implantation construite dans les années 1990 sans autorisation sur des terres privées palestiniennes.

Le ministre de la Défense, Avigdor Liberman, avait assuré qu’il mettrait à exécution cet ordre de justice. « Nous sommes un pays de droit », a-t-il proclamé. Dans le passé, la destruction de quelques bâtiments provisoires d’Amona avait provoqué de violents incidents entre la police israélienne et les résidents de l’implantation.

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Manifestation contre le démantèlement d’une colonie israélienne de Cisjordanie occupée

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Vue de la colonie sauvage d’Amona, en Cisjordanie, non-reconnue par l’Etat hébreu

Des centaines de personnes ont manifesté mardi soir à Jérusalem contre le démantèlement prévu d’ici au 25 décembre de la colonie israélienne d’Amona en Cisjordanie occupée, a constaté un journaliste de l’AFP.

Environ 500 manifestants, en majorité des jeunes, dansaient et chantaient près de la résidence privée du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, l’appelant à empêcher le démantèlement ordonné par la Cour suprême israélienne d’Amona, colonie illégale au regard des lois israéliennes.

Une quarantaine de familles sont installées dans cette colonie établie près de Ramallah, sur une terre privée palestinienne. Amona est une colonie dite sauvage, donc illégale non seulement aux yeux de la communauté internationale mais aussi au regard des lois qu’Israël applique en Cisjordanie. La colonie d’Amona n’a pas été inclue dans le projet de loi voté la semaine dernière en première lecture et destiné à légaliser des logements construits en Cisjordanie sur des terres palestiniennes privées.

« Amona est un symbole », affirme Haïm Goldberg, un manifestant de 16 ans, vivant dans une colonie sauvage. « Renoncer à Amona c’est renoncer aux autres endroits et on ne pourra plus stopper le mouvement ». Le ministre de l’Education, Naftali Bennett, chef du parti nationaliste religieux Foyer juif qui s’opposait à l’évacuation des 40 familles d’Amona, serait parvenu à un compromis avec M. Netanyahu, selon les médias, pour reloger ces familles à quelques centaines de mètres de l’actuel emplacement de la colonie.

« Il faudrait remplacer les juges de la Cour suprême qui ont pris des décisions biaisées à gauche », accuse Israel Evenchen, un manifestant de 61 ans.

Près de 400.000 colons israéliens vivent déjà en Cisjordanie sous la protection de l’armée israélienne qui occupe le territoire palestinien. Ils mènent une coexistence souvent conflictuelle avec 2,6 millions de Palestiniens qui attendent toujours leur Etat indépendant dont la Cisjordanie serait l’une des composantes.

Pour la communauté internationale, toutes les colonies, c’est-à-dire les implantations civiles israéliennes sur des terres occupées, sont illégales.

L’Orient le Jour avec AFP, mercredi 14 décembre 2016

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Des nouvelles de « UN BATEAU DES FEMMES POUR GAZA »

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Le responsable de B’Tselem : Pourquoi je me suis exprimé à l’ONU contre l’occupation mercredi, 19 octobre 2016

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Handala

 

Hagai El-Ad est le directeur exécutif du groupe de défense des droits humains B’Tselem.

 

Il n’y a aucune chance que la société israélienne, de son bon vouloir et sans aucune aide, mette fin au    cauchemar. De trop nombreux mécanismes isolent la violence que nous mettons en œuvre pour contrôler les Palestiniens. Je me suis exprimé aux Nations Unies contre l’occupation parce que j’aspire à la qualité d’être humain. Et les êtres humains, lorsqu’ils sont responsables d’une injustice envers d’autres êtres humains, ont l’obligation morale de réagir. Je me suis exprimé aux Nations Unies contre l’occupation parce que je suis israélien. Je n’ai pas d’autre pays. Je n’ai pas d’autre citoyenneté ni d’autre avenir. J’ai grandi ici et y serai enterré. Je me soucie du destin de cet endroit, du destin de ses habitants et de son destin politique, qui est aussi le mien. Et, au vu de tous ces liens, l’occupation est un désastre. Je me suis exprimé aux Nations Unies contre l’occupation parce que les collègues de B’Tselem et moi-même, après tant d’années de travail, sommes arrivés à plusieurs conclusion. En voici une : la réalité ne changera pas si le monde n’intervient pas. Je soupçonne notre gouvernement, dans son arrogance, de savoir cela et, de ce fait, de s’occuper à répandre la peur d’une telle intervention. Une intervention du monde contre l’occupation est tout aussi légitime que n’importe quelle question de droits humains. Et ce d’autant plus qu’il s’agit d’un thème tel que notre pouvoir sur un autre peuple. Ce n’est pas un problème israélien interne, mais une question internationale, c’est flagrant. Voici une autre conclusion : il n’y a aucune chance que la société israélienne de son bon vouloir et sans aucune aide, mette fin au cauchemar. De trop nombreux mécanismes font un cas à part de la violence que nous mettons en œuvre pour contrôler les Palestiniens. Trop d’excuses se sont accumulées. Il y a eu trop de peurs et d’angoisse – des deux côtés – au cours des 50 dernières années. Au bout du compte, j’en suis sûr, Israéliens et Palestiniens mettront fin à l’occupation, mais pas sans l’aide du monde. Les Nations Unies, c’est beaucoup de choses. Beaucoup sont problématiques, certaines complètement insensées. Je ne les approuve pas. Mais les Nations Unies c’est aussi l’organisation qui nous a donné un État en 1947 et cette décision est la base de la légitimité internationale de notre pays, celui dont je suis citoyen. Et chaque jour de l’occupation nous fait non seulement croquer avec délice la Palestine, mais aussi détruire la légitimité de notre pays. Je ne comprends pas ce que le gouvernement veut que les Palestiniens fassent. Nous avons régi leurs vies depuis près de 50 ans, nous avons déchiqueté leur terre en petits morceaux. Nous exerçons un pouvoir militaire et bureaucratique avec grand succès et nous nous arrangeons parfaitement avec nous mêmes et avec le reste du monde. Qu’est ce que les Palestiniens sont supposés faire ? S’ils osent manifester, c’est du terrorisme populaire. S’ils appellent à des sanctions, c’est du terrorisme économique. S’ils utilisent des moyens légaux, c’est du terrorisme judiciaire. S’ils se tournent vers les Nations Unies, c’est du terrorisme diplomatique. Il s’avère que quoi que fasse un Palestinien à part se lever le matin et dire « merci patron, merci maître, c’est du terrorisme. Qu’attend le gouvernement, une lettre de reddition ou la disparition des Palestiniens ? Ils ne disparaîtront pas. Nous ne disparaîtrons pas non plus, ni ne nous tairons. Nous devons le répéter partout : l’occupation ne résulte pas d’un vote démocratique. Notre décision de contrôler leurs vies, pour autant que cela nous convienne, est une expression de violence et non de démocratie. Israël n’a pas de raison valable de continuer ainsi. Et le monde n’a pas de raison valable de continuer à nous traiter comme il l’a fait jusqu’à présent – que des mots et pas d’action. Je me suis exprimé au Conseil de Sécurité de l’ONU contre l’occupation parce que je suis optimiste, parce que je suis Israélien, parce que je suis né à Haïfa et que je vis à Jérusalem, et parce que je ne suis plus un jeune homme et que chaque jour de ma vie a été marqué par le contrôle que nous exerçons sur eux. Et parce qu’il est impossible de continuer ainsi. Nous ne devons pas continuer ainsi. Je me suis exprimé au Conseil de Sécurité de l’ONU contre l’occupation parce que j’aspire à la qualité d’être humain.

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Gaza. Les militantes du « bateau des femmes » expulsées d’Israël

La dernière des militantes du bateau intercepté par la marine israélienne alors qu’il projetait de rallier la bande de Gaza devait être expulsée ce vendredi après-midi.

L’Humanité avec AFP, vendredi 7 octobre 2016

« Toutes les occupantes du bateau ont quitté Israël sauf une femme, qui prendra l’avion pour Oslo cet après-midi », ont déclaré les autorités israéliennes. Il s’agit d’une étudiante norvégienne, Synnie Sofie Reksten, qui était la plus jeune des 13 femmes à bord du Zaytouna-Oliva, arraisonné mercredi soir à 35 milles nautiques des côtes de Gaza. Les militantes, dont la Nord-Irlandaise Mairead Maguire, prix Nobel de la paix, et la parlementaire algérienne Samira Douaifia, avaient embarqué en Europe pour tenter de rallier l’enclave palestinienne, soumise depuis dix ans à un sévère blocus terrestre, aérien et maritime par Israël. Après l’interception de leur embarcation, les militantes avaient été escortées jusqu’au port israélien d’Ashdod. Elles ont été placées en détention avant d’être expulsées.

L’armée israélienne n’a pas dit ce qu’il allait advenir du bateau qui se trouve toujours à Ashdod.

Depuis 2008, plusieurs expéditions civiles ont tenté, sans succès, de forcer le blocus maritime de la bande de Gaza, territoire palestinien coincée entre l’Egypte, la Méditerranée et Israël et où le mouvement islamiste Hamas -ennemi d’Israël- est au pouvoir. En 2010, un assaut israélien sur une flottille s’était soldé par la mort de dix militants turcs à bord d’un navire, provoquant une grave crise entre Israël et la Turquie.

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La marine israélienne intercepte le « bateau des femmes » naviguant vers Gaza

Les habitants de Gaza avaient espéré célébrer l’arrivée de la flottille des femmes.

L’Orient le Jour avec AFP, jeudi 6 octobre 2016

Des bateaux palestiniens hissant leur drapeau national en soutien à la « flottille de femmes » qui naviguait vers Gaza pour briser le blocus imposé par l'armée israélienne. Mahmud Hams/AFP

La marine israélienne a dit avoir intercepté sans violence hier le « bateau des femmes » qui se dirigeait vers les côtes de la bande de Gaza. Une quinzaine de femmes de diverses nationalités, dont le prix Nobel de la paix, la Nord-Irlandaise Mairead Maguire, se trouvaient à bord du Zaytouna-Oliva, un voilier qui était parti de Barcelone, en Espagne. Leur objectif était de briser le blocus – maritime, terrestre et aérien – imposé depuis dix ans par Israël à la petite enclave.

La marine israélienne a indiqué dans un communiqué avoir « redirigé ce bateau pour éviter une violation du blocus maritime légal », soulignant que les militaires avaient effectué une fouille du voilier qui s’est « déroulée sans incident ». La radio publique israélienne, citant un officier de la marine, a précisé que le bateau avait été arraisonné à 35 milles au large des côtes de Gaza et que l’opération s’était « déroulée sans violence, comme prévu ».

Le bateau et ses passagères, parmi lesquelles figurent notamment une médecin de Malaisie, Fauziah Hasan, et une ancienne colonel de l’armée américaine, Ann Wright, vont être conduites vers le port d’Ashdod, dans le sud d’Israël, a ajouté la radio. Une porte-parole du « bateau des femmes », Claude Léostic, jointe par téléphone, a pour sa part indiqué à l’AFP que « le contact avait été perdu avec l’embarcation ». Le Hamas, le mouvement islamiste au pouvoir dans la bande de Gaza et considéré comme un groupe « terroriste » par Israël, a estimé que l’opération menée par la marine israélienne relevait du « terrorisme d’État ».

Le secrétaire général de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) Saëb Erakat a également dénoncé l’interception du bateau. « Nous condamnons fermement l’agression israélienne contre la flottille internationale qui a tenté de briser le siège illégal imposé par Israël aux habitants de la bande de Gaza », a-t-il souligné dans un communiqué en appelant à la « libération » des passagères.

Vaines tentatives

Des habitants de Gaza avaient espéré célébrer l’arrivée du bateau, des scouts et des groupes de musique se tenant prêts dans le port. Des bateaux avaient aussi prévu de sortir en mer pour accueillir le voilier dans la limite des six milles au-delà desquels la marine israélienne lance régulièrement des tirs de sommation, voire ouvre le feu sur des bateaux, ou arrête des pêcheurs.

Les accords d’Oslo, signés entre Israéliens et Palestiniens en 1993, autorisaient les Gazaouis à naviguer, notamment pour la pêche, jusqu’à 20 milles des côtes. Mais cette distance s’est largement réduite au fil des guerres. Depuis 2008, plusieurs expéditions civiles ont tenté, à chaque fois vainement, de forcer le blocus de la bande de Gaza. L’épisode le plus marquant date de 2010 lorsqu’un assaut israélien sur une flottille s’était soldé par la mort de dix militants turcs à bord du Mavi Marmara, provoquant une grave crise entre Israël et la Turquie.

Le blocus israélien se double au sud du territoire d’un blocus égyptien. Il a virtuellement empêché toute exportation gazaouie, selon la Banque mondiale, et poussé au bord du gouffre l’économie du territoire et les 1,9 million d’habitants qui s’y entassent.


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Le « bateau des femmes » à une cinquantaine de milles de Gaza

L’Orient le Jour avec AFP, mercredi 5 octobre 2016

Le « bateau des femmes » ayant pour objectif de briser le blocus de Gaza était mercredi après-midi à une cinquantaine de milles de l’enclave palestinienne, a indiqué une porte-parole à l’AFP disant redouter un arraisonnement par la marine israélienne comme lors des précédentes tentatives.

« Plus que 55 milles nautiques pour briser le blocus de la bande de Gaza », proclamait en début d’après-midi un message sur la page Twitter du Zaytouna-Oliva, le « bateau des femmes pour Gaza ».

Des médias israéliens ont affirmé, citant des responsables sous le couvert de l’anonymat, que l’Etat hébreu n’autoriserait pas le bateau à accoster et qu’il serait intercepté puis escorté jusqu’au port israélien d’Ashdod, frontalier de Gaza, comme en juin 2015.

« Les bateaux approchent », a affirmé à l’AFP la porte-parole Claude Léostic jointe par téléphone.

La chaîne satellitaire Al-Jazeera a diffusé des images de bateaux militaires israéliens quittant la base navale d’Ashdod.

L’armée israélienne s’est abstenue de tout commentaire quant à ses plans concernant le petit voilier à bord duquel se trouvent une quinzaine de femmes, dont le prix Nobel de la Paix Mairead Maguire.

Soumise depuis 2006 à un rigoureux blocus israélien, l’enclave palestinienne est gouvernée par le mouvement islamiste Hamas, que trois guerres ont opposé à Israël entre 2008 et 2014.

Depuis 2008, plusieurs expéditions civiles ont tenté, à chaque fois vainement, de forcer le blocus de ce territoire miné par la pauvreté et le chômage.

L’épisode le plus marquant reste celui de la flottille de 2010 quand un assaut israélien s’était soldé par la mort de dix militants turcs à bord du Mavi Marmara.

Les Accords d’Oslo, signés entre Israéliens et Palestiniens en 1993, autorisent les Gazaouis à naviguer, notamment pour la pêche, jusqu’à 20 milles des côtes. Cette distance s’est largement réduite au fil des guerres.

A Gaza, des militants s’apprêtaient à célébrer l’arrivée du bateau. Des scouts et des groupes de musique se préparaient à des festivités dans l’après-midi sur le port de Gaza.

Des bateaux devaient également sortir en mer dans la limite des six milles au-delà desquels la marine israélienne lance régulièrement des tirs de sommation, voire ouvre le feu sur des bateaux, ou arrête des pêcheurs.

Le blocus israélien, terrestre, maritime et aérien, se double au sud du territoire d’un blocus égyptien. Il a virtuellement tué toute exportation gazaouie, selon la Banque mondiale, et poussé au bord du gouffre l’économie du territoire et les 1,9 millions d’habitants qui s’y entassent.

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Nouvelles de « Un bateau pour Gaza »

 Pour avoir le texte complet cliquer sur le titre de l’article qui indiquera le lien

  • « Pourquoi je suis sur le bateau des Femmes pour Gaza »

    LisaGay Hamilton, Counter Punch, mardi 27 septembre 2016
    Dimanche soir, 18 septembre 2016 Tandis que mes collègues de « l’industrie » [du cinéma] se rendent aux célébrations des Emmy Awards et se parent pour le tapis rouge, je suis ici dans le froid sur le port d’Ajaccio, en Corse, aux petites (…)
     
  • Les enfants de Gaza attendent le bateau des femmes pour Gaza

    Ziad Medoukh, vendredi 23 septembre 2016
    Dans un rassemblement organisé au vieux port de Gaza, des dizaines d’enfants de Gaza ont manifesté ce jeudi 22 septembre 2016 leur désir d’avoir le bateau des femmes pour Gaza arrive jusqu’à eux pour tenter de briser ce blocus israélien (…)
     
  • Un navire de femmes à l’épreuve du blocus de Gaza

    Caroline Hayek, L’Orient le Jour, mercredi 21 septembre 2016
    Parmi les femmes à bord du Zaytouna, une activiste israélienne déterminée à montrer au monde le « crime contre l’humanité » que commet son pays. Ils auront tout essayé. Ou presque… Pour briser le blocus de Gaza imposé par les autorités (…)
     
  • Quinze femmes ambitionnent de rejoindre le port de Gaza en Palestine

    Patrick Rossi, France Bleu, mardi 20 septembre 2016
    Elles sont quinze femmes, de nationalité différente, mais affichent le même objectif : franchir le blocus de Gaza. Parties de Barcelone, elles ont fait escale à Ajaccio. Elles sont quinze femmes, à bord d’un voilier. Elles vont tenter de (…
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