Notre conception des échanges associatifs dans les relations internationales

Notre objectif est de susciter un large échange culturel propre à développer compréhension, amitié et tolérance entre tous les peuples bordant la Méditerranée.
Nous tenons à pérenniser les échanges durablement dans la réciprocité.
Il est important de mettre tout en œuvre pour partager nos savoir-faire.
Ce sont des outils indispensables dans la promotion de la citoyenneté et de notre formation sur le terrain.

Nos solidarités ont pour priorité le lien social et culturel.
Nous nous sommes engagés à développer les rencontres entre jeunes, associations féminines, retraités en Palestine et à Agadir en ayant pour but de construire et de renforcer ensemble les liens d’amitiés.
C’est dans la stabilité des relations que se forge un véritable dialogue entre le 2 rives de la Méditerranée et qui favorise un vrai partenariat permettant la disparition des malentendus et d’extirper la peur de l’autre.

Notre rôle de bénévole est de casser cette peur en créant des passerelles d’échanges afin d’instaurer un climat de confiance et de coopération.

Photo de la réception avec le Maire de Bethléhem

Réception avec le Maire de Bethléhem
Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Publié dans L'association | Commentaires fermés sur Notre conception des échanges associatifs dans les relations internationales

programme des manifestations pour nos 30 ans

Cliquer sur le lien suivant.
flyer 30 ans

Publié dans L'association | Commentaires fermés sur programme des manifestations pour nos 30 ans

Ziad Medoukh, un simple citoyen palestinien de Gaza

Ziad Medoukh, un simple citoyen palestinien de Gaza

Activités et actions de Ziad Medoukh à Gaza en Palestine

Universitaire et chercheur reconnu

Témoin de Gaza et de la Palestine

Ecrivain et poète d’expression française

Conférencier infatigable pour la Palestine dans les pays francophones.

Il mène des activités de bénévolat

Il donne espoir aux jeunes de Gaza

Il apporte la joie aux enfants de Gaza

Il tient beaucoup à la solidarité internationale

Il résiste par la culture, l’éducation et la non-violence.

Ziad Medoukh : la voix de la paix palestinienne au monde francophone

Ziad Medoukh: message d’espoir au cœur de la douleur.

Amitiés de Gaza la vie


Ziad Medoukh, un simple citoyen palestinien de Gaza…

Publié dans Rencontres, échanges | Commentaires fermés sur Ziad Medoukh, un simple citoyen palestinien de Gaza

Marwan Barghouthi : « Si vous recevez cette lettre c’est qu’Israël a décidé …

Lettre de Marwan Barghouthi, parlementaire et dirigeant palestinien incarcéré, à ses collègues parlementaires du monde entier, à propos de la grève de la faim pour la « Liberté et Dignité ».

Marwan Barghouthi, lundi 24 avril 2017

Mesdames et messieurs les parlementaires, chers collègues, chers amis,

Si vous recevez cette lettre c’est qu’Israël a décidé de poursuivre sa démarche de punition collective illégale et de provocation à l’encontre des prisonniers palestiniens plutôt que de répondre à leurs demandes légitimes. Cela veut dire que j’ai été encore une fois placé à l’isolement comme mes camarades grévistes de la faim. Pourtant on ne nous fera pas taire ni nous soumettre.

La grève de la faim est une action légitime et non violente pour protester, en tant que prisonniers, contre les violations de nos droits humains fondamentaux tels qu’ils sont garantis par le droit international.

Les prisonniers palestiniens sont certes aux mains de la puissance occupante, et c’est bien pour cela qu’ils sont protégés par le droit humanitaire international, mais ils ne sont pas impuissants. Nous nous sommes résolus à cette grève après des mois d’efforts pour faire entendre nos revendications légitimes. Ces exigences sont liées aux arrestations arbitraires de masse, à la torture et aux mauvais traitements, aux mesures punitives contre les prisonniers, à la négligence médicale délibérée, aux visites et au contact avec nos familles, tous ceux que nous aimons, et aussi à l’éducation. Il s’agit là des droits humains les plus élémentaires.

Chers collègues, chers amis,

je salue la solidarité que vous manifestez avec vos collègues palestiniens emprisonnés et le soutien vigoureux de parlements de par le monde aux droits du peuple palestinien, y compris le droit à l’auto-détermination, à la fin de l’occupation et à l’établissement d’une paix juste et durable sur la base du droit international.

Je fus le premier parlementaire à être arrêté, en 2002. Depuis, Israël a arrêté 70 parlementaires – plus de la moitié du Conseil législatif, le parlement palestinien- et 13 d’entre eux restent détenus à ce jour. Ceci est une insulte aux parlementaires partout dans le monde, à la démocratie et aux droits de l’Homme partout dans le monde. C’est une insulte à la liberté et la justice et il faut y répondre. Le sort infligé aux parlementaires palestiniens reflète le sort du peuple qu’ils représentent. En 50 ans la puissance occupante, Israël, a arrêté des centaines de milliers de Palestiniens, ce qui équivaut à 40 % de la population masculine du Territoire palestinien occupé. 6500 croupissent aujourd’hui dans les prisons israéliennes. Aux yeux d’Israël nous sommes tous coupables et l’accusation non déclarée c’est notre désir de liberté, notre soif de liberté, notre sacrifice pour la liberté.

Les lois israéliennes autorisent le colonialisme, les punitions collectives, la discrimination et l’apartheid. Ceux qui votent en faveur de ces lois doivent être tenus pour responsables, il me semble. Certains députés israéliens ont recommandé que l’on nous arrête. Ils sont aujourd’hui à vos côtés alors que nous, nous ne le pouvons pas.

Quant aux tribunaux israéliens, ils font intégralement partie de l’occupation coloniale et militaire qui vise à annexer notre terre et à déraciner et déplacer encore une fois notre peuple. Dans les tribunaux militaires israéliens, le taux de condamnation des Palestiniens a varié entre 90% et 99% ces dernières années ! Je le redis : nous avons là un système d’apartheid judiciaire qui criminalise l’existence et la résistance des Palestiniens, tandis que les Israéliens qui commettent des crimes contre les Palestiniens demeurent impunis.

J’ai été condamné par l’un de ces tribunaux illégitimes. J’ai refusé de reconnaître ce tribunal, d’autant plus que je suis un élu du peuple occupé. Les tribunaux de la puissance occupante m’ont condamné pour terrorisme à 5 fois la perpétuité plus 40 ans, lors de ce procès que les observateurs internationaux ont unanimement dénoncé comme un tribunal spectacle. Pas un seul pays n’a accepté ce verdict. Au cours de l’histoire, dans le monde entier, cela a été le sort des dirigeants des luttes de libération nationale. Le procès de Rivona où Mandela fut condamné à la prison à vie ne le rendit pas moins légitime et son combat non plus. Il ne fit que délégitimer davantage le régime d’apartheid qui le poursuivait.

C’est pourquoi le compagnon de Mandela, l’icône anti apartheid Ahmed Kathrada, a lancé la « Campagne internationale pour la libération de Marwan Barghouthi et tous les prisonniers palestiniens », comme il avait lancé la « Campagne pour la libération de Mandela » avant de passer lui même 26 ans dans les prisons de l’apartheid.

C’est pour cela qu’il a lancé la campagne depuis la cellule de Nelson Mandela à Robben Island. C’est pour cela que 8 Prix Nobel, 120 gouvernements et des centaines de parlementaires, des dirigeants, des universitaires, des artistes, des intellectuels et des organisations de la société civile ont rejoint cette campagne. C’est pour cela que deux Prix Nobel, des parlements et des parlementaires m’ont nominé pour le prix Nobel de la paix, en soutien au combat pour la liberté du peuple palestinien.

Les prisonniers palestiniens ont toujours eu à subir l’injustice et la violation de leurs droits. Mais ces dernières années les autorités d’occupation israéliennes les ont même privés des droits acquis lors de précédentes grèves de la faim. C’est une escalade punitive et les mesures inhumaines prises à l’encontre des prisonniers et leurs proches ne peuvent rester sans réponse. Nous avons décidé de lancer cette grève de la faim parce que nous n’avions pas d’autre choix. Les Palestiniens souffrent et font des sacrifices afin de pouvoir jouir des droits qui sont les leurs mais dont ils sont privés. Les prisonniers palestiniens ne font pas exception à la règle.

Nous avons appelé cette grève « Liberté et Dignité ». Ces mots résonnent jusqu’au cœur et dans les cœurs de notre nation qui se bat depuis 70 ans pour qu’ils adviennent. Ce sont des mots qui résonnent aussi dans le monde, car ils font partie de notre histoire universelle et du combat contre toutes les formes d’oppression et de servitude. Ce sont ces valeurs qui sont au cœur même de l’humanité et qui sont indispensables pour que la paix advienne. Aucune paix n’est possible entre l’oppresseur et l’opprimé car oppression et paix s’excluent l’une l’autre. Il n’existe pas de paix entre le prisonnier et son geôlier. Le chemin vers la paix, c’est la liberté.

J’en appelle à vous. Parlez pour ceux qu’Israël veut réduire au silence. Je vous demande d’apporter votre soutien à ceux qui sont jetés dans de lugubres cellules pour y être oubliés. Je vous demande d’ appuyer les demandes légitimes du mouvement des prisonniers palestiniens et de défendre le droit international. Je vous demande de soutenir la liberté et la dignité du peuple palestinien afin que la paix puisse prévaloir.

Certains pensent peut-être que c’est la fin de l’histoire et que je mourrai ici, dans ma cellule, en isolement. Mais je sais, même dans cette solitude qui m’est imposée, que nous ne sommes pas seuls. Je sais que des millions de Palestiniens et bien d’autres millions de gens dans le monde sont à nos côtés. Nous nous retrouverons bientôt, libres.

Traduction Campagne française pour la libération de Marwan Barghouthi et de tous les prisonniers palestiniens

Statistics

April 2017

Total Number of Political Prisoners

Administrative Detainees

Child prisoners

Female prisoners

1948 Territories prisoners

East Jerusalem prisoners

Gaza prisoners

Palestinian Legislative Council members

Prisoners before Oslo

30

Prisoners serving a sentence above 20 years

459

Prisoners serving life sentences

458

Prisoners serving more than 20 years

40

Prisoners serving more than 25 years

17

 

 7

Publié dans Non classé | Commentaires fermés sur Marwan Barghouthi : « Si vous recevez cette lettre c’est qu’Israël a décidé …

Voyage en Palestine du 17 au 23 mars 2017

 


Une délégation de l’association s’est rendue en Palestine du 17 au 23 mars 2017 afin de faire le point avec nos partenaires sur nos différentes actions et de participer avec eux aux 30 ans de notre association,

A cette occasion nous avons constaté que la situation actuelle en Palestine est de plus en plus dans une impasse politique et que l’existence d’un état palestinien viable avec un territoire continu est impossible,

Le 17 mars en matinée nous faisons le tour de la Vieille ville de Jérusalem avec Mustapha, archéologue et architecte qui nous fait revivre sa jeunesse,

 

 

 

L’après-midi nous avons été reçu par M Cochard, Consul de France, en présence de Mme Dufoix.responsable de la coopération décentralisée et d’un attaché de le coopération éducative,

Le Consul nous indique qu’il n’est en poste que depuis 6 mois et il a constaté que les colonies ont augmenté à Jérusalem Est, (Ma’ale Adumin par exemple, ainsi que la régularisation des avants postes qui sont des colonies illégales) ce qui créé davantage de problèmes entre israéliens et palestiniens surtout depuis l ‘élection de D Trump,

Actuellement il y a 50 000 colons en Cisjordanie dont 150 000 à Jérusalem Est, et Israël démolit de plus en plus les habitations en Zone C (zone sous contrôle total israélien depuis les accords d’Oslo en 1993) dans une perspective de colonisation.

La jeunesse palestinienne ne se reconnaît pas dans le gouvernement de Mahmoud Abbas, d’où un climat malsain,

Le Consul nous dit qu’il faudrait réaffirmer les 2 Etats et rappeler les frontières de 67 de Jérusalem Est , se rapprocher de la société civile (ONG) et favoriser les échanges entre israéliens et palestiniens mais ce serait un faible impact dans la société.

Suite à la Conférence de la Paix qui s’est tenue à Paris en janvier 2017 il faudrait continuer à réunir le quartet des nations européennes avec plus de pays arabes mais cela dépend de nos futures élections,

Le soir nous sommes reçus à l’Ecole Archéologique et Biblique de Jérusalem par J B Humbert, religieux dominicain et archéologue qui a participé à de nombreuses missions archéologiques

avec l’École biblique sur des sites du Moyen-Orient (Israël, Jordanie, Iran). Aprés nous avoir renseigné sur ses travaux, il nous indique qu’il ne peut plus se rendre à Gaza, Actuellement il travaille sur les « Manuscrits de la Mer Morte ».

 

Le 18 mars nous partons à Bethléem et rencontrons Abdelfattah le directeur de Centre Culturel Al Rowwad dans le camp de réfugiés Aïda. Il nous présente les différentes activités mises en place pour les jeunes du camp (danse, théâtre, chant, informatique,,) qui permettent une bouffée d’air extraordinaire à ces jeunes enfermés, qui ont comme ligne d’horizon le mur et la guerre au quotidien.

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour lui « il vaut mieux vivre pour son pays que mourir pour lui »

Il nous reparle du projet de création de jouets en bois qui permettrait de donner du travail aux habitants car il y a 70 % de chômage dans le camp d’Aïda,

 

Nous partons ensuite rencontrer l Alliance Française de Bethléem avec qui nous avons organisé une réception dans les locaux de l’office du tourisme installé dans un ancien moulin à huile.

Après l’intervention des différentes personnalités présentes (maire adjoint, directrice de l’Alliance Française) qui mettent l’accent sur la nécessité de formation au français en raison du développement du tourisme, et de notre président qui met l’accent sur la longue coopération que l’on a avec Bethléem notamment avec « Le Crayon Palestinien » dont certains anciens apprenants en français se souviennent. Nous entendons chanter une jeune palestinienne qui participe la semaine d’après au « Festival de la Chanson Française ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous visitons le monastère orthodoxe de Mar Saba situé à quelques kilomètres de la ville de Bethléem dans le désert de Judée. C’est un des plus anciens monastères chrétiens.

 

 

Le lendemain 19 mars certains se baignent dans la Mer Morte, nous arrêtons au Monastère St Georges puis sommes accueilli par la directrice de la Médiathèque de Jéricho que l’on a subventionné pour l’achat de livres pour les étudiants. Nous retrouvons une enseignante de l’Alliance Française qui va lancer –en partenariat avec notre association- une initiation au français pour les femmes et les jeunes du camp de réfugiés Aqbat Jaber situé dans la vallées du Jourdain (district de Jéricho)

En revenant nous arrêtons à Nabi Samuel, sur les hauteurs de Jérusalem, où se trouverait la tombe du prophète Samuel pour rencontrer une association de femmes . Nawel, la responsable, nous parle de son village :

« en 1967 il y avait 1000 habitants, c’était un centre militaire jordanien. Après 67 beaucoup de personnes fuient le village. En 1971 les habitants ont été évacués et dispersés, la mosquée détruite en partie et transformée en synagogue. Les habitants ne peuvent se rendre que très difficilement à Jerusalem.

Ce village n’est pas reconnu par Israël, la zone est classée réserve naturelle en 1990, parc national en 1995.

 

 

 

 

Nabi Samuel, village palestinien

                                                                         Colonie illégale construite à côté de Nabi Samuel

Le 20 mars nous faisons une visite de Jérusalem avec Sabri qui nous donne un aperçu des réalités géopolitiques de Jérusalem Est : mur de plus de 9 m de haut qui isole de plus en plus les palestiniens, et quartier de Silwan que veulent investir les israéliens pour créer un parc,

Le groupe [raciste et fascisant] Elad affiche l’objectif de « redécouvrir et préserver la ville biblique de David », dans une volonté de relier les Juifs à leurs « prétendues » racines bibliques à travers le tourisme, les fouilles archéologiques, et veut « judaïser Jérusalem » en se saisissant de maisons dans des quartiers à majorité palestinienne.

Le jour suivant 21 mars, après avoir visité une manufacture (keffieh) nous nous dirigeons sur Hebron où nous ne verrons que les souks, les portes donnant vers la mosquée étant fermées en raison de la visite d’un général israélien, visite d’un atelier de céramique et verre soufflé.

 

L’après-midi nous sommes accueillis au Collège Ibrahimieh pour fêter le 30 ans de l’association en présence de la directrice fondatrice du Collège, du directeur adjoint (notre ami Abdelsalam), du ministre de l’éducation et préfet de Jérusalem (M Al Husseini), de l’attachée à la coopération éducative du Consulat de France,

 

 

 

 

et aussi les parents d’élèves, les élèves et le corps enseignant. Basée sur la francophonie, ce ne fut que poèmes, chants et sketches en français, Bravo aux responsables et aux jeunes pour la qualité de leurs interventions,,,,

 

, Un grand moment plein d’émotions pour nous.

Le 22 mars nous partons sur la côte à Jaffa avec Mustapha avec qui nous rencontrons le président des habitants du quartier palestinien Ajami,

 

Jaffa, « la Mariée de la Palestine » était le centre commercial et culturel de la Palestine. Tout changea en 1948. La grande partie des 100 000 habitants ont du quitter la ville seuls 4000 sont restés et regroupés dans le quartier Ajami, Actuellement il y a 7000 habitants arabes (chrétiens et musulmans) y vivent et sont plus nombreux que les juifs qui eux contrôlent 75 % de l’espace

Tel Aviv

 

 

Les palestiniens vivent en majorité de la pêche et occupent un bord de mer. Ce qui ne convient pas aux israéliens qui veulent les déloger sans indemnités et construire de grands hôtels comme à Tel Aviv, (Tel Aviv était un petit quartier de Jaffa habité par les juifs….)

 

                                                      Jaffa

Dans ce quartier il y a 4 écoles secondaires et une école primaire. Mais comme il manque de locaux les enseignants sont obligés de faire la classe dans les abris anti-atomiques,,,,,

Nous nous reposons enfin le dernier jour…. après avoir parcouru une dernière fois les ruelles de la vieille ville de Jérusalem.

 

Traduction du journal de Jérusalem du 23 Mars 2017

 

AL QUDS

Université Ibrahimieh de Jérusalem

Fête la journée de la francophonie

Jérusalem – L’université Ibrahimieh de Jérusalem fête aujourd’hui Mardi 21 Mars 2017 dans la salle «  Ouejedi Nihad Abou Garbia » la journée de la francophonie avec la présence du ministre des affaires de Jérusalem Monsieur Adnane El Houcinie et avec l’association « Pays de Loire Gaza Jérusalem » présidée par Mr Jean Claude Valomet et des membres de l’association ainsi que l’attachée culturelle du consulat général de France Madame Marie Claude Missaji et les parents des étudiants, ainsi que les responsables Administratifs et Enseignants à la faculté.

En prenant la parole Madame la présidente de l’université Nadira Abou Gazala :

La bien venue à tous les représents, évoquant quelques poèmes du professeur Nihad Abou Griba créateur de l’université, celui qui dans son rêve a mis en place cette institution qui sera la lumière de l’instruction, de son bâtit à Jérusalem, dont fut le fruit : de la réussite de beaucoup de diplômés qui occupent actuellement des postes dans la patrie.

Depuis 30 ans les échanges avec l’association Pays de Loire Gaza Jérusalem se sont développés par les voyages et correspondances avec les familles de l’université Al Quds et la création d’une classe de Français, dans le cadre des visites de la région à travers la culture, l’Éducation, le Sport et maintenant une Relation Approfondi avec les Mairies, les écoles et les associations

En 2008 jour de la francophonie, c’est déroulé une exposition à l’université Al Quds qui a pour but d’approfondir les relations politiques, économiques, sociales, géographique et historique avec l’association de Loire Gaza Jérusalem qui a eu un rôle important dans la réussite de cet échange culturel.

Monsieur Valomet a insisté sur le rôle de l’association Pays de Loire depuis sa création en 1987 avec le peuple Palestinien et son soutien envers les cadres Palestiniens issus de l’administration de « Yasser Arafat » en lien avec la Mairie de Saint-Herblain, les chambres commerciales, les participations à la foire des Expositions à Nantes avec l’aide d’autres associations, à la rencontre des étudiants Palestiniens et l’accueil des délégations de jeunes de l’université en lien avec les villes différentes de la Palestine : Faisant découvrir aux citoyens Nantais les difficultés des réfugiés Palestiniens en Jordanie, Syrie, Liban qui les a rencontré pendant ses voyages.

Monsieur Valomet a conclut que ce voyage en terre Palestinienne avec les membres de l’association à l’occasion de son 30ième anniversaire espère un règlement juste au peuple Palestinien.

Cette initiative de l’université El Ibrahimieh a été suivi par du théâtre, de la chanson Française, d’une animation d’enfants de 5 à 6 ans, d’une chorale le tout en français une journée couronnée de succès et suivi d’une collation amicale.

 

 

 

 

 

Publié dans L'association, Rencontres, échanges | Commentaires fermés sur Voyage en Palestine du 17 au 23 mars 2017

Être député arabe en Israël, un « défi permanent »

Les descendants des Palestiniens restés lors de la création de l’État hébreu représentent aujourd’hui 17,5 % de la population.

L’Orient le Jour avec AFP, mardi 14 février 2017

Des dirigeants politiques arabes israéliens en campagne pour les élections législatives le 24 février 2015, à Nazareth. Ahmad Gharabli/AFP

Arabes, citoyens israéliens, se revendiquant également pour beaucoup comme Palestiniens, mais aussi élus de l’État hébreu : les députés arabes au Parlement israélien se retrouvent régulièrement pris en étau. Une position difficile à tenir et de plus en plus inconfortable, assurent-ils.

C’est un paradoxe : en 2015, ils ont enregistré leur plus large victoire en remportant 13 sièges sur les 120 de la Knesset, le Parlement israélien ; mais depuis, ils ne se sont jamais sentis autant visés et impuissants.

Ces derniers mois, ces députés ont notamment vu leurs collègues débattre de la possible interdiction de l’appel à la prière musulmane. Cette loi vise, selon eux, tout particulièrement les Arabes israéliens, les descendants des Palestiniens restés sur leur terre à la création d’Israël, qui représentent aujourd’hui 17,5 % de la population, mais affirment être traités en citoyens de seconde zone. Il y a ensuite eu la loi sur la légalisation de la saisie de terres palestiniennes au profit des colons israéliens. Choqués, souvent vindicatifs, ils ont participé aux débats sans pouvoir faire pencher la balance.

Et certains d’entre eux estiment désormais qu’« il y a certaines lois que nous sommes dans l’obligation de ne pas respecter », affirme Ahmad Tibi. « C’est un défi permanent : la Knesset est de plus en plus extrémiste et ce n’est pas facile pour nous d’y siéger », témoigne ce député élu pour la première fois en 1999 et quatre fois réélu. L’actuelle mandature « est la pire » car elle se déroule sous un gouvernement « extrémiste de droite ». Avec de nombreux collègues, assure-t-il, « on ne se salue pas, on ne se parle pas ».

Lors des législatives de 2015 qui ont porté au pouvoir la coalition la plus favorable à la colonisation, les Arabes israéliens ont pour la première fois depuis la création d’Israël en 1948 décidé de former un front commun.

« Pas parler en arabe »

Ils se sont regroupés au sein de la Liste arabe unie, une coalition rassemblant des islamistes aux communistes. Avec 12 députés arabes et un juif, elle est la troisième force d’opposition, mais reste fragilisée par ses divisions internes. Cinq autres Arabes israéliens siègent à la Knesset dans différents partis dont certains de la majorité.

Associés aux Palestiniens, les députés arabes ont senti des pics de tension au moment des trois offensives menées par Israël contre Gaza. À ces moments, affirme M. Tibi, ses collègues « ne voulaient pas entendre le point de vue arabe, ni même entendre parler en arabe, ils voulaient qu’on se fonde dans le consensus ». Récemment, le chef de la coalition gouvernementale à la Knesset, David Bittan, les a accusés de « représenter les intérêts palestiniens » plutôt que ceux d’Israël. Mais Abdallah Abou Maarouf, député de la minorité druze, défend son « droit légitime en tant que citoyen » de chercher à « changer la politique de discrimination anti-Arabes en Israël ». M. Tibi assure avoir été la cible d’appels à la violence. Le très nationaliste ministre de la Défense Avigdor Lieberman a appelé à le « faire passer devant un peloton d’exécution », car « nous sommes des terroristes et des ennemis de l’État », raconte-t-il.

Procédure inédite

Son collègue Bassel Ghattas fait désormais l’objet d’une procédure sans précédent. Son immunité parlementaire a été en partie levée par la Knesset parce qu’il est accusé d’avoir fait passer des téléphones à des détenus condamnés à de lourdes peines. Zeev Elkin, ministre de l’Environnement, également en charge de la très sensible question de Jérusalem dans le gouvernement de Benjamin Netanyahu, a rassemblé 72 signatures réclamant l’éviction de M. Ghattas. La loi israélienne prévoit qu’un tel vote peut être inscrit à l’ordre du jour si au moins 70 signatures sont rassemblées. Ce n’est jusqu’ici jamais arrivé. Le conseiller juridique du gouvernement a lui aussi réclamé que des poursuites soient engagées contre le député. Une requête « illégale » aux yeux d’Adala, ONG de défense des droits des Arabes israéliens, dans la mesure où n’a pas été accordé à M. Ghattas le délai légal pour répondre aux accusations qu’il réfute.

Pour autant, les députés arabes marquent parfois des points. Comme l’a fait la féministe Aïda Touma, qui est devenue la première femme, mais aussi la première Arabe, à présider une commission permanente à la Knesset : celle des femmes.

Majeda EL-BATSH/AFP

Publié dans Non classé | Commentaires fermés sur Être député arabe en Israël, un « défi permanent »

Critiquer Israël, est-ce de l’antisémitisme ?

                                           

 

 

On entend souvent dire : « dénoncer la politique israélienne, c’est être antisémite ». Le mot « antisémitisme » date du XIXe siècle et désigne la haine très ancienne des juifs, née en Europe dès le Moyen-Âge à cause de l’Église chrétienne, qui les accusait d’avoir tué Jésus-Christ. Elle a entraîné l’oppression des juifs dans toute l’Europe pendant près de deux mille ans, pour aboutir au génocide de six millions d’hommes, de femmes et d’enfants par les nazis durant la seconde guerre mondiale.

Traiter quelqu’un d’antisémite est donc une accusation très lourde. Comme les dirigeants d’Israël présentent eux–mêmes leur État comme un « État juif », critiquer Israël et critiquer les juifs, ce serait pareil. Mais « juif » et « Israélien », est-ce vraiment la même chose ? Non, loin de là. Depuis sa création en 1948, Israël n’a pas attiré la majorité des gens considérés comme juifs, qui restent citoyens d’autres pays.

Tous les juifs soutiennent-ils la politique israélienne ? Non. Même en Israël, il existe des opposants à la politique du gouvernement actuel, qui consiste à accélérer l’occupation des territoires palestiniens et empêcher la naissance d’un État palestinien. Dénoncer cette politique, ce n’est pas critiquer « les juifs », mais ceux qui dirigent aujourd’hui Israël, et qui sont très marqués à droite, voire à l’extrême droite. Ce sont eux qui affirment que dénoncer leur politique, c’est être antisémite, et que cela signifie qu’on souhaite la disparition de tous les juifs, en Israël ou ailleurs.

En réalité, Israël est un État, avec un gouvernement, et sa politique peut donc être examinée, appréciée, discutée, comme celle de n’importe quel autre État et de n’importe quel autre gouvernement dans le monde.

Pierre Prier            Journaliste

Orient XXI 

Publié dans Non classé | Commentaires fermés sur Critiquer Israël, est-ce de l’antisémitisme ?

Cisjordanie: des colons israéliens acceptent de quitter l’avant-poste d’Amona

 

media

Un colon israélien prie dans l’avant-poste d’Amona, en Cisjordanie, le 18 décembre 2016.

 

C’est l’organisation « La paix maintenant » qui le révèle. Les autorités israéliennes ont donné le feu vert à la construction de 98 nouveaux logements dans une colonie de peuplement du nord de la Cisjordanie et dans une zone industrielle israélienne près de la ville de Ramallah.

En fait, indique l’ONG, le nombre pourrait monter jusqu’à 300 logements. Yariv Oppenheimer est l’un des dirigeants de l’organisation : « Malgré ses déclarations en faveur de la paix lors des funérailles de Shimon Peres – Benyamin Netanyahu continue de promouvoir de nouvelles colonies dans le coeur de la Cisjordanie. C’est une nouvelle preuve que Netanyahu n’a pas l’intention de mettre en place une solution à deux Etats ».

Il s’agit en fait de reloger les habitants de l’avant poste d’Amona à proximité de la colonie d’Ofra où vit une cinquantaine de familles. La Cour suprême israélienne a ordonné l’évacuation, d’ici à fin 2016, de cette implantation construite dans les années 1990 sans autorisation sur des terres privées palestiniennes.

Le ministre de la Défense, Avigdor Liberman, avait assuré qu’il mettrait à exécution cet ordre de justice. « Nous sommes un pays de droit », a-t-il proclamé. Dans le passé, la destruction de quelques bâtiments provisoires d’Amona avait provoqué de violents incidents entre la police israélienne et les résidents de l’implantation.

Publié dans Rencontres, échanges | Commentaires fermés sur Cisjordanie: des colons israéliens acceptent de quitter l’avant-poste d’Amona

Manifestation contre le démantèlement d’une colonie israélienne de Cisjordanie occupée

.media

Vue de la colonie sauvage d’Amona, en Cisjordanie, non-reconnue par l’Etat hébreu

Des centaines de personnes ont manifesté mardi soir à Jérusalem contre le démantèlement prévu d’ici au 25 décembre de la colonie israélienne d’Amona en Cisjordanie occupée, a constaté un journaliste de l’AFP.

Environ 500 manifestants, en majorité des jeunes, dansaient et chantaient près de la résidence privée du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, l’appelant à empêcher le démantèlement ordonné par la Cour suprême israélienne d’Amona, colonie illégale au regard des lois israéliennes.

Une quarantaine de familles sont installées dans cette colonie établie près de Ramallah, sur une terre privée palestinienne. Amona est une colonie dite sauvage, donc illégale non seulement aux yeux de la communauté internationale mais aussi au regard des lois qu’Israël applique en Cisjordanie. La colonie d’Amona n’a pas été inclue dans le projet de loi voté la semaine dernière en première lecture et destiné à légaliser des logements construits en Cisjordanie sur des terres palestiniennes privées.

« Amona est un symbole », affirme Haïm Goldberg, un manifestant de 16 ans, vivant dans une colonie sauvage. « Renoncer à Amona c’est renoncer aux autres endroits et on ne pourra plus stopper le mouvement ». Le ministre de l’Education, Naftali Bennett, chef du parti nationaliste religieux Foyer juif qui s’opposait à l’évacuation des 40 familles d’Amona, serait parvenu à un compromis avec M. Netanyahu, selon les médias, pour reloger ces familles à quelques centaines de mètres de l’actuel emplacement de la colonie.

« Il faudrait remplacer les juges de la Cour suprême qui ont pris des décisions biaisées à gauche », accuse Israel Evenchen, un manifestant de 61 ans.

Près de 400.000 colons israéliens vivent déjà en Cisjordanie sous la protection de l’armée israélienne qui occupe le territoire palestinien. Ils mènent une coexistence souvent conflictuelle avec 2,6 millions de Palestiniens qui attendent toujours leur Etat indépendant dont la Cisjordanie serait l’une des composantes.

Pour la communauté internationale, toutes les colonies, c’est-à-dire les implantations civiles israéliennes sur des terres occupées, sont illégales.

L’Orient le Jour avec AFP, mercredi 14 décembre 2016

Publié dans Non classé | Commentaires fermés sur Manifestation contre le démantèlement d’une colonie israélienne de Cisjordanie occupée

Des nouvelles de « UN BATEAU DES FEMMES POUR GAZA »

Publié dans Rencontres, échanges | Commentaires fermés sur Des nouvelles de « UN BATEAU DES FEMMES POUR GAZA »

Le responsable de B’Tselem : Pourquoi je me suis exprimé à l’ONU contre l’occupation mercredi, 19 octobre 2016

JPEG - 32.6 ko
Handala

 

Hagai El-Ad est le directeur exécutif du groupe de défense des droits humains B’Tselem.

 

Il n’y a aucune chance que la société israélienne, de son bon vouloir et sans aucune aide, mette fin au    cauchemar. De trop nombreux mécanismes isolent la violence que nous mettons en œuvre pour contrôler les Palestiniens. Je me suis exprimé aux Nations Unies contre l’occupation parce que j’aspire à la qualité d’être humain. Et les êtres humains, lorsqu’ils sont responsables d’une injustice envers d’autres êtres humains, ont l’obligation morale de réagir. Je me suis exprimé aux Nations Unies contre l’occupation parce que je suis israélien. Je n’ai pas d’autre pays. Je n’ai pas d’autre citoyenneté ni d’autre avenir. J’ai grandi ici et y serai enterré. Je me soucie du destin de cet endroit, du destin de ses habitants et de son destin politique, qui est aussi le mien. Et, au vu de tous ces liens, l’occupation est un désastre. Je me suis exprimé aux Nations Unies contre l’occupation parce que les collègues de B’Tselem et moi-même, après tant d’années de travail, sommes arrivés à plusieurs conclusion. En voici une : la réalité ne changera pas si le monde n’intervient pas. Je soupçonne notre gouvernement, dans son arrogance, de savoir cela et, de ce fait, de s’occuper à répandre la peur d’une telle intervention. Une intervention du monde contre l’occupation est tout aussi légitime que n’importe quelle question de droits humains. Et ce d’autant plus qu’il s’agit d’un thème tel que notre pouvoir sur un autre peuple. Ce n’est pas un problème israélien interne, mais une question internationale, c’est flagrant. Voici une autre conclusion : il n’y a aucune chance que la société israélienne de son bon vouloir et sans aucune aide, mette fin au cauchemar. De trop nombreux mécanismes font un cas à part de la violence que nous mettons en œuvre pour contrôler les Palestiniens. Trop d’excuses se sont accumulées. Il y a eu trop de peurs et d’angoisse – des deux côtés – au cours des 50 dernières années. Au bout du compte, j’en suis sûr, Israéliens et Palestiniens mettront fin à l’occupation, mais pas sans l’aide du monde. Les Nations Unies, c’est beaucoup de choses. Beaucoup sont problématiques, certaines complètement insensées. Je ne les approuve pas. Mais les Nations Unies c’est aussi l’organisation qui nous a donné un État en 1947 et cette décision est la base de la légitimité internationale de notre pays, celui dont je suis citoyen. Et chaque jour de l’occupation nous fait non seulement croquer avec délice la Palestine, mais aussi détruire la légitimité de notre pays. Je ne comprends pas ce que le gouvernement veut que les Palestiniens fassent. Nous avons régi leurs vies depuis près de 50 ans, nous avons déchiqueté leur terre en petits morceaux. Nous exerçons un pouvoir militaire et bureaucratique avec grand succès et nous nous arrangeons parfaitement avec nous mêmes et avec le reste du monde. Qu’est ce que les Palestiniens sont supposés faire ? S’ils osent manifester, c’est du terrorisme populaire. S’ils appellent à des sanctions, c’est du terrorisme économique. S’ils utilisent des moyens légaux, c’est du terrorisme judiciaire. S’ils se tournent vers les Nations Unies, c’est du terrorisme diplomatique. Il s’avère que quoi que fasse un Palestinien à part se lever le matin et dire « merci patron, merci maître, c’est du terrorisme. Qu’attend le gouvernement, une lettre de reddition ou la disparition des Palestiniens ? Ils ne disparaîtront pas. Nous ne disparaîtrons pas non plus, ni ne nous tairons. Nous devons le répéter partout : l’occupation ne résulte pas d’un vote démocratique. Notre décision de contrôler leurs vies, pour autant que cela nous convienne, est une expression de violence et non de démocratie. Israël n’a pas de raison valable de continuer ainsi. Et le monde n’a pas de raison valable de continuer à nous traiter comme il l’a fait jusqu’à présent – que des mots et pas d’action. Je me suis exprimé au Conseil de Sécurité de l’ONU contre l’occupation parce que je suis optimiste, parce que je suis Israélien, parce que je suis né à Haïfa et que je vis à Jérusalem, et parce que je ne suis plus un jeune homme et que chaque jour de ma vie a été marqué par le contrôle que nous exerçons sur eux. Et parce qu’il est impossible de continuer ainsi. Nous ne devons pas continuer ainsi. Je me suis exprimé au Conseil de Sécurité de l’ONU contre l’occupation parce que j’aspire à la qualité d’être humain.

Publié dans Rencontres, échanges | Commentaires fermés sur Le responsable de B’Tselem : Pourquoi je me suis exprimé à l’ONU contre l’occupation mercredi, 19 octobre 2016